2017: democratic overview

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Democracy is a long, ongoing process that is far from linear... Belgium, Europe, Turkey, Russia... A model specific to each? What are the challenges of 2017, in the face of this “democratic fatigue”? 2017_analyse_2017_tour_d_horizon_democratiquetu.jpg

“ In 2017, let's speak up ". This is how Justice and Peace announced its wishes last January, in delicate reference to all the electoral issues which were announced for this year. As autumn approaches, an initial assessment can already be drawn up. While some elections hit the headlines daily, others seem to have benefited from less attention, sometimes even going completely under the media radar. The latter in fact mainly focused on the different “democratic perils” and others “identity withdrawals”. So what is it really? Do populations definitively reject democratic institutions? Are they tired of these mechanisms which bring very little change, election after election? Far from making a value judgment on partisan choices, it may seem interesting to take a brief look at the many electoral votes this year, as well as their processes themselves. Are we indeed witnessing “democratic fatigue”? A quick overview. Panel de déclinaisons « démocratiques »Un tel panorama ne peut évidemment se faire sans évoquer les cas français et américain, tant ceux-ci ont brillé par leurs lots de surprises, balayant les pronostics des commentateurs politiques les plus chevronnés. La question du « renouveau politique » fut omniprésente pendant les deux campagnes, délaissant les visages connus pour privilégier des candidats hors-normes. Les controverses diverses (népotisme, fuites d’email…) ont réussi à faire la différence et porter des outsiders au pouvoir présidentiel. Si ces polémiques ne sont pas marginales, on peut toutefois rester dubitatif quant au poids qu’ont pu prendre celles-ci par rapport aux nombreuses thématiques de fond, trop souvent écartées des débats publics. Ce désintérêt serait-il la cause ou la conséquence des taux d’abstentions remarquables constatés pour ces élections ? Se ferait-il au profit d’autres groupes politiques ?Mais la France et les États-Unis ne sont pas les seuls à vivre des changements importants. En Autriche, Italie, Hongrie, Pologne… On peut voir apparaître – à des échelles différentes – une normalisation des discours d’extrême droite et des politiques de plus en plus conservatrices. Dans un esprit nationalisant et réactionnaire, quelques dirigeants n’hésitent plus à stigmatiser des groupes sociaux bien ciblés : ONG, migrants, monde universitaire, monde de la presse. Alors que certains de ces pays contestent ouvertement les valeurs démocratiques de L’Union européenne, cette dernière s’est permis de réagir par la voie de ses trois institutions, notamment against Poland and Hungary [1]Le Soir, “The European vise is tightening on Poland and Hungary”, May 16, 2017.. L’élément réconfortant dans ces phénomènes de percée des discours populistes, ce sont également les nombreuses réactions citoyennes qui demeurent et s’organisent pour répondre à ces dérives gouvernementales.Lorsqu’on s’attarde sur des cas un peu plus éloignés, géographiquement et institutionnellement, ces réactions se font de moins en moins audibles. À titre d’exemple, la Turquie et la Russie enchaînent les scrutins, y compris en 2017, qui favorisent la concentration des pouvoirs tout en limitant progressivement la capacité de riposte de la part de l’opposition politique. S’il faut admettre que les relations internationales complexes de ces deux pays rendent leur politique intérieure moins sereine, l’asymétrie qui ressort de chaque période électorale However, surprises the most diligent observers [2]Ovipot, “The April 2017 referendum campaign in Istanbul: An urban visual struggle”, April 25, 2017.. Il serait incorrect de parler de pouvoir totalitaire car les libertés individuelles demeurent bien présentes dans ces pays ; même si celles-ci sont attaquées de façon récurrente. Le dialogue avec la société civile et l’opposition est soit conflictuel, soit rompu. Les partis majoritaires qui y règnent reposent tous deux sur des leaders charismatiques forts, privilégiant un pouvoir exécutif sans entrave. Le pluralisme politique s’en trouve évidemment fort amoindri, et la séparation des pouvoirs… chimérique. L’élection en tant que telle n’est donc qu’une facette de la démocratie telle que nous la considérons. C’est un élément nécessaire, mais non suffisant, qui va de pair avec la liberté médiatique, d’association et d’éducation.Nous pouvons également nous attarder sur ces pays qui attendent toujours leur tour électoral. À l’heure d’écrire ces lignes, le Venezuela est paralysé par un mouvement de contestation sans précédent, refusant the establishment of a “puppet” parliament [3]France 24, “Venezuela responds to the American “threat” with military maneuvers”, August 26, 2017. . The DR. Congo is set ablaze by the absence of a vote, yet initially