{"id":23413,"date":"2022-08-18T15:59:15","date_gmt":"2022-08-18T13:59:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.justicepaix.be\/?p=23413"},"modified":"2022-08-30T14:29:20","modified_gmt":"2022-08-30T12:29:20","slug":"temoigner-et-informer-le-challenge-des-images","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/temoigner-et-informer-le-challenge-des-images\/","title":{"rendered":"Testify and inform: the challenge of images"},"content":{"rendered":"\n<p>La question de la repr\u00e9sentation des conflits et de la violence extr\u00eame a suscit\u00e9 bon nombre d\u2019interrogations, \u00e0 commencer par la banalisation du regard face \u00e0 ce type d\u2019\u00e9v\u00e8nement. Les images de la guerre en Ukraine qui nous parviennent aujourd\u2019hui quotidiennement nous font prendre conscience qu\u2019il est n\u00e9cessaire d\u2019instruire le regard, afin de repenser nos mani\u00e8res de voir.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-cover\"><span aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-cover__background has-background-dim\"><\/span><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"720\" height=\"476\" class=\"wp-block-cover__image-background wp-image-23414\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/PPPX1-1.jpg\" data-object-fit=\"cover\" srcset=\"https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/PPPX1-1.jpg 720w, https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/PPPX1-1-300x198.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><div class=\"wp-block-cover__inner-container is-layout-flow wp-block-cover-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-center has-large-font-size\"><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Les mises en garde ne manquent pas vis-\u00e0-vis des dangers li\u00e9s \u00e0 l\u2019esth\u00e9tisation des images de guerre. La multitude de clich\u00e9s qu\u2019on nous montre en permanence dans les m\u00e9dias, que ce soit \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision, dans divers journaux et magazines et d\u00e9sormais sur internet participent de fait \u00e0 une immunisation de notre regard \u00e0 la violence et, par l\u00e0 m\u00eame, \u00e0 l\u2019acceptation sans questionnement de l\u2019esth\u00e9tisation de cette violence. Mais notre regard s\u2019habitue-t-il r\u00e9ellement \u00e0 ces clich\u00e9s d\u2019horreur qu\u2019on nous impose en permanence ? La question de l\u2019image dans le champ de la guerre est plus que tout d\u2019actualit\u00e9, et face aux nouveaux enjeux li\u00e9s \u00e0 la d\u00e9sinformation et aux fake news, il devient n\u00e9cessaire de repenser notre rapport \u00e0 ces images. D\u00e8s le d\u00e9but de l\u2019histoire des conflits et de leurs repr\u00e9sentations, guerre et image ou guerre et repr\u00e9sentation sont indissociables, l\u2019une n\u2019existant plus sans l\u2019autre. Le ph\u00e9nom\u00e8ne de surench\u00e8re de l\u2019image, particuli\u00e8rement pr\u00e9gnant aujourd\u2019hui dans un contexte de m\u00e9fiance des publics envers les journalistes, d\u00e9pend des diff\u00e9rentes formes de construction de l\u2019information et de ses conditions de r\u00e9ception. Il nous am\u00e8nera \u00e0 nous interroger sur le sens v\u00e9hicul\u00e9 par ces images et la v\u00e9rit\u00e9 qui en d\u00e9coule. En quoi l\u2019image, alors qu\u2019elle est produite dans un contexte de guerre, s\u2019inscrit dans des trajectoires qui mettent en regard diff\u00e9rentes formes de visibilit\u00e9 ? Entre l\u2019image produite sur le th\u00e9\u00e2tre des op\u00e9rations, l\u2019image ensuite publi\u00e9e et diffus\u00e9e dans les m\u00e9dias et l\u2019image ins\u00e9r\u00e9e dans le circuit de l\u2019art, qu\u2019en est-il alors de son statut ? Nos fa\u00e7ons de voir la guerre ont chang\u00e9. En prenant comme exemple les images du conflit ukrainien, nous verrons comment il est possible d\u2019adapter notre regard, afin de penser la guerre directement en lien avec diff\u00e9rentes trajectoires de monstration de l\u2019image.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La surench\u00e8re des images<\/h3>\n\n\n\n<p>La \u00ab spatialisation et l\u2019intemporalit\u00e9 \u00bb<sup>1<\/sup> de l\u2019image aujourd\u2019hui induisent sa circulation globale qui, \u00e0 travers le d\u00e9veloppement des nouvelles technologies, l\u2019int\u00e8gre d\u00e9sormais \u00e0 des flux et des vecteurs de diffusion multiples. \u00c0 l\u2019\u00e8re du tout num\u00e9rique, on assiste \u00e0 l\u2019\u00e9mergence de nombreuses plateformes destin\u00e9es \u00e0 accueillir un flot d\u2019images continu, ce qui n\u2019est pas sans cons\u00e9quences sur l\u2019authenticit\u00e9 et l\u2019exploitabilit\u00e9 des documents qui circulent. Cette surench\u00e8