Land conflicts: the evil that plagues Congolese lands

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When we talk about the DRC, we often hear about the deadly conflicts taking place in certain regions, notably Kasai or the Kivus. The land issue plays an important role in the cohesion and social peace of the country, but what is a land conflict? Can we equate all land-related problems with ethnic disputes, or would that be a simplistic shortcut? 2017_analyseconflitfroncier.jpg

Nowadays, when we talk about the Democratic Republic of Congo (DRC), we often hear about the democratic problem as well as the deadly conflicts taking place in certain regions, notably Kasai or the Kivus. Newspapers often explain this violence by referring to ethnic and land conflicts which have been the daily life of Congolese people for decades. [1]For example, see “ DRC: the army regains control of a strategic locality in the East, 7 dead », July 16, 2017.. The land issue indeed plays an important role in the cohesion and social peace of the country, but what is a land conflict? Can we assimilate all problems linked to land to ethnic disputes, or would this be using a simplistic shortcut which would obscure a much more complex land problem situation in the DRC? Couldn't the international community help resolve such a complex problem with which the Congolese authorities are having so much difficulty? Conflit foncier, de quoi parle-t-on exactement ?Nous allons beaucoup parler de « foncier » dans cet article mais de quoi s’agit-il ? À notre sens, les conflits fonciers sont tous les conflits qui sont liés à des parcelles de terre – son sol et son sous-sol – et qui impliquent au moins deux parties ayant des revendications opposées sur ces parcelles. En RDC, ce type de conflit est apparu en abondance depuis des dizaines d’années. L’idée généralement sous-jacente à l’apparition en masse de conflits fonciers, telle qu’en RDC, est que la terre est devenue une marchandise soumise à une forte compétition pour son accès et son exploitation. Les raisons en sont la raréfaction de la terre, la présence de ressources naturelles fort demandées, et la pression démographique croissante [2]SEVERIN MUGANGU MATABARO, “The land crisis in the east of the DRC”, Annuaire L'Afrique des Grands Lacs, 2007-2008, p. 385..Dans le cas de la RDC, une telle approche, quoi que partiellement correcte, ne suffit certainement pas à épuiser entièrement la question foncière. Force est de constater que lorsqu’on s’y intéresse un tant soit peu, la problématique foncière en RDC révèle une diversité de situations impressionnante qui soulève différentes questions : qui sont les acteurs de ces conflits fonciers ? quels sont les causes et facteurs qui les sous-tendent ? Et finalement, quelles en sont les conséquences et pour quelles raisons devrions-nous nous sentir concernés ?Nous allons nous intéresser à toutes ces questions à travers un cas précis, à savoir les conflits fonciers dans le territoire de Fizi qui se situe au sud de la province du Sud-Kivu. On y rapporte que plus de 75% des affaires devant les tribunaux concernent des conflits fonciers [3]SHAMAVU HAMIBANGA DESIRE, Study on the principles, criteria, and indicators for taking into account public participation in decisions likely to have an impact on… Continue reading. Through this concrete case we will highlight the complexity of land conflicts in the DRC. However, we also believe that there is a structural problem with the framework and that avenues of action exist, particularly with regard to Belgium's role in cooperation and development aid for the Congo. Fizi and its recurring land conflicts [4]The data concerning this case study were mainly taken from a recent survey carried out in the field by the NGO Search for Common Ground. See Search for Common Ground, … Continue reading The locality of Fizi is not immune to the land problem in the DRC. In a survey it carried out, the NGO Search for Common Ground identified different causes of land conflicts in this territory. She notes in particular the conflicts linked to access to resources and their exploitation but also land conflicts between breeders and farmers. These conflicts between farmers and herders represent a threat to the peace and security of the local populations of Fizi. The NGO also feared that these conflicts would ignite the locality. Unfortunately, this was the case as, later in the year, violence broke out in Fizi territory, forcing more than 80,000 Congolese to relocate. [5]“ Eastern DRC: 80,000 displaced in six days of fighting in Fizi », July 12, 2017.. We will focus on the issue of conflicts between farmers