{"id":28884,"date":"2024-11-14T11:53:27","date_gmt":"2024-11-14T10:53:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.justicepaix.be\/?p=28884"},"modified":"2024-11-18T16:15:18","modified_gmt":"2024-11-18T15:15:18","slug":"le-parcours-de-deo-namujimbo-journaliste-en-rdc-qui-reflete-le-miroir-dune-profession-etouffee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/le-parcours-de-deo-namujimbo-journaliste-en-rdc-qui-reflete-le-miroir-dune-profession-etouffee\/","title":{"rendered":"D\u00e9o Namujimbo: journaliste en RDC. Le miroir d&rsquo;une profession \u00e9touff\u00e9e"},"content":{"rendered":"<h1 class=\"wp-block-heading\"><\/h1>\n\n\n\n<p>D\u00e9o Namujimbo, journaliste congolais exil\u00e9, t\u00e9moigne des d\u00e9fis qui frappent la presse en RD Congo. Menaces, censure, assassinats, les journalistes doivent choisir entre se taire, risquer leur vie ou fuir. Malgr\u00e9 l&rsquo;exil, D\u00e9o continue de d\u00e9noncer les injustices et plaide pour une solidarit\u00e9 internationale et pour la libert\u00e9 d\u2019informer.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/WhatsApp-Image-2024-10-24-at-16.28.57-768x1024.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-28887\" srcset=\"https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/WhatsApp-Image-2024-10-24-at-16.28.57-768x1024.jpeg 768w, https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/WhatsApp-Image-2024-10-24-at-16.28.57-225x300.jpeg 225w, https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/WhatsApp-Image-2024-10-24-at-16.28.57-1152x1536.jpeg 1152w, https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/WhatsApp-Image-2024-10-24-at-16.28.57-9x12.jpeg 9w, https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/WhatsApp-Image-2024-10-24-at-16.28.57.jpeg 1440w\" sizes=\"(max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Cr\u00e9dit : D\u00e9o Namujimbo<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9 en 1959 \u00e0 Goma, en pleine p\u00e9riode des ind\u00e9pendances, D\u00e9o Namujimbo porte dans son histoire personnelle les cicatrices des d\u00e9chirures de son pays. Fils d&rsquo;un officier de police, son enfance est rythm\u00e9e par des d\u00e9placements continus. Cette politique h\u00e9rit\u00e9e de l&rsquo;\u00e8re Mobutu o\u00f9 les responsables de la s\u00e9curit\u00e9, comme l\u2019\u00e9tait son p\u00e8re, \u00e9taient constamment mut\u00e9s pour \u00e9viter toute ancrage et d\u2019\u00e9ventuelles accoutumances pouvant aboutir \u00e0 une tentative de coup d&rsquo;\u00c9tat. \u00ab&nbsp;<em>J&rsquo;ai beaucoup boug\u00e9 au sein de la RD Congo, j&rsquo;ai grandi partout<\/em>&nbsp;\u00bb, confie-t-il, une phrase qui r\u00e9sonne comme le pr\u00e9sage de sa future vie de journaliste.<\/p>\n\n\n\n<p>Son \u00e9ducation est marqu\u00e9e par une discipline de fer. \u00ab&nbsp;Je n&rsquo;ai pas eu de jeunesse&nbsp;\u00bb, raconte-t-il, \u00e9voquant un p\u00e8re soucieux de transmettre \u00e0 son fils a\u00een\u00e9 une parfaite ma\u00eetrise du fran\u00e7ais. Cette rigueur linguistique, bien qu&rsquo;impos\u00e9e, devient paradoxalement son passeport vers le journalisme. Dans chaque nouvelle \u00e9cole, il trouve refuge dans les biblioth\u00e8ques, pr\u00e9f\u00e9rant les livres aux terrains de football.