Democracy in sub-Saharan Africa: overcoming Western certainties

Actualité politique dérangeante dans les pays d’Afrique subsaharienne. Tension existante entre la volonté des présidents de maintenir leur pouvoir et la frustration des populations locales. Quel rôle la Belgique doit-elle jouer face à cette situation complexe? Au regard de leur expérience délicate de l’alternance démocratique, le modèle occidentale est-il réellement exportable dans les états d’Afrique subsaharienne?
Description

Une actualité politique dérangeante semble aujourd’hui partagée par un grand nombre de pays d’Afrique subsaharienne : la volonté de leurs présidents de se maintenir à tout prix au pouvoir. La frustration des populations locales, qui attendent une amélioration de leurs conditions de vie et un respect de leurs libertés fondamentales, est en conséquence également un de leurs points communs.

Face à cette frustration exprimée de façon croissante un peu partout en Afrique et qui ne peut nous laisser indifférents ici, en Belgique et en Europe, que peut-on faire ? D’abord, avoir un positionnement très clair : dire « non » aux contournements de la loi et aux violations des droits de l’Homme. Et si ce « non », pour être entendu, nécessite d’être accompagné de coupures ou, idéalement, de réaffectation des appuis budgétaires aux pays concernés, la Communauté internationale doit y consentir. Il ne s’agit pas de se positionner en donneur de leçons, mais d’assumer l’universalité des droits humains et de l’État de droit.

Puis, au-delà du court terme et des soubresauts politiques, cette situation complexe nous invite à réfléchir au(x) projet(s) de société(s) que nous valorisons et que la société civile africaine souhaite mettre en œuvre. Force est de constater que le principe d’alternance démocratique crée des blocages. Et de plus qu’il est loin d’apporter la garantie du développement d’une culture démocratique. La difficile question à se poser est dès lors : « Notre modèle occidental est-il toujours exportable en l’état? ».