L’effondrement comme horizon. Quels espoirs pour une société désirable et durable ?

Allons-nous vivre un effondrement de notre civilisation thermo-industrielle ? De plus en plus de scientifiques et d’auteurs envisagent très sérieusement la possibilité d’un tel scénario pour les prochaines décennies. Sur base d’un tel constat, quelles pistes d’actions et quelle source d’espérance peuvent encore animer les défenseurs de justice et de Paix ?

image : Erik Charlton
« L’utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. L’effondrement est l’horizon de notre génération, c’est le début de son avenir. Qu’y aura-t-il après ? Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre… »

Pablo Servigne

Allons-nous vivre un effondrement de notre civilisation thermo-industrielle ? De plus en plus de scientifiques et d’auteurs envisagent très sérieusement la possibilité d’un tel scénario pour les prochaines décennies. C’est le cas notamment de Pablo Servigne, ingénieur agronome et docteur en biologie et de Raphael Stevens, éco-conseiller et expert en résilience socio-écologique. A mille lieues des postures prophétiques irrationnelles ou survivalistes, ces deux scientifiques proposent au contraire d’appréhender avec lucidité l’état de notre civilisation sur base de données économiques et biophysiques de la planète [1] .

Mais qu’entend-on par effondrement ? Sur base de quels raisonnements ces auteurs osent-ils une telle projection pour notre civilisation ? A quelles actions politiques et citoyennes une perspective catastrophique nous engagent-elles ? Sur base d’un tel scénario, quelle source d’espérance peut encore animer les défenseurs de justice et de Paix ?

Effondrement ?

Précisons d’emblée que l’effondrement d’une civilisation n’est pas synonyme de fin du monde ou d’apocalypse, il s’agit plutôt d’une rupture d’un système dont les institutions ne sont plus en mesure de satisfaire les besoins matériels de base d’une majorité de la population comme le logement, l’alimentation ou l’énergie. Il peut alors s’en suivre un déclin démographique ou un éclatement de ce système. Le biologiste et géographe américain Jared Diamond américain [2] a montré que toutes les sociétés connaissent des phases d’expansion, d’apogée et puis, de déclin voire d’effondrement. Les civilisations romaines, vikings, mayas ou plus récemment l’Union soviétique se sont effondrées, à des degrés divers, après avoir connu une certaine prospérité. Dans l’absolu, rien n’autorise donc à penser que notre civilisation ferait exception à cette constante. Outre l’exigence morale de se soucier des générations futures, ce qui devrait nous interpeller, c’est que ce scénario pourrait très bien se produire de notre vivant pour la plupart d’entre nous. Pour quelles raisons ?

Des limites…

Notre civilisation industrielle est basée sur un postulat de croissance infinie. Dans la quasi-totalité des modèles de développement de la planète, il s’agit pour les pays d’accroitre les parts de marché de ses entreprises en boostant la production des entreprises et la consommation des individus. Or, cette politique boulimique du « toujours plus » repose sur la croyance en une disponibilité illimitée de certaines ressources comme les énergies fossiles telles que le pétrole ou le gaz naturel et les minerais, comme le phosphore.

Prenons comme exemple le système alimentaire industriel sur lequel repose l’accès à l’alimentation pour l’ultra-majorité des personnes vivant dans les grandes villes. De la production à la distribution, le pétrole est la base de chaque étape du système : le transport de produits, l’emballage et la vente de denrée, le stockage, la fabrication de machines, la production d’herbicides et de pesticides ou la gestion des déchets. Aux Etats-Unis, rien que pour « fabriquer » une vache de 500 kg, il faut consommer 1500 litres de pétrole ! Ce qui devrait interpeler tous les grands décideurs politiques, c’est que les réserves facilement accessibles et rentables s’épuisent à très grande vitesse.

Certes, de grandes quantités de cette ressource subsistent dans le sous-sol, mais il faut creuser toujours plus profondément pour aller la chercher et cela coûte de plus en plus cher. Pour se faire une idée, au début de l’ère de l’exploitation de cette ressource au XIXème siècle, les sociétés pétrolières consommaient un baril de pétrole pour en exploiter 100. Après avoir décliné tout au long du XXème siècle, ce taux de rendement est tombé à 7 en 2007. En conséquence, la production mondiale de pétrole stagne, alors même que la demande continue de croître. Dès lors, on peut s’attendre dans les prochaines années, à des ruptures d’approvisionnement et à des flambées vertigineuses des prix de l’énergie. Cette situation est particulièrement préoccupante car si notre besoin de conduire ou de voyager ne répond à aucune nécessité vitale, celle de se procurer de la nourriture, l’est davantage.

