{"id":29546,"date":"2025-04-25T17:12:12","date_gmt":"2025-04-25T15:12:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.justicepaix.be\/?p=29546"},"modified":"2025-04-25T17:15:48","modified_gmt":"2025-04-25T15:15:48","slug":"le-cas-de-linvasion-de-la-russie-dans-la-region-tchernobyl","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/le-cas-de-linvasion-de-la-russie-dans-la-region-tchernobyl\/","title":{"rendered":"Le cas de l\u2019invasion de la Russie dans la r\u00e9gion Tchernobyl"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00c0 proximit\u00e9 de Kiev, capitale de l\u2019Ukraine, se trouve le site de Tchernobyl, tristement c\u00e9l\u00e8bre pour avoir abrit\u00e9 la pire catastrophe nucl\u00e9aire de l&rsquo;histoire. Avec l&rsquo;offensive russe, la peur d&rsquo;une nouvelle catastrophe environnementale s&rsquo;est intensifi\u00e9e. Chaque bombardement, chaque explosion \u00e0 Tchernobyl pourrait provoquer un d\u00e9sastre aux cons\u00e9quences d\u00e9passant largement les fronti\u00e8res ukrainiennes &#8211; une v\u00e9ritable menace pour toute l&rsquo;Europe.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-cover\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" class=\"wp-block-cover__image-background wp-image-29549\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Analyse-2-768x1024.jpeg\" data-object-fit=\"cover\" srcset=\"https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Analyse-2-768x1024.jpeg 768w, https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Analyse-2-225x300.jpeg 225w, https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Analyse-2-9x12.jpeg 9w, https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Analyse-2.jpeg 1125w\" sizes=\"(max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><span aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-cover__background has-background-dim\"><\/span><div class=\"wp-block-cover__inner-container is-layout-flow wp-block-cover-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-center has-large-font-size\"><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><em>Cr\u00e9dit : Oleh Mostipan<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis l&rsquo;accident de 1986, o\u00f9 l&rsquo;explosion du r\u00e9acteur n\u00b04 a lib\u00e9r\u00e9 d&rsquo;\u00e9normes quantit\u00e9s de radioactivit\u00e9 dans l&rsquo;atmosph\u00e8re, la r\u00e9gion de Tchernobyl est devenue une zone d&rsquo;environ 2 600 km\u00b2 o\u00f9 les activit\u00e9s humaines sont s\u00e9v\u00e8rement limit\u00e9es<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. Ces terres, autrefois parmi les plus fertiles et prosp\u00e8res, ne sont aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;une \u00e9tendue sauvage appel\u00e9e \u00ab\u00a0zone d&rsquo;exclusion\u00a0\u00bb, inhabitable pour des centaines, voire des centaines de milliers d&rsquo;ann\u00e9es aux abords de la centrale<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a maintenant plus de trois ans, le monde retenait son souffle. Le 24 f\u00e9vrier 2022, la Russie lan\u00e7ait son invasion \u00e0 grande \u00e9chelle en Ukraine. Missiles frappant les villes, bombardements incessants sur Marioupol, Kharkiv et Kherson, offensives de drones et de chars,etc. Sur le plan tactique et strat\u00e9gique, c\u2019est la ville de Kiev que le Kremlin cherche \u00e0 atteindre. <strong>C\u2019est dans cette logique que Tchernobyl devient un objectif militaire<\/strong>. Situ\u00e9 \u00e0 une quinzaine de kilom\u00e8tres de la fronti\u00e8re bi\u00e9lorusse, point de d\u00e9part des troupes russes pour tenter d\u2019atteindre la capitale ukrainienne, <strong>Tchernobyl est envahi d\u00e8s le premier jour de l\u2019offensive<\/strong>. La centrale nucl\u00e9aire et l\u2019ensemble de la zone d\u2019exclusion passent sous occupation russe, jusqu\u2019au 31 mars 2022<a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Durant plus d&rsquo;un mois, l&rsquo;inqui\u00e9tude s&rsquo;est