and herders in Fizi, this type of land conflict being one of the most frequent in the DRC. [6]GILLIAN MATHYS and KOEN VLASSENROOT, “Not just a question of land”: Land disputes and conflicts in eastern Congo, Rift Valley Institute, October 2016, p..Chaque année, à la même période, les éleveurs reviennent dans la localité de Fizi pour faire paître leurs bêtes. À cette fin, ils contractent des accords avec les pouvoirs locaux ; moyennant redevance, ils peuvent occuper certaines parties du territoire. Cependant, les agriculteurs dénoncent des accords abusifs qui ne tiennent pas compte de leurs champs. De plus, les éleveurs transgressent bien souvent les termes des accords, empiétant sur les cultures des agriculteurs. Les agriculteurs accusent aussi les pouvoirs locaux, coutumiers ou non, ainsi que certaines instances politico-administratives supérieures, de complicité avec les éleveurs.L’antagonisme agriculteurs v.s éleveurs révèle de manière sous-jacente l’opposition entre pauvres et riches, les agriculteurs étant les paysans et les éleveurs étant les élites militaires, politiques et économiques. Ces élites sont aussi souvent assimilées aux grands concessionnaires de terres. On parle de grands concessionnaires de terres en comparaison aux paysans qui pratiquent l’agriculture à petite échelle [7]Ibid., pp. 2 and 4..Ces litiges fonciers peuvent très vite se dégrader à partir du moment où les agriculteurs décident de se pourvoir d’armes blanches pour se faire justice à eux-mêmes. Il arrive même que les paysans se regroupent et forment des milices d’autodéfense pour protéger leurs terres [8]Self-defense militias are armed groups formed by local populations who intend to protect their common interests against those who threaten them.. Ranchers, in response to this threat, hire guards who are equipped with firearms. In certain cases the regular army must intervene to prevent clashes and an increase in violence between farmers and breeders. We therefore see here that land conflicts can indeed be precursors of much more violent conflicts. [9]GILLIAN MATHYS and KOEN VLASSENROOT, op cit., p. 1..Ces conflits fonciers, en plus d’augmenter l’insécurité, accentuent aussi les phénomènes de paupérisation de la population rurale et d’insécurité alimentaire. Premièrement, ce sont souvent les agriculteurs, et donc paysans, qui sont délestés de leurs terres. Généralement, le bétail va manger et dévaster les cultures des agriculteurs. Dans certains cas, ces derniers n’auront plus accès aux terres arables pour faire pousser leurs cultures. Par conséquent, tout ceci engendre la perte de leur source principale de revenus et ne leur permet plus de sustenter leurs familles [10]Ibid., p. 4.. Que font les autorités locales et étatiques ?Dans ces conflits fonciers, l’implication de diverses autorités, toutes prétendant être compétentes en matière de gestion foncière, a souvent pour conséquence de déboucher sur un deuxième conflit – de pouvoir cette fois-ci – entre ces autorités. D’une part, il y a les chefs coutumiers qui sont considérés comme compétents en matière de gestion foncière, en vertu des pratiques coutumières. D’autre part, il y a les services fonciers, centralisés ou provinciaux, qui possèdent la compétence foncière en vertu de la loi congolaise [11]BRUNEAU JEAN-CLAUDE, “Land issues at risk in Congo (DRC): theoretical context and deviant practices”, in Bulletin of the Association of French Geographers¸ 89th Ed., 2012-2013, p. … Continue reading. This power conflict is therefore caused by the existence of multiple land tenure regimes – legal regimes and customary regimes – which overlap and create inconsistencies. The absence of a single and harmonized land tenure system is considered one of the main factors favoring the emergence of land disputes [12]AN ANSOMS, KLARA CLAESSENS and EMERY MUDINGA, “Land grabbing by elites in Kahele territory, DRC”, in Africa of the Great Lakes, Yearbook 2011-2012, pp. 208-209.. Indeed, despite the adoption of the land law of 1973 [13]Law No. 73-021 of July 20, 1973 on the general property regime, land and real estate regime and security regime as amended and supplemented by Law No. 80-08 of July 18, 1980. which does not formally designate them, the customary chiefs continued to ensure the land management of their territory according to customary practices. From then on, they entered into competition with the various administrative authorities of the State legally responsible for land management [14]An Ansoms, Klara Claessens and Emery Mudinga, op cit., p. 207. .Ce conflit entre les autorités de gestion des terres a pour effet de faire naître ou d’envenimer les conflits