<\/p>\n\n\n\n<p>Le destin frappe \u00e0 sa porte sous la forme d&rsquo;un magasin, celui de sa m\u00e8re, situ\u00e9 \u00e0 quelques centaines de m\u00e8tres de la radio nationale. Les journalistes qui le fr\u00e9quentent remarquent ce jeune homme \u00e0 l&rsquo;expression soign\u00e9e. \u00ab&nbsp;<em>D\u00e9o, tu vas faire l&rsquo;\u00e9mission \u00e0 ma place<\/em>&nbsp;\u00bb, lui propose un jour l&rsquo;un d&rsquo;entre eux. Ces remplacements b\u00e9n\u00e9voles deviennent sa porte d&rsquo;entr\u00e9e dans le m\u00e9tier. Il cr\u00e9e m\u00eame sa propre \u00e9mission de divertissement, d\u00e9veloppant ainsi ses premi\u00e8res armes dans l&rsquo;animation et la production radiophonique. \u00ab&nbsp;<em>Je n&rsquo;ai jamais choisi d&rsquo;\u00eatre journaliste, c&rsquo;est le journalisme qui m&rsquo;a choisi<\/em>&nbsp;\u00bb, affirme-t-il aujourd&rsquo;hui. Cette vocation inattendue le conduit d&rsquo;abord \u00e0 \u00e9tudier la sociologie industrielle \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Lubumbashi, faute d&rsquo;\u00e9cole de journalisme accessible &#8211; la RD Congo n&rsquo;en comptait qu&rsquo;une seule dans tout le pays \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">De l&rsquo;histoire individuelle au combat collectif<\/h3>\n\n\n\n<p>Le syst\u00e8me m\u00e9diatique congolais est gangr\u00e9n\u00e9 par un ph\u00e9nom\u00e8ne que D\u00e9o appelle le \u00ab&nbsp;<em>coupage<\/em>&nbsp;\u00bb. \u00ab&nbsp;<em>Il n&rsquo;y a pas de vrai journalisme en RD Congo<\/em>&nbsp;\u00bb, d\u00e9plore-t-il. En effet, <a href=\"https:\/\/rsf.org\/fr\/pays-r%C3%A9publique-d%C3%A9mocratique-du-congo\">les journalistes et les m\u00e9dias en RD Congo font face \u00e0 une pr\u00e9carit\u00e9 extr\u00eame.<\/a> Les contrats de travail sont presque inexistants, et la pratique du \u00ab&nbsp;coupage&nbsp;\u00bb, o\u00f9 les journalistes re\u00e7oivent une compensation pour couvrir un \u00e9v\u00e9nement ou diffuser une information, est courante. L&rsquo;aide destin\u00e9e \u00e0 soutenir la presse, bien que pr\u00e9vue par la l\u00e9gislation nationale, n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9e de mani\u00e8re claire et \u00e9quitable. La plupart des m\u00e9dias ne sont ni rentables ni autonomes, et sont souvent sous l&rsquo;influence de leurs financiers. \u00ab&nbsp;<em>Les m\u00e9dias appartiennent soit \u00e0 des partis politiques, soit \u00e0 des hommes d&rsquo;affaires&nbsp;\u00bb<\/em>.&nbsp; Dans ce contexte, l&rsquo;ind\u00e9pendance journalistique devient un luxe dangereux. Chaque article, chaque reportage peut d\u00e9clencher des repr\u00e9sailles. <a href=\"https:\/\/www.rtbf.be\/article\/de-la-repression-du-journalisme-independant-a-la-veille-des-elections-en-republique-democratique-du-congo-11275501\">Les journalistes font face \u00e0 une ins\u00e9curit\u00e9 croissante<\/a> : arrestations, violences, menaces, disparitions forc\u00e9es, ex\u00e9cutions, et attaques contre les m\u00e9dias, qui sont parfois suspendus, pill\u00e9s ou d\u00e9truits. Les forces de s\u00e9curit\u00e9, souvent impliqu\u00e9es dans ces abus, agissent sans crainte de sanctions. <a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/afrique\/article\/2024\/03\/08\/en-rdc-vingt-ans-de-prison-requis-contre-le-journaliste-stanis-bujakera_6220915_3212.html\">Depuis le d\u00e9but de 2023, les journalistes subissent une mont\u00e9e des pressions et des repr\u00e9sailles<\/a>. Certains m\u00e9dias sont m\u00eame contraints par des groupes arm\u00e9s soit de modifier leur contenu \u00e9ditorial soit de ne pas publier du tout.<\/p>\n\n\n\n<p>La situation actuelle en RD Congo est paradoxale : \u00e0 mesure que le pays devient de plus en plus instable, l&rsquo;acc\u00e8s aux ressources mini\u00e8res devient facile pour certains int\u00e9r\u00eats \u00e9trangers. Les journalistes qui tentent d&rsquo;exposer ces m\u00e9canismes se retrouvent face \u00e0 un choix corn\u00e9lien : <strong>se taire et survivre, ou parler et risquer leur vie<\/strong>. Comme l&rsquo;explique un journaliste de RFI cit\u00e9 par D\u00e9o, <em>\u00ab&nbsp;le syst\u00e8me est tel que pour leurs int\u00e9r\u00eats personnels, les gens pr\u00e9f\u00e8rent qu&rsquo;il y ait la guerre.