intensifi\u00e9e concernant l&rsquo;\u00e9tat de la centrale, le destin de son personnel et les actions des soldats russes dans la zone. Sans \u00e9lectricit\u00e9 ni communications pendant toute l&rsquo;occupation, la centrale ne pouvait plus refroidir le combustible nucl\u00e9aire us\u00e9, ravivant la crainte d&rsquo;un nouvel accident majeur. Tchernobyl est devenu une r\u00e9f\u00e9rence constante, \u00e0 la fois comme traumatisme historique et comme menace actuelle. <strong>Les avertissements sur le risque d&rsquo;un \u00ab&nbsp;second Tchernobyl \u00bb se sont multipli\u00e9s<\/strong><a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>. Cette peur s&rsquo;est \u00e9tendue au-del\u00e0 de ce site : l&rsquo;attaque de la centrale de Zaporijia, apr\u00e8s des affrontements ayant provoqu\u00e9 un incendie \u00e0 proximit\u00e9 le 4 mars, a renforc\u00e9 la crainte d&rsquo;une nouvelle catastrophe nucl\u00e9aire<a href=\"#_ftn5\" id=\"_ftnref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a>.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><tbody><tr><td><em>\u201cCombien de Tchernobyl faut-il (&#8230;) pour faire comprendre que notre survie d\u00e9pend de l\u2019eau propre, de l\u2019air pur et des sols sains?\u201d &#8211; Gabriele Schwab.<\/em><\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Pr\u00e8s de trois ans apr\u00e8s le d\u00e9but de l&rsquo;invasion russe, la centrale de Tchernobyl redevient une source majeure d&rsquo;inqui\u00e9tude. Le 14 f\u00e9vrier 2025, un drone russe a endommag\u00e9 l&rsquo;arche protectrice du r\u00e9acteur. Cette immense structure m\u00e9tallique de 275 m\u00e8tres de large et 108 m\u00e8tres de haut, construite pour 1,6 milliard de dollars, recouvre le premier sarcophage b\u00e2ti par les Sovi\u00e9tiques<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. Hryhoriy Ishchenko, chef de l&rsquo;Agence d&rsquo;\u00c9tat pour la gestion de la zone d&rsquo;exclusion, souligne la gravit\u00e9 de l&rsquo;incident : \u00ab Si le drone avait frapp\u00e9 15 m\u00e8tres plus loin, nous aurions \u00e9t\u00e9 confront\u00e9\u00b7es \u00e0 un accident nucl\u00e9aire d&rsquo;une ampleur sans pr\u00e9c\u00e9dent \u00bb<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Des impacts environnementaux<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Un premier impact majeur de cette attaque est<strong> le risque d\u2019une fuite radioactive<\/strong>, caus\u00e9 par les dommages subis par l\u2019arche de confinement. La centrale de Tchernobyl reste une installation extr\u00eamement sensible, abritant encore une grande quantit\u00e9 de mat\u00e9riaux hautement radioactifs. Bruno Chareyron, directeur du laboratoire de la Commission de recherche et d\u2019information ind\u00e9pendantes sur la radioactivit\u00e9 (Criirad), affirme qu\u2019environ 20 000 assemblages de combustibles irradi\u00e9s y sont toujours stock\u00e9s, \u00ab dont la majorit\u00e9 est conserv\u00e9e sous eau afin de limiter leur niveau de rayonnement et de les refroidir en permanence \u00bb.<a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a> Par ailleurs, plus de 20 000 m\u00b3 de d\u00e9chets solides et liquides y sont accumul\u00e9s. Toute forme de d\u00e9g\u00e2ts de l\u2019arche risque de provoquer des cons\u00e9quences environnementales consid\u00e9rables. Si, cette fois-ci, les cons\u00e9quences ont \u00e9t\u00e9 limit\u00e9es, rien ne garantit qu\u2019il en sera de m\u00eame \u00e0 l\u2019avenir. L\u2019arche joue un r\u00f4le essentiel en contenant les \u00e9missions radioactives et en permettant, \u00e0 terme, l\u2019\u00e9limination du c\u0153ur fondu du r\u00e9acteur. De plus, la surveillance constante par les travailleur\u00b7euses ukrainien\u00b7nes, les contr\u00f4les r\u00e9guliers et le bon fonctionnement des installations sont cruciaux pour pr\u00e9venir toute augmentation du niveau de radioactivit\u00e9 et r\u00e9duire le risque d\u2019une catastrophe future.