Le virus ne connaît pas de frontières, heureusement la solidarité non plus

Le coronavirus menace de porter un coup fatal à des millions de personnes dans le monde, en particulier dans les pays du Sud, dans un contexte où les crises s’accumulent. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire. Des dizaines d’organisations belges de solidarité internationale appellent à des solutions durables et basées sur la coopération.

L’impact du virus expose douloureusement les inégalités déjà existantes. Des soins médicaux insuffisants ou inaccessibles, un manque de protection sociale et des communautés déchirées par les conflits. Selon leur lieu de résidence et leur situation économique, les gens se battent à armes inégales contre la plus grande crise sanitaire de l’histoire récente.

Rester chez soi et se laver régulièrement les mains n’est pas une chose qui va de soi pour tout le monde. Trois milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable ou aux soins de santé. Des millions vivent dans des bidonvilles surpeuplés où la distanciation sociale est impossible. Dans les camps de réfugiés, des centaines de personnes se partagent chaque robinet. Les écoles ferment, les femmes et les enfants sont victimes d’une violence domestique croissante. De nombreux régimes profitent de la situation actuelle pour limiter attaquer les libertés individuelles, recourir à la force de manière disproportionnée, s’en prendre aux minorités et à toute personne qui s’oppose à leur politique.

Que faites-vous lorsque vous tombez malade au Mali, qui ne dispose que de trois respirateurs pour un million d’habitants ? Des millions de personnes perdent actuellement leur emploi, en particulier dans le secteur informel, sans filet de sécurité sur lequel s’appuyer. Les chaînes de production alimentaire sont perturbées. Cette crise risque donc de faire plonger des centaines de millions de personnes vulnérables dans la pauvreté et la faim. Les femmes, qui ont un accès plus réduit aux emplois formels et à la protection sociale, et qui prennent en charge une bonne partie des soins aux malades, sont particulièrement impactées par cette crise.

Nous ne pouvons faire face à ce type de crise mondiale avec succès qu’avec une coopération et une solidarité internationale avec les plus vulnérables. Dans la lutte contre ce virus, nous ne sommes pas plus forts que le maillon le plus faible. Partout dans le monde, des personnes et des organisations s’engagent pour protéger chacune et chacun, pour garantir des conditions de vie et de travail structurellement décentes aujourd’hui et demain. Elles méritent notre soutien.

L’appel complet est à lire sur le site du CNCD.

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