fonciers. En effet, seules les élites congolaises connaissent et maîtrisent la loi foncière congolaise. Les paysans n’ayant pas accès à la loi, ils ne sont pas capables de suivre le circuit officiel mis en place par le régime légal et vont donc s’en référer plutôt aux autorités coutumières [15]Séverin Mugangu Matabaro, op cit., p. 386.. However, from a legal point of view, it is the titles obtained in due form from state services which will predominate and the losers – the peasants – will be forced to leave their ancestral lands. [16]Ibid., p. 387..Le manque d’accès des paysans aux régimes fonciers légaux est expliqué par différents facteurs. Il y a tout d’abord le manque d’efficacité des procédures administratives et judiciaires. Ces procédures durant longtemps et étant très onéreuses, les paysans ne peuvent pas dans les faits se permettre de les suivre. Ensuite, les élites sont aussi favorisées parce qu’elles connaissant les différents mécanismes là où les paysans n’ont aucune connaissance des procédures et de leur déroulement, ce qui traduit un certain manque de vulgarisation de la loi foncière. Finalement, les autorités étatiques sont souvent corrompues et pratiquent le clientélisme, favorisant certaines parties de manière totalement arbitraire [17]Gillian Mathys and Koen Vlassenroot, op cit., pp. 1-3..« Le clientélisme est un rapport entre des individus de statuts économiques et sociaux inégaux (le « patron » et ses « clients »), reposant sur des échanges réciproques de biens et de services et s’établissant sur la base d’un lien personnel habituellement perçu dans les termes de l’obligation morale », JEAN-LOUIS BRIQUET, « Clientélisme », Encyclopædia Universalis, accessed August 28, 2017. Société civile et médiation : mode alternatif de résolution des conflits ?Les modes de résolution des conflits fonciers sont généralement similaires dans toutes les provinces de la RDC. Les parties au conflit peuvent faire appel soit aux autorités étatiques, administratives ou judiciaires, soit aux autorités coutumières pour régler leur conflit et décider qui possède des prétentions légitimes. Cependant, nous avons vu que ces instances sont généralement peu fiables car partiales et agissant sur la base de pratiques clientélistes [18]Ibid., p. 3.. De plus, les paysans, n’ayant souvent pas les moyens de faire appel à ces méthodes de résolution des conflits et se sentant trahis par les autorités, utilisent aussi la violence pour appuyer leurs prétentions, par exemple au travers des milices d’autodéfense.Dans ce cadre-là, la médiation et l’arbitrage par des tierces parties ont fait leur apparition comme des modes alternatifs de résolution pacifique des conflits fonciers. Ces tierces parties qui vont jouer le rôle de médiateur ou d’arbitre peuvent être de nature étatique ou non-étatique [19]Arnold Nyaluma Mulagano and Joyeux Mushekuru Mugeni, The conciliation chambers in the territory of Fizi: Between citizen justice and illegal practices, April 2016, RCN Justice and Democracy, … Continue reading. These methods are notably the prerogative of civil society. NGOs, often playing the role of mediator, are there to bridge the gap between the different parties to the conflict and try to get them to find a compromise. This tool – mediation – is widely used in the DRC and particularly in South Kivu and Fizi where conciliation chambers have appeared. [20]Ibid., p. 7.. However, mediation players are sometimes criticized for problems of transparency and/or standards used. Some also denigrate the fragmentation of this method, each local body putting its own system in place, sometimes even going so far as to impose this system in certain localities, thus leading to overflows. [21]Ibid., pp. 13-18.. However, given the diversity of situations, it seems important to us that mediation processes are adapted to concrete cases. If mediation has proven that it can be effective between ordinary individuals, it will on the other hand be relatively ineffective when one of the parties involved belongs to the powerful Congolese elites. [22]Gillian Mathys and Koen Vlassenroot, op cit., p. 4. . In view of the criticism surrounding mediation, we believe that this alternative method of conflict resolution is a real plus but would benefit from being somewhat institutionalized. [23]ARNOLD NYALUMA MULAGANO and JOYEUX MUSHEKURU MUGENI, op cit., pp. 23-24.. In particular, it should certainly be part of discussions concerning land reform in the DRC. La réforme foncière en RDC, une chimère ?Le projet de réforme foncière au niveau national a été lancé en 2012, avec la création subséquente de la Commission nationale de la réforme foncière (CONAREF). Cependant, depuis lors, la situation n’a pas changé. Aucune action concrète ou modification législative n’a été adoptée par l’État depuis l’annonce de la réforme [24]Ibid., p. 7.. Despite everything, in August 2017, the Congolese state again held conferences between the different actors in the land issue in the DRC to move forward his reform project .