<\/p>\n\n\n\n<p>Un deuxi\u00e8me impact est <strong>la pollution radioactive aux alentours de la zone<\/strong>. Quand les troupes ont occup\u00e9 la r\u00e9gion de Tchernobyl en f\u00e9vrier 2022, les capteurs de la zone d\u2019exclusion ont enregistr\u00e9 une augmentation soudaine du rayonnement gamma, atteignant des niveaux 20 \u00e0 30 fois sup\u00e9rieurs \u00e0 la normale dans cette zone.<a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a> \u00c0 ce jour, la cause exacte de cette hausse reste incertaine. Le syst\u00e8me de contr\u00f4le automatis\u00e9 de la centrale a cess\u00e9 de fonctionner entre le 25 et le 28 f\u00e9vrier 2022.<a href=\"#_ftn5\" id=\"_ftnref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a> L\u2019IRSN, qui analyse les donn\u00e9es des autorit\u00e9s ukrainiennes, sugg\u00e8re que des coupures d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 pourraient avoir entrav\u00e9 la transmission des informations. Les expert\u00b7es estiment que le passage des blind\u00e9s et v\u00e9hicules russes a soulev\u00e9 des poussi\u00e8res radioactives, contribuant ainsi \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9vation du rayonnement. Cependant, selon Bruno Chareyron, <em>\u00ab aucun \u00e9v\u00e9nement unique ne semble avoir pu provoquer un rejet radioactif majeur \u00bb.<\/em><a href=\"#_ftn6\" id=\"_ftnref6\"><sup>[6]<\/sup><\/a> Il insiste sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une analyse pr\u00e9cise capteur par capteur, sinon la protection de l&rsquo;environnement dans la zone ne peut ni \u00eatre pr\u00e9vue ni analys\u00e9e. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, aucune augmentation de la radioactivit\u00e9 n\u2019a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9e dans les pays europ\u00e9ens voisins. N\u00e9anmoins, le contexte de guerre reste dangereux: chaque d\u00e9placement, chaque incendie, chaque explosion dans la zone d\u2019exclusion pourrait lib\u00e9rer des particules radioactives et avoir des cons\u00e9quences irr\u00e9versibles sur l\u2019environnement.<\/p>\n\n\n\n<p>Le troisi\u00e8me impact <strong>rel\u00e8ve des cons\u00e9quences de l\u2019invasion sur la faune et la flore<\/strong>. Cet aspect est analys\u00e9 avec un regard \u00e0 long terme. La contamination radioactive continue d\u2019affecter les \u00e9cosyst\u00e8mes. Les for\u00eats, particuli\u00e8rement touch\u00e9es, se d\u00e9contaminent tr\u00e8s lentement, \u00e0 un rythme inf\u00e9rieur \u00e0 1 % par an.<a href=\"#_ftn7\" id=\"_ftnref7\"><sup>[7]<\/sup><\/a> Cette situation entra\u00eene une accumulation de bois mort, augmentant le risque d\u2019incendies qui pourraient lib\u00e9rer des particules radioactives dans l\u2019atmosph\u00e8re. Les \u00e9cosyst\u00e8mes d\u2019eau douce, eux aussi, subissent encore les cons\u00e9quences des retomb\u00e9es radioactives. Des radionucl\u00e9ides issus des sols contamin\u00e9s continuent de se transf\u00e9rer aux lacs et rivi\u00e8res, maintenant des niveaux de radiation \u00e9lev\u00e9s. \u00c0 l\u2019inverse, les zones urbaines contamin\u00e9es ont vu une diminution progressive de la radioactivit\u00e9, bien que les radionucl\u00e9ides aient migr\u00e9 plus en profondeur dans les sols. Certaines esp\u00e8ces animales ont visiblement pu se profiler, notamment des cerfs, loups et chevaux de Przewalski<a href=\"#_ftn8\" id=\"_ftnref8\"><sup>[8]<\/sup><\/a>. Si certain\u00b7es scientifiques estiment que la biodiversit\u00e9 a profit\u00e9 de l\u2019absence humaine, d\u2019autres contestent cette vision trop optimiste. Des \u00e9tudes indiquent une baisse de la diversit\u00e9 et de la densit\u00e9 des esp\u00e8ces, notamment chez les oiseaux, proportionnelle \u00e0 l\u2019augmentation du niveau de radiation. L\u2019activit\u00e9 militaire dans la r\u00e9gion, notamment le passage de blind\u00e9s et les explosions, remue les sols contamin\u00e9s et perturbe davantage cet \u00e9quilibre fragile.