L’ONG Justice et Paix dénonce les fausses promesses du numérique

26 novembre 2019

Alors que l’Union européenne fait du numérique une de ses priorités pour les 5 prochaines années, l’ONG Justice et Paix publie un rapport qui soulève les nombreuses conséquences négatives liées à cette course à la digitalisation, notamment dans les secteurs de l’environnement, du travail, de la Coopération au développement et de l’éducation.

À travers son rapport « Les fausses promesses du numérique » l’ONG interroge l’omniprésence du numérique dans notre société belge : smartphones, ordinateurs, tablettes, frigos, montres, etc. sont autant de déclinaisons d’une politique économique du « tout au digital ». Aux yeux de l’ONG, celle-ci serait intenable, tant d’un point de vue environnemental que social.

Chaque année, une personne belge génère 25kg de déchets d’équipements électriques et électroniques. L’ONG soulève le manque d’efficacité dans les processus de recyclage des matières premières : « une utilisation intensive du numérique provoque des risques importants pour l’environnement », témoigne Anne-Claire Willocx, chargée d’étude à la Commission Justice et Paix, « le numérique constitue l’un des enjeux du 21e siècle et incarne une certaine idée du progrès, sans que celui-ci ne soit questionné. Les limites de notre planète nous poussent toutefois à interroger cette révolution numérique ainsi que l’utilisation massive des technologies de l’information et de la communication ».

Le rapport dénonce, en outre, les nombreux impacts dans les secteurs du travail, de l’éducation ou encore de la Coopération au développement. « La dématérialisation du travail ou des relations sociales provoque un changement de paradigme de notre société. Cependant, les risques psycho-sociaux liés au numérique sont réels et nous incitent à repenser notre rapport au numérique » ajoute Anne-Claire Willocx.

L’ONG Justice et Paix appelle les différents gouvernements belges à repenser leurs politiques numériques. En mettant en lumière cette « face cachée du numérique », ce rapport plaide pour une remise en question de l’usage du numérique au quotidien et une utilisation plus responsable et solidaire des technologies numériques.

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