Le mirage des ressources non-conventionnelles

Le faible taux de rentabilité du pétrole conventionnel constitue un des facteurs importants pour lesquelles certaines compagnies se tournent désormais vers l’exploitation de ressources fossiles dites non conventionnelles telles que le pétrole et le gaz de schiste pour tenter de maintenir un même taux de rentabilité. Mais Non seulement ces ressources ne pourront compenser éternellement la diminution de production de pétrole conventionnel car les réserves accessibles diminuent également très rapidement, mais en plus, cette exploitation repose sur des techniques nécessitant énormément d’eau douce et provoquent des dégâts très importants à l’environnement et à la santé des populations riveraines.

Les choses seraient simples s’il suffisait de remplacer une source d’énergie par une autre, moins polluante de préférence. Mais cet éventuel transfert ne va pas de soi car le pétrole constitue un élément central de toute notre civilisation pour fabriquer du carburant, mais aussi des matériaux comme le plastique ou des produits chimiques.

Rien que pour produire les outils techniques qui nous permettraient de nous procurer des sources d’énergie alternatives comme des panneaux solaires ou des éoliennes, nous avons encore besoin de pétrole. Cette dépendance extrême à cette ressource montre l’extrême vulnérabilité de notre civilisation car les réflexions que nous faisons pour le système agroalimentaire est transposable à tous les autres domaines industriels.

Enfin, le pétrole accessible n’est pas la seule ressource qui s’épuise… Des signes annonciateurs de pénurie apparaissent, entre autres, pour le cuivre, l’or, l’uranium, le phosphore, le zinc, l’antimoine, le rhodium ou le néodyme. Or, certains de ces minerais sont indispensables pour garantir le fonctionnement de notre système électrique, pour produire des outils informatiques ou bien pour fabriquer des panneaux solaires ou des éoliennes. Ce tarissement généralisé d’un grand nombre de ressources conduit Pablo Servigne et Raphael Stevens à affirmer que notre civilisation fonce dans un mur. Pour utiliser une autre de leur comparaison, la civilisation est comme une voiture dans laquelle nous continuons d’accélérer en mettant les gaz alors que la jauge signale qu’il n’y a plus beaucoup de carburant dans le réservoir… En manque d’essence, notre civilisation industrielle risque de décliner rapidement à son tour.

Une crise alimentaire en Europe ?

Outre la dépendance au pétrole, l’agriculture industrielle repose sur de grandes quantités d’engrais dont le phosphore est un élément essentiel. Ce minerai est même fondamental dans la constitution de tous les êtres vivants. Or, il est fort probable que le pic de production du phosphore soit atteint dans les 20 prochaines années. Ainsi, seul le Maroc contient encore de grandes réserves. La rareté des réserves et la dépendance croissante à une unique source d’importation démontrent à quel point le système sur lequel l’alimentation de base de la plupart de la population repose est d’une extrême fragilité. Si aucune décision politique n’est prise bientôt pour transformer notre agriculture en systèmes moins dépendants des importations extérieures et des produits chimiques, selon Pablo Servigne, nous allons au-devant de graves risques de crises agricoles, lesquelles pourraient se muer, par effet domino, en crises alimentaires pour tout pays qui dépend de ce système [3].

Des seuils…

A côté de la pénurie de certaines ressources, Pablo Servigne et Raphael Stevens pointent l’extrême pression que les êtres humains impriment sur un certain nombre de systèmes naturels dont la stabilité et la résistance sont indispensables pour assurer la pérennité de notre civilisation. Il s’agit par exemple du climat, mais aussi des écosystèmes ou des grands cycles biogéochimiques de la terre comme l’eau, l’azote et le phosphore. Un certain nombre de ces systèmes sont bouleversés à cause de l’activité humaine. Autrement dit, nous sommes en train d’éroder et fragiliser la base physico-bio-chimique sur base de laquelle notre civilisation a pu prospérer.

Le premier de ces systèmes qui vient à l’esprit, par sa large médiatisation est le climat que nous sommes en train de dérégler par l’énorme quantité de CO2 et de méthane que nous continuons de diffuser dans l’atmosphère. Au rythme actuel de nos émissions de gaz à effets de serre et en dépit des accords de Paris sur le climat en 2015 qu’ont signé la plupart des pays, nous risquons bien de dépasser le seuil des deux degrés d’augmentation de température que les membres du GIEC [4] nous recommandent de ne pas franchir sous peine d’entrer dans une phase d’emballements incontrôlables.

Comment assurer la stabilité et la pérennité de notre système d’organisation social si, en plus de la pénurie des ressources, nous devons affronter la montée des océans rendant de nombreuses zones inhabitables ou une croissance des épisodes de sécheresse et d’ouragans fragilisant encore plus les cultures vivrières et le lieux de vie de zones importantes de notre planète ? Tous ces phénomènes naturels pourraient déboucher en cascade sur un grand nombre de bouleversements sociaux et géopolitiques de grande ampleur : famines, migrations de masse, et conflits, entre autres. Le risque est élevé que notre civilisation industrielle basée sur la prédation des ressources naturelles et la croissance à tout prix ne soit pas suffisamment solide et résistance pour faire face à de tels chocs.