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s lors, la <strong>situation actuelle impose une vigilance permanente<\/strong>, alors que les affrontements r\u00e9cents \u00e0 proximit\u00e9 des installations de Tchernobyl et Zaporijia soulignent les risques nucl\u00e9aires inh\u00e9rents aux zones de conflit<a href=\"#_ftn9\" id=\"_ftnref9\">[9]<\/a>. L&rsquo;AIEA confirme le maintien d&rsquo;un \u00e9tat d&rsquo;alerte maximal en continu. Une surveillance environnementale renforc\u00e9e s&rsquo;av\u00e8re \u00e9galement indispensable pour la r\u00e9gion de Tchernobyl dans ce contexte d&rsquo;hostilit\u00e9s prolong\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Des d\u00e9foliants chimiques d\u00e9ploy\u00e9s au Vietnam aux sabotages d&rsquo;infrastructures p\u00e9troli\u00e8res en Irak, <strong>les \u00e9cosyst\u00e8mes sont syst\u00e9matiquement victimes de dommages collat\u00e9raux ou d&rsquo;exploitation strat\u00e9gique<\/strong>, servant \u00e0 affaiblir l&rsquo;adversaire, contr\u00f4ler des ressources strat\u00e9giques ou d\u00e9stabiliser des r\u00e9gions enti\u00e8res. Ces catastrophes environnementales induites par les conflits transcendent les fronti\u00e8res nationales pour g\u00e9n\u00e9rer des cons\u00e9quences transfrontali\u00e8res significatives : ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire, contamination des ressources hydriques et atmosph\u00e9riques, et acc\u00e9l\u00e9ration des d\u00e9r\u00e8glements climatiques globaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Face aux risques environnementaux majeurs li\u00e9s aux zones nucl\u00e9aires en contexte de conflits arm\u00e9s, comme l&rsquo;illustre tragiquement Tchernobyl, il est urgent de se mobiliser. L&rsquo;int\u00e9gration imp\u00e9rative de m\u00e9canismes de protection environnementale dans les processus diplomatiques et les programmes de reconstruction post-conflit s&rsquo;impose comme une n\u00e9cessit\u00e9. Les citoyen\u00b7nes peuvent concr\u00e8tement contribuer \u00e0 une meilleure protection des zones nucl\u00e9aires en temps de conflit. Pour ce faire, ils et elles peuvent s&rsquo;engager en signant et partageant des p\u00e9titions<a href=\"#_ftn10\" id=\"_ftnref10\">[10]<\/a> qui plaident pour la cr\u00e9ation de zones de s\u00e9curit\u00e9 neutres autour des installations nucl\u00e9aires, ce qui leur permet de faire entendre leur voix aupr\u00e8s des d\u00e9cideur\u00b7euses internationaux. En parall\u00e8le, leur soutien aux organisations<a href=\"#_ftn11\" id=\"_ftnref11\">[11]<\/a> qui surveillent et documentent les impacts environnementaux est essentiel car il renforce la transparence et la responsabilit\u00e9 des acteur\u00b7ices impliqu\u00e9\u00b7es. De plus, s&rsquo;informer r\u00e9guli\u00e8rement constitue un levier d&rsquo;action important puisque cela permet de relayer des informations pr\u00e9cises et ainsi de contrer efficacement la d\u00e9sinformation qui circule sur ces sujets sensibles. Par ailleurs, participer aux journ\u00e9es d&rsquo;action sur la m\u00e9moire de Tchernobyl permet d\u2019en faire une force motrice pour un changement positif. C&rsquo;est par l&rsquo;ensemble de ces actions coordonn\u00e9es que nous pourrons collectivement construire un avenir \u00e9nerg\u00e9tique plus s\u00fbr et pacifique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>M\u00e9lanie Demarteau.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a>Aikman, Ian. 2025. \u201cChernobyl radiation shield hit by Russian drone, Ukraine says.\u201d <em>BBC<\/em>, February 14, 2025.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a>Gerashchenko, Anatoliy. 2025. \u201cRussian drone hits Chernobyl NPP. Experts release information on reactor shelter condition.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>Jehanno, Emilie. 2022. \u201cGuerre en Ukraine : Que sait-on de la hausse de la radioactivit\u00e9 \u00e0 Tchernobyl apr\u00e8s la prise du site par la Russie ?