À nos yeux, la poursuite d’un tel projet implique cependant qu’un certain nombre de questions soient posées : quels sont les guidelines qu’une telle réforme devrait suivre pour pouvoir être effectivement adoptée et mise en œuvre ? Comment impliquer tous les acteurs concernés par la problématique foncière dans le processus de réforme ? Comment être sûrs que les acteurs avec un moindre poids seront bien écoutés et pris en compte ? Les paysans auront-ils plus facilement accès au régime foncier ou, en d’autres termes, sera-t-il vulgarisé pour eux ? Une certaine transparence sera-t-elle affichée par les autorités étatiques ? Quel rôle la société civile – nationale et internationale – peut-elle jouer ? Quels rôles peuvent jouer nos gouvernements – belge et européens – pour aider le développement de la RDC par rapport à sa problématique foncière ? Soutenir la réforme congolaise du foncier, une action plus que faisable et envisageable !Au regard des conséquences d’appauvrissement de la population et d’insécurité alimentaire, la question de la réforme foncière revêt un aspect crucial pour la situation socio-économique de la RDC. En effet, la mise en place d’un régime et d’une politique foncière juste et équitable permettrait de rendre plus efficace l’aménagement du territoire, de réduire les inégalités sociales et d’améliorer la situation économique des petits ménages à travers une maximisation de la production [25]SHAMAVU HAMIBANGA DESIRE, op cit., p. 16.. However, we have noticed that the land issue in the DRC is not so simple to resolve. There is a real plurality of causes, actors and factors which results in a diversity of situations. However, we have also demonstrated that certain elements are in fact common to all land conflicts in that they are structural and occur at a more state level. From there, a global approach could help resolve or, at the very least, alleviate the mass of land conflicts in Congo. However, local realities should also be taken into account [26]GILLIAN MATHYS and KOEN VLASSENROOT, op cit., p. 7..Une telle approche est déjà prônée par la société civile et a été lancée par l’état congolais. Il s’agit de la réforme nationale du régime foncier en RDC. Cependant, des standards et des lignes de conduite doivent être imposés et suivis si on veut qu’une telle réforme puisse être efficace. Malheureusement, il semblerait que ce projet de réforme piétine. De ce constat d’échec de la réforme foncière et de la problématique foncière en général, nous sommes obligés d’aborder un autre problème plus latent en RDC qui est le manque de transparence et de bonne gouvernance [27]BRUNEAU JEAN-CLAUDE, op cit., p. 484..Dans ce contexte, la Belgique, en tant que soutien au développement, peut aider en accompagnant la RDC dans son projet de réforme et en encourageant ses élites politiques à mettre réellement en œuvre cette réforme dans un esprit de transparence et de bonne gouvernance. Lorsqu’on analyse la problématique foncière en RDC, il s’agit principalement de concilier diversité et unité, à savoir les différentes réalités locales à travers un cadre institutionnel commun. Une augmentation de la décentralisation du pouvoir dans la gouvernance foncière serait une piste intéressante à creuser à ce niveau-là [28]Shamavu Hamibanga Désiré, op cit., p. 18; Séverin Mugangu Matabaro, op cit., pp. 409-411.. Our Belgian company could provide advice on the continuation of negotiations and the search for a compromise that would suit all the players involved in the land issue. After all, don’t we say that the Belgians are the kings of compromise? It should also be added that Belgium, like other European countries, can have a major role to play with regard to national or international companies and development finance institutions that invest in the DRC. As citizens, we can push the Belgian state to demand more transparency and impose greater social responsibility on these foreign investors. [29]Rights and Resources Initiative, Land Tenure and Investments in Africa, Synthesis Report, 2016.. Finally, on the basic democratic problem, we believe that Belgium can and must, through diplomatic channels, encourage the Congolese authorities to organize democratic elections. Guillaume De Smet, intern at the Justice and Peace Commission.