planned for 2016 [4]Justice and Peace, “Elections in the DRC: vigilance is required”, May 2017.. In Kenya, the re-election of the current President led to numerous mobilizations which are repressed in the blood [5]The Carter Center, “Carter Center Urges Kenyan Election Commission to Finalize Posting of Results,” August 17, 2017. … Bref, la liste est longue des États qui s’affranchissent encore des contraintes de la représentativité.Et pourtant, malgré ces nombreux écueils, le bon virus de la démocratie semble poursuivre sa propagation ! En Iran, c’est l’espoir et l’ouverture qui prédomine, avec un soutien confirmé à Hassan Rohani en mai 2017. En Colombie, c’est l’ancien groupe militaire des FARC qui s’est transformé et en parti politique et s’apprête à go to the polls in 2018 [6]Justice and Peace, “After the referendum, what challenges for peace in Colombia? », December 2016. . So many examples which show that – if the road is long – political courage can pay off and offer real progress for local populations. Et chez nous ?En Belgique, la question de la démocratie bat son plein, même en dehors de périodes de scrutin. Ce sont évidemment les différents scandales et les crises successives qui alimentent aujourd’hui une contestation populaire. Des scandales tels que ceux du Kazakhgate, de Publifin, du Samusocial… sont autant de piqures de rappel qui maintiennent les citoyens alertes, mais qui poussent également ceux-ci à délaisser les schémas politiques coutumiers. Les sondages nationaux relaient désormais un renversement inédit par rapport aux dernières décennies, relegating traditional parties to very uncomfortable positions [7]Le Vif, “The PTB first party in Wallonia in a poll”, July 1, 2017.. Si l’image du monde politique belge est indéniablement affectée par l’actualité, il faut bien sûr rester prudent à l’égard des pronostics électoraux, nos prochaines élections ne se tenant qu’en octobre 2018.Cette « fatigue démocratique » pourrait finalement constituer un tremplin pour reconsidérer la « chose politique » dans son ensemble. Il est vrai que certains préfèrent jeter l’opprobre sur l’entièreté de la classe politique, ou se cherchent un « Macron belge » dans l’espoir de vivifier leur actualité politique. Mais d’autres, par contre, précisent leurs préoccupations en matières de gouvernance, de salaires publics, de transparence,… L’opportunité est réelle pour réfléchir aux structures mêmes et aux institutions qui sous-tendent notre monde politique. Un modèle clef sur porte ?Après ce bref tour – bien entendu non exhaustif – de différents enjeux démocratiques de l’année 2017, il est tentant de questionner à nouveau l’affirmation selon laquelle nos sociétés s’orientent toujours plus vers un rejet massif de la « chose politique ». S’il est clair qu’un long travail restera toujours à faire, nous pourrions finalement (avec un brin d’humour) nous féliciter de ces nombreux scandales qui alimentent la vie politique belge. La dénonciation et la condamnation qu’ils suscitent témoignent de la vigueur avec laquelle la population souhaite désormais aller plus loin dans la représentation démocratique. Le débat est vif et il faut tout faire pour qu’il ne s’encloisonne pas au sein de différents petits groupes restreints. Il semble aujourd’hui nécessaire de proposer des réflexions profondes sur nos modes de scrutin et de représentation. La démocratie, nous le voyons, est un exercice de longue haleine qui mérite qu’on s’y attarde.À l’échelle internationale, une veille politique est également importante. Notre modèle démocratique is obviously not transposable with the wave of a magic wand [8]Iris, “Exporting democracy? », spring 2009., but our attention gives strength to those who claim it on the spot. Democracy is therefore only a continuum on which each country places its cursor, depending on its history and its geopolitical environment. Belgium and the European Union can play a role thanks to the weight of their views and their various international commitments. It's up to us to take advantage of it, not to desert the political field but, on the contrary, to reinvest it at all levels. Timur Uluç.

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Notes

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↑1Le Soir, “The European vise is tightening on Poland and Hungary”, May 16, 2017.
↑2Ovipot, “The April 2017 referendum campaign in Istanbul: An urban visual struggle”, April 25, 2017.
↑3France 24, “Venezuela responds to the American “threat” with military maneuvers”, August 26, 2017.
↑4Justice and Peace, “Elections in the DRC: vigilance is required”, May 2017.
↑5The Carter Center, “Carter Center Urges Kenyan Election Commission to Finalize Posting of Results,” August 17, 2017.
↑6Justice and Peace, “After the referendum, what challenges for peace in Colombia? », December 2016.
↑7Le Vif, “The PTB first party in Wallonia in a poll”, July 1, 2017.
↑8Iris, “Exporting democracy? », spring 2009.
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