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Le parcours de D\u00e9o illustre parfaitement les d\u00e9fis auxquels font face, dans leur quotidien, les journalistes congolais. Comme lui, beaucoup se retrouvent confront\u00e9s \u00e0 un choix impossible : <strong>l&rsquo;autocensure ou l&rsquo;exil<\/strong>. \u201c&nbsp;<em>Le m\u00e9tier est devenu tr\u00e8s dangereux<\/em>&nbsp;\u00bb, explique-t-il. Les journalistes sont \u00ab&nbsp;<em>traumatis\u00e9s par le nombre de leurs coll\u00e8gues en prison ou assassin\u00e9s. Ils savent des choses, mais n&rsquo;osent pas les \u00e9crire<\/em>.&nbsp;\u00bb &nbsp;Cette peur constante devient le quotidien de ceux qui osent encore exercer ce m\u00e9tier. La situation est particuli\u00e8rement critique lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de sujets sensibles. Alors m\u00eame qu\u2019il r\u00e9side d\u00e9sormais en France, D\u00e9o en fait l&rsquo;exp\u00e9rience lorsqu&rsquo;il tente de publier des ouvrages sur la situation dans la r\u00e9gion des Grands Lacs et, notamment ses relations avec les pays frontaliers.<\/p>\n\n\n\n<p>La situation en RD Congo est d\u2019autant plus pr\u00e9occupante que plusieurs journalistes ont pay\u00e9 le prix fort pour leur engagement. Stanislas Bujakera, correspondant de Jeune Afrique, a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 pour avoir expos\u00e9 des informations sensibles sur les conflits miniers. Ce cas rappelle celui de Serge Maheshe, journaliste de Radio Okapi, assassin\u00e9 en 2007, ainsi que Didas Namunjimbo, fr\u00e8re de D\u00e9o Namunjimbo, tu\u00e9 en 2008 pour son travail de d\u00e9nonciation de violences.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La r\u00e9silience m\u00e9diatique par la parole<\/h3>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 cette situation, la r\u00e9sistance s&rsquo;organise. D\u00e9o, comme beaucoup de ses confr\u00e8res, refuse de se taire. <strong>Alors, les journalistes d\u00e9veloppent des strat\u00e9gies de survie<\/strong>. Certains choisissent le chemin d\u2019exil, d&rsquo;autres changent de m\u00e9tier. Les plus courageux, ou les plus t\u00e9m\u00e9raires continuent leur mission d&rsquo;information en jonglant avec les lignes rouges. Un r\u00e9seau informel de solidarit\u00e9 s\u2019est tiss\u00e9 avec le temps. Celui-ci, permet le partage d\u2019informations et alertes (\u2026). Cette entraide devient cruciale dans un contexte o\u00f9 les institutions officielles, semblent impuissantes ou peu d\u00e9sireuses d&rsquo;am\u00e9liorer la situation.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;histoire de D\u00e9o, de la RD Congo \u00e0 son exil en France, illustre la r\u00e9silience d&rsquo;une profession assi\u00e9g\u00e9e. Son combat personnel pour la v\u00e9rit\u00e9 prend une dimension collective lorsqu&rsquo;il participe \u00e0 l&rsquo;organisation de conf\u00e9rences, de rencontres pour \u00ab&nbsp;toucher les bonnes oreilles&nbsp;\u00bb. Malgr\u00e9 les tentatives d&rsquo;intimidation, il persiste dans son engagement.<\/p>\n\n\n\n<p>Le message de D\u00e9o reste clair : la solidarit\u00e9 internationale est cruciale. Il faut continuer \u00e0 organiser des \u00e9v\u00e9nements, \u00e0 sensibiliser l&rsquo;opinion publique en Belgique, en France, \u00e0 soutenir les journalistes menac\u00e9s. Car au-del\u00e0 des histoires individuelles, c&rsquo;est l&rsquo;avenir de l&rsquo;information libre en RD Congo qui est en jeu. Chaque journaliste forc\u00e9 au silence ou \u00e0 l&rsquo;exil repr\u00e9sente une voix de moins pour collecter des informations afin de les mettre \u00e0 la disposition du public.