Lettre ouverte de la cellule du Brabant-Wallon en faveur du dialogue politique en RD Congo

"Entendre les cris de nos peuples"
Le 16 février 1992, plusieurs dizaines de personnes étaient assassinées à Kinshasa alors qu’elles réclamaient de manière non violente le déblocage de la Conférence Nationale Souveraine.

Vingt ans plus tard, le 16 février 2012, l’archevêché de Kinshasa invite les chrétiens à une marche pacifique pour « réclamer la légitimité et la légalité du pouvoir ».

La Commission Justice et Paix de l’Église catholique en Brabant wallon tient à marquer sa solidarité avec cette revendication. Membres de la diaspora congolaise et chrétiens belges, nous rejoignons l’Église congolaise dans son exigence d’un dialogue politique.

En accord avec Benoît XVI, nous voulons nous faire « l’écho du cri silencieux des innocents persécutés (et) des peuples dont les gouvernements hypothèquent le présent et l’avenir au nom d’intérêts personnels » (Exhortation apostolique Africæ munus, n° 30).

En union aussi avec l’Épiscopat congolais, nous estimons que « l’on ne construit pas un État de droit dans une culture de tricherie, de mensonge et de terreur, de militarisation et d’atteinte flagrante à la liberté d’expression » (Message de l’Assemblée plénière de la CENCO –Conférence des évêques du Congo - 11 janvier 2012, n° 8).

Notre solidarité avec nos sœurs et nos frères congolais ne nous empêche pas d’entendre le cri des exclus de notre propre société et d’être sensibles à l’appauvrissement significatif d’une partie non négligeable de la population vivant sur le territoire belge. Dans le même temps, les dépenses de luxe atteignent des sommets et constituent une injure à l’égard des démunis.

Il est grand temps de combattre, ici et là-bas, l’égoïsme et le gaspillage, d’inventer un nouveau vivre ensemble et de mettre en œuvre une solidarité fraternelle mondiale.

Commission Justice et Paix du Brabant wallon,

27 janvier 2012.

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