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Notes

Notes
↑1For example, see “ DRC: the army regains control of a strategic locality in the East, 7 dead », July 16, 2017.
↑2SEVERIN MUGANGU MATABARO, “The land crisis in the east of the DRC”, Annuaire L'Afrique des Grands Lacs, 2007-2008, p. 385.
↑3SHAMAVU HAMIBANGA DESIRE, Study on the principles, criteria, and indicators for taking into account public participation in decisions likely to have an impact on local land rights in South Kivu, Groupe Jérémie, p. 14.
↑4The data concerning this case study were mainly taken from a recent survey carried out in the field by the NGO Search for Common Ground. See Search for Common Ground, Alternative responses for communities in crisis, conflict scan post intervention, Fizi Territory, January 2017.
↑5“ Eastern DRC: 80,000 displaced in six days of fighting in Fizi », July 12, 2017.
↑6GILLIAN MATHYS and KOEN VLASSENROOT, “Not just a question of land”: Land disputes and conflicts in eastern Congo, Rift Valley Institute, October 2016, p.
↑7Ibid., pp. 2 and 4.
↑8Self-defense militias are armed groups formed by local populations who intend to protect their common interests against those who threaten them.
↑9GILLIAN MATHYS and KOEN VLASSENROOT, op cit., p. 1.
↑10Ibid., p. 4.
↑11BRUNEAU JEAN-CLAUDE, “Land issues at risk in Congo (DRC): theoretical context and deviant practices”, in Bulletin of the Association of French Geographers¸ 89th Ed., 2012-2013, p. 475.
↑12AN ANSOMS, KLARA CLAESSENS and EMERY MUDINGA, “Land grabbing by elites in Kahele territory, DRC”, in Africa of the Great Lakes, Yearbook 2011-2012, pp. 208-209.
↑13Law No. 73-021 of July 20, 1973 on the general property regime, land and real estate regime and security regime as amended and supplemented by Law No. 80-08 of July 18, 1980.
↑14An Ansoms, Klara Claessens and Emery Mudinga, op cit., p. 207.
↑15Séverin Mugangu Matabaro, op cit., p. 386.
↑16Ibid., p. 387.
↑17Gillian Mathys and Koen Vlassenroot, op cit., pp. 1-3.
↑18Ibid., p. 3.
↑19Arnold Nyaluma Mulagano and Joyeux Mushekuru Mugeni, The conciliation chambers in the territory of Fizi: Between citizen justice and illegal practices, April 2016, RCN Justice et Démocratie, pp. 7-8.
↑20Ibid., p. 7.
↑21Ibid., pp. 13-18.
↑22Gillian Mathys and Koen Vlassenroot, op cit., p. 4.
↑23ARNOLD NYALUMA MULAGANO and JOYEUX MUSHEKURU MUGENI, op cit., pp. 23-24.
↑24Ibid., p. 7.
↑25SHAMAVU HAMIBANGA DESIRE, op cit., p. 16.
↑26GILLIAN MATHYS and KOEN VLASSENROOT, op cit., p. 7.
↑27BRUNEAU JEAN-CLAUDE, op cit., p. 484.
↑28Shamavu Hamibanga Désiré, op cit., p. 18; Séverin Mugangu Matabaro, op cit., pp. 409-411.
↑29Rights and Resources Initiative, Land Tenure and Investments in Africa, Synthesis Report, 2016.
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