\u201d <em>20minutes<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\" id=\"_ftn4\"><sup>[4]<\/sup><\/a> G., T. 2025. \u201cTchernobyl touch\u00e9e par un drone russe : dans quel \u00e9tat se trouve la centrale apr\u00e8s trois ans de guerre ? | TF1 INFO.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\" id=\"_ftn5\"><sup>[5]<\/sup><\/a>Jehanno, Emilie. 2022. \u201cGuerre en Ukraine : Que sait-on de la hausse de la radioactivit\u00e9 \u00e0 Tchernobyl apr\u00e8s la prise du site par la Russie ?\u201d <em>20minutes<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\" id=\"_ftn6\"><sup>[6]<\/sup><\/a> <em>Ibid<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\" id=\"_ftn7\"><sup>[7]<\/sup><\/a>European Parliament. 2016. \u201cChernobyl 30 years on Environmental and health effects.\u201d European Union.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref8\" id=\"_ftn8\"><sup>[8]<\/sup><\/a> Ibid.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref9\" id=\"_ftn9\">[9]<\/a> Le Monde avec AFP. 2022. Guerre en Ukraine : la plus grande centrale nucl\u00e9aire d&rsquo;Europe occup\u00e9e par l&rsquo;arm\u00e9e russe, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 bombard\u00e9e.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref10\" id=\"_ftn10\">[10]<\/a> <a href=\"https:\/\/www.greenpeace.org\/belgium\/fr\/campagnes\/energie\/energie-nucleaire\/\">https:\/\/www.greenpeace.org\/belgium\/fr\/campagnes\/energie\/energie-nucleaire\/<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref11\" id=\"_ftn11\">[11]<\/a> Greenpeace, R\u00e9seau sortir du nucl\u00e9aire,etc.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> La Radioactivit\u00e9. n.d. \u201cicon Tchernobyl aujourd&rsquo;hui.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> Vitry, Gwendal. 2022. \u201cImpact des Pollutions Radioactives sur l\u2019Environnement.\u201d Institut Universitaire de Technologie.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>G., T. 2025. \u201cTchernobyl touch\u00e9e par un drone russe : dans quel \u00e9tat se trouve la centrale apr\u00e8s trois ans de guerre ? | TF1 INFO.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\" id=\"_ftn4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>Ferebee, K. M. 2023. \u201c\u201cA New Chernobyl\u201d: Narratives of Nuclear Contamination in Russia\u2019s 2022\u20133 Ukraine War.\u201d <em>Apocalyptica<\/em>, no. No1, 26.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\" id=\"_ftn5\"><sup>[5]<\/sup><\/a>UN Gen\u00e8ve. 2025. \u201cTchernobyl : l\u2019arche de protection du r\u00e9acteur nucl\u00e9aire touch\u00e9e par un drone explosif, selon l\u2019AIEA.\u201d 02 14, 2025.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;invasion de l&rsquo;Ukraine par la Russie r\u00e9v\u00e8le la vuln\u00e9rabilit\u00e9 de l&rsquo;environnement pendant les conflits et son utilisation comme outil strat\u00e9gique<\/p>","protected":false},"author":57,"featured_media":29549,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_seopress_robots_primary_cat":"none","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[2696,2722,2719],"tags":[3220,2883,2833],"class_list":["post-29546","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites","category-articles-nos-publications","category-nos-publications","tag-conflits","tag-environnement","tag-europe"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29546","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/57"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29546"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29546\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":29550,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29546\/revisions\/29550"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/29549"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29546"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29546"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29546"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}