Enfin, en dépit des efforts de protection de la nature, nous sommes en train de détruire des écosystèmes entiers provoquant l’extinction de masse d’un grand nombre d’espèces animales et végétales. Or, ces espèces, outre leur valeur intrinsèque ou le bien-être que nous pouvons avoir à les contempler, ont une réelle utilité. Ainsi, le fonctionnement de nos sociétés dépend des interactions écosystémiques que nous entretenons avec d’autres espèces. Nous avons par exemple besoin de bois pour nous chauffer, de plantes ou d’animaux pour nous nourrir, de ressources minières pour élaborer des outils technologiques. Nous ne sommes pas détachés de la nature comme le comportement moderne et anthropocentrique le laisse supposer. Sans une gestion durable de notre environnement et une modification radicale de notre système de production, nous risquons de subir la transformation de notre mode de vie en société.

Les abeilles, des animaux utiles !

Les abeilles, à travers leur action de pollinisation nous rendent un précieux service. Tous les fruits et une grande partie des légumes que nous trouvons sur les étals des marchés, sont le résultat de l’action de pollinisation de ces insectes. L’extinction de ces petits animaux, malmenés par la grande utilisation de pesticides dont nous aspergeons les cultures, aurait, un coût de 2.88 milliards d’euros pour un pays comme la France selon une étude publiée par le ministère de l’environnement français. Une telle perspective nous obligerait à réinventer totalement notre mode de vie.

De jeunes pousses !

Que faire face à ces perspectives catastrophiques ? Comment ne pas rester tétaniser face à un modèle de vie sur le point de s’écrouler ? Nous avons la conviction qu’il importe d’anticiper le changement pour ne pas avoir à le subir. Bien entendu, cette approche suppose d’abord que l’on fasse le deuil de notre civilisation construite sur les énergies fossiles, de certains nos repères et du mythe selon lequel nous nous serions totalement émancipés de la nature grâce à la technique.
Cette révolution mentale ne va pas de soi, mais le jeu en vaut la chandelle. Cette fin d’un modèle et d’un paradigme économique peut constituer une formidable opportunité pour réinventer et construire de nouveaux mondes désirables et porteurs d’espoir. Il faut juste se laisser la possibilité de déployer notre imaginaire et d’agir en bousculant nos habitudes. Lorsqu’un chêne s’écroule, il crée une trouée de lumière permettant à de jeunes pousses de s’épanouir. Il faut dès à présent fournir le terreau pour favoriser la croissance de ces jeunes plants.

Vu les impasses auquel notre système industriel fait face, il est avant tout nécessaire de créer des modèles de société moins dépendants des énergies fossiles et des minerais rares. Ces nouvelles formes d’organisation sociales doivent également suffisamment résilientes, c’est-à-dire « souples », avec de grandes capacités d’adaptation, pour pouvoir résister aux chocs engendrés par des phénomènes naturels. Enfin, ces nouvelles façons d’organiser la vie collective doivent reposer sur des systèmes alimentaires et de production compatibles avec la préservation des écosystèmes dont notre vie dépend.

Ce chantier des idées et des pratiques d’action est en construction, mais la bonne nouvelle, c’est que des systèmes répondant à ces exigences sont déjà en gestation ! On pense évidemment au phénomène de la Transition, mouvement amorcé en 2006 au Royaume-Uni par Rob Hopkins, enseignant et formateur en permaculture. Ce réseau international composés de simples citoyens préparent déjà aujourd’hui un monde post-carbone, avec des initiatives diverses et originales, mais avec une constante dans leur approche : l’imitation de la nature.

La permaculture

La permaculture est système d’agriculture créé dans les années 70 par les Australiens Bill Mollison et David Holmgren. Ce système est basé sur le « biomimétisme », c’est-à-dire sur l’imitation de la nature. L’espace de culture est ainsi envisagé comme un écosystème complet à travers lequel différentes espèces de plantes se rendent, par associations, « des services » mutuels. De cette manière, on évite l’usage de pesticides et d’engrais chimiques. Ce régime d’association s’oppose ainsi à la logique de sélection et de monoculture mise à l’œuvre dans l’agriculture conventionnelle. Enfin, en plus de préserver l’environnement, ce modèle assure un haut rendement de production/m2. La contrepartie, si l’on raisonne de façon économique, c’est que cette pratique nécessite beaucoup de temps de travail.

