La Commission Justice et Paix Belgique francophone

Justice et Paix construit un monde en paix, plus juste et moins violent. Notre action se centre sur la promotion des droits humains et de la justice, en tant que facteurs d’une paix et d’un développement durables. La prévention et la gestion des situations de conflit et d’après conflit se trouvent au cœur de notre travail.

Valeurs

L’analyse de Justice et Paix trouve son origine dans les réalités sociales vécues chaque jour par des populations des pays du Nord et du Sud. Elle se fonde sur une étude des conflits et des enjeux internationaux, menée en collaboration étroite avec des acteurs locaux.

Le modèle conflictuel et concurrentiel inhérent à la croissance capitaliste cause des inégalités et des injustices qui provoquent des violences économiques, sociales, politiques, alimentaires, écologiques, culturelles et autres et sont la cause de conflits, spécialement dans le Sud.

Ce que nous proposons est une société basée sur un modèle de coopération, seul capable de créer les conditions pour une transition juste vers un monde où les relations entre les différentes parties de la planète sont rééquilibrées. Notre organisation prône la justice sociale et climatique, la défense des droits de l’Homme et la protection de l’environnement. Nous œuvrons donc à l’émergence d’un développement durable accessible à tous, basé sur les valeurs de paix, de justice et de coopération entre les peuples.

Missions

Justice et Paix a pour mission de conscientiser citoyens et décideurs sur les situations de conflits et les encourager à être acteur de paix et de justice ici et ailleurs. L’objet de son travail est de développer une prise de conscience et une connaissance critique des réalités de la société. Elle oriente son action vers le grand public, les enseignants, le milieu associatif, notamment issu des diasporas, et des responsables politiques et économiques.

Elle mène ainsi un travail d’étude ainsi que d’éducation et d’action sur les questions de la justice, de prévention des conflits, de construction de la paix, de droits humains et de développement des peuples.

Afin de susciter l’action individuelle et collective des citoyens pour la promotion de la paix et de la justice dans le monde, elle cherche à renforcer, notamment au travers de démarches pédagogiques :

  • leurs capacités d’analyse critique des réalités de la société ;
  • leur prise de conscience sur leurs responsabilités face aux enjeux de la paix et de la justice au niveau global ;
  • leur mobilisation et participation effectives en tant qu’acteurs de la société.

Stratégie :

Justice et Paix développe des analyses et des méthodologies de travail, notamment en éducation permanente et éducation au développement, sur les questions internationales et la résolution des conflits. Ceci implique de réunir les acteurs, d’inventorier les solutions existantes et de les systématiser. Sur cette base, nous mettons en place des animations et des formations vers les enseignants et le milieu associatif ainsi qu’une communication ciblée à destination des décideurs politiques et économiques.

Justice et Paix travaille sur plusieurs types de conflits :

  • conflits sociaux ou armés ;
  • conflits impliquant une atteinte aux Droits humains (c’est-à-dire économiques, sociaux, politiques et environnementaux). Justice et Paix porte une attention particulière aux pays dit les plus pauvres ou fragiles dont les populations sont les premières victimes des violences. Mais l’association travaille également sur les pays à revenus intermédiaires car les disparités sociales et économiques y sont également importantes ;
  • conflits actuels et passés : l’analyse des mécanismes qui ont entraîné la guerre permet de développer un volet prévention des conflits ;
  • certains conflits liés aux intérêts géo-politiques et géo-stratégiques mondiaux : la manière dont se construisent les relations internationales peut avoir des conséquences négatives pour les Droits humains.

Publics

Justice et Paix s’adresse aux publics suivants :

  • Les acteurs éducatifs : Justice et Paix se concentre sur, d’une part, les associations d’éducation permanente et d’autre part, les acteurs de l’enseignement secondaire francophone (professeurs, futurs professeurs et équipes éducatives d’établissements du secondaire francophone) et les élèves du supérieur (Universités et Hautes Écoles).
  • Les acteurs privés : travailleurs du secteur privé participant aux processus décisionnels opérationnels et/ou stratégiques au sein de leur entreprise.
  • Les décideurs politiques (fonctionnaires des administrations, parlementaires, aux niveaux belge et européen).
  • Les citoyens francophones belges, acteurs, à travers ses choix politiques et de consommation, de la construction des relations Nord-Sud.

Histoire

En 1967, répondant au désir exprimé par quelque 2300 évêques du monde rassemblés au Concile Vatican II, le pape Paul VI crée la Commission pontificale Justitia et Pax. Cet organisme est chargé d’inciter la communauté catholique à promouvoir l’essor des régions pauvres et la justice sociale entre les nations. À sa suite, des commissions Justice et Paix locales (diocésaines) et nationales se constituent dans le monde.

La Belgique est un des tout premiers pays à créer, dès 1967, une commission Justitia et Pax nationale. C’est une initiative de la conférence des évêques, mais une de ses particularités – toujours présente – est qu’elle est présidée par un laïc.

Par ses travaux d’étude et de réflexion comme par ses activités de formation, la Commission Justice et Paix touche très vite en Belgique un public bien plus large que le milieu proprement chrétien et noue des liens avec des partenaires tant en Europe que dans le reste du monde, en particulier en Afrique et en Amérique latine.

La Commission Justice et paix est constituée en ASBL le 29 juin 1978. En 1979, la commission nationale laisse place à deux commissions régionales, l’une flamande (Rechtvaardigheid en Vrede) et l’autre francophone (Justice et Paix).

Justice et Paix est reconnue depuis le 1er juillet 1982 par la Communauté française (aujourd’hui Fédération Wallonie-Bruxelles ou FWB) comme association d’éducation permanente et depuis le 25 novembre 1997 comme Organisation Non Gouvernementale (ONG) d’éducation au développement par la Direction Générale de la Coopération au développement et Aide humanitaire belge (DGD).

Chartes et statuts

Justice et Paix s’efforce en permanence à atteindre une meilleure qualité de fonctionnement et à travailler en adéquation avec les valeurs et la vision qu’elle prône. Elle cherche ainsi à promouvoir la co-responsabilité, la participation et la transparence. C’est pourquoi notamment elle a adopté une charte éthique et écologique et une charte sur l’intégration de la dimension du genre, et qu’elle a développé un carnet du volontaire.

En tant qu’ASBL, le fonctionnement des instances décisionnelles de Justice et Paix est prévu dans ses statuts. L’organigramme de Justice et Paix comprend 5 niveaux institutionnels avec chacun ses prérogatives, dans une dynamique de relations participatives : l’Assemblée générale (composée de représentants des secteurs de l’éducation au développement, de l’éducation permanente et d’organisations chrétiennes), le Conseil d’administration, le Bureau, le secrétariat général, et l’équipe des permanents. Les groupes de travail thématiques et géographiques ainsi que les Commissions régionales sont composés de volontaires qui dédient une partie de leur temps à la mission de Justice et Paix. L’association bénéficie aussi de l’appui de volontaires administratifs actifs au sein du Pôle administratif et financier.

Composition du Conseil d’administration :

  • Arnaud Gorgemans (Président) :
  • Jean-Claude Brau
  • Anne Brisbois
  • Julien Bunckens
  • Laurent Capart
  • Nadia Cornejo
  • Michel Lambotte
  • Vincent Marchand
  • Nicole Tinant

partager par email