Colombia has been experiencing internal conflict for almost 50 years. It opposes the guerrilla movement of the Revolutionary Armed Forces of Colombia (FARC), of Marxist inspiration, to the central government. Despite the lasting distrust, a peace process is nevertheless underway, and could soon see the protagonists reach an agreement. Hosted by Cuba, the talks are already producing convincing results, but there is still a long way to go before achieving reconciliation.
Retour sur un des plus vieux conflits de la planète et sur les défis qui se posent déjà pour l’après-conflit…Depuis quelques semaines, La Havane accueille le dialogue de paix entre une guérilla fatiguée mais toujours active, et un gouvernement désireux d’en finir avec un conflit qui mine son image sur la scène internationale. La Norvège et Cuba sont les deux médiateurs principaux, alors que le Vénézuéla et le Chili accompagnent le processus. Ces pays portent ainsi la lourde responsabilité de la réussite de ces discussions, qui réunissent cinq représentants de chaque camp depuis le mois de novembre 2012.Le 19 mars 2013, la septième ronde de négociations s’est clôturée avec déjà un premier succès partiel engrangé. Le chapitre sur l’accès et l’usage de la terre, thème hautement sensible qui, selon les protagonistes est à l’origine du conflit interne, est en passe d’être bouclé et pourrait bien faire l’objet d’un accord lors de la prochaine rencontre.Dans ce pays, la concentration des terres est alarmante. Selon les Nations Unies, il s’agit de l’un des pays les plus inégalitaires en termes de distribution des terres : 52 % des terres agricoles sont aux mains d’à peine 1% de la population [1] The “Gini” index of rural property concentration in Colombia is 0.85, while the maximum rate of inequality is set at 1.. These large landowners have always blocked any large-scale agrarian reform thanks to their control of power. In addition, this situation has been compounded by the grabbing of 6.6 million hectares of land over the last 20 years by various organizations (drug traffickers, paramilitaries, large landowners and other criminal gangs). There are millions of farmers, including the 5 million displaced during the internal conflict, who are waiting for justice to be done.