Ainsi, dans les nouvelles façons d’envisager l’économie, par les acteurs de Transition, il s’agit d’imiter les écosystèmes pour créer de la valeur économique mais aussi de la valeur écologique. Cette logique est à l’œuvre tant dans l’économie circulaire que dans la permaculture par exemple. De la même manière que la matière organique de l’arbre mort sert de nourriture à des microorganismes et de terreau à des nouvelles plantes, les déchets de l’agriculture et de l’entreprise doivent servir de matière première à une nouvelle production. Comme dans la nature, il s’agit donc de créer des flux de matière circulaires à travers lesquels le recyclage et la réutilisation sont des principes de base de l’activité.

Enfin, les acteurs de la Transition prônent une relocalisation d’une partie de l’économie afin de garantir la sécurité en approvisionnement des populations et réduire la dépendance aux énergies fossiles. Ces initiatives passent par exemple par la constitution de ceintures agricoles vertes autour des villes et le développement de circuits-courts. Cette politique aurait en outre l’avantage de redéployer l’activité locale et de créer de la valeur sociale, en (re)tissant les liens des personnes qui y prennent part.

Bien entendu, le risque de ces initiatives, si on n’y prend pas garde est le repli sur soi et l’abandon d’une perspective universelle de solidarité. En effet, il ne faudrait pas que la préservation de l’environnement et le développement d’une certaine autonomie ne se fassent pas aux dépens des apports positifs que nous entretenons avec le monde extérieur. Heureusement, cette exigence morale est une dimension que les acteurs de Transition semblent avoir intégrée. Ainsi, les principes d’ouverture et d’inclusivité apparaissent comme principes fondamentaux de l’association sur le site du réseau belge. Aussi, Pablo Servigne souligne dans ses ouvrages l’importance de combiner une relocalisation de l’économie tout en maintenant un commerce extérieur avec le reste du monde pour les denrées qui ne peuvent être produites localement, sans quoi, en cas de catastrophes localisées et sans possibilités d’aides extérieures, ces nouveaux systèmes pourraient être, à leur tour, peu résilients. Cette préservation du commerce doit pouvoir, en outre, être combinée à d’autres modalités de solidarité avec le monde extérieur.

Un engagement politique

Les initiatives de la Transition sont autant de possibilités déployées par les citoyens de participer à l’élaboration de nouveaux modes de vie positifs et compatibles avec les limites physiques de notre planète.

Toutefois, l’action au niveau politique est également fondamentale car c’est à ce niveau que l’on peut impulser de nouvelles orientations de société pour soutenir les initiatives locales. Les défis ne manquent pas que ce soit au niveau de la formation ou bien d’une répartition plus équitable des ressources disponibles par exemple. Dans une perspective de passage sans heurts d’une civilisation à une autre, deux propositions politiques nous viennent à l’esprit. Pourquoi ne pas imaginer la mise en place de cours de permaculture à l’école ? Cette simple mesure reconnecterait le citoyen avec la terre, lui ferait prendre conscience de la nécessité de préserver l’environnement et lui donnerait davantage d’autonomie alimentaire par les techniques apprises. En cas de ruptures des stocks de nourriture dans les supermarchés, scénario hautement probable en cas d’effondrement, les citoyens auraient la capacité de subvenir à leurs propres besoins.
En complément à cette mesure, il est nécessaire de permettre aux gens un meilleur accès à la terre. Le droit de pouvoir développer une autonomie alimentaire ne doit pas être réservé à ceux qui ont les moyens d’avoir un jardin. Sous l’impulsion du politique, on pourrait très bien imaginer que beaucoup plus de terrains soient rendus publics de façon à encourager des initiatives telles que les potagers collectifs. Lorsque que les bases sur lesquelles repose la civilisation sont mises à mal, parler de sécurité alimentaire et d’autonomie, même en Europe, n’a rien de farfelu.
Ces deux idées exprimées sans grands développement n’épuisent évidemment pas l’ampleur des défis auxquels nous sommes confrontés et la diversité des alternatives possibles. La perspective d’un changement de civilisation est un appel à ouvrir son imaginaire et son engagement de façon collective. Et vous ? Quelles sont vos pistes d’actions pour bâtir une civilisation postindustrielle ?

Bibliographie

Ouvrages

  • Jared Diamond, Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, Éditions Gallimard, 2006.
  • Pablo Servigne, Nourrir l’Europe en tant de crise. Vers des systèmes alimentaires résilients, Éditions Nature et Progès, 2014.
  • Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes, Éditions du Seuil, 2015.

Sites internet

Valery Witsel


Notes

[1Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes, Éditions du Seuil, 2015.

[2Jared Diamond, Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, Éditions Gallimard, 2006.

[3Pablo Servigne, Nourrir l’Europe en tant de crise. Vers des systèmes alimentaires résilients, Éditions Nature et Progès, 2014.

[4Le GIEC est le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat. Cette organisation étudie les risques du réchauffement climatique d’origine humaine sur base de données scientifiques et socioéconomiques. La valeur scientifique de leurs rapports est largement reconnue par la communauté scientifique.

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