<\/p>\n\n\n\n<p>La situation des journalistes en RD Congo nous rappelle que <strong>la libert\u00e9 de la presse n&rsquo;est pas un acquis, mais un combat quotidien, en Belgique aussi<\/strong>. &nbsp;Le parcours de D\u00e9o, comme celui de ses confr\u00e8res, t\u00e9moigne d&rsquo;une profession qui refuse de mourir malgr\u00e9 les pressions. Dans un pays aux richesses immenses, mais o\u00f9 la population souffre, le r\u00f4le des journalistes devient plus crucial que jamais. Leur silence forc\u00e9 ou leur exil ne repr\u00e9sente pas seulement une trag\u00e9die personnelle, mais une perte immense pour toute la soci\u00e9t\u00e9 congolaise.<\/p>\n\n\n\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 civile en Belgique a un r\u00f4le essentiel \u00e0 jouer pour soutenir cette r\u00e9sistance m\u00e9diatique et promouvoir la libert\u00e9 de la presse en RD Congo. Des initiatives concr\u00e8tes peuvent \u00eatre prises, comme l\u2019organisation de conf\u00e9rences, de campagnes de sensibilisation et de soutien aux journalistes menac\u00e9s. Par le plaidoyer politique et la mobilisation citoyenne, la soci\u00e9t\u00e9 civile en Belgique peut attirer l\u2019attention des d\u00e9cideurs et encourager des actions de soutien \u00e0 la libert\u00e9 d&rsquo;expression en Afrique centrale. Des partenariats avec les ONG locales et les acteurs de la soci\u00e9t\u00e9 civile congolaise sont \u00e9galement indispensables pour renforcer ce combat de l\u2019int\u00e9rieur. Cette solidarit\u00e9 transnationale permet de cr\u00e9er une pression sur les autorit\u00e9s locales tout en rappelant que le droit \u00e0 l&rsquo;information est essentiel pour la d\u00e9mocratie, la paix et la justice.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Louise Lesoil.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Commission Justice &#038; Paix a re\u00e7u Monsieur D\u00e9o Namujimbo, journaliste congolais, qui incarne la r\u00e9sistance face \u00e0 la censure, l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 et la r\u00e9pression que refl\u00e8te l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me m\u00e9diatique en Afrique centrale. <\/p>","protected":false},"author":57,"featured_media":28887,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_seopress_robots_primary_cat":"none","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[2696,2722,2719],"tags":[3189,3186,3188,3187,3159],"class_list":["post-28884","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites","category-articles-nos-publications","category-nos-publications","tag-exil","tag-journalisme","tag-liberte-dexpression","tag-liberte-de-la-presse","tag-rdcongo"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/28884","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/57"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=28884"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/28884\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":28894,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/28884\/revisions\/28894"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/28887"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=28884"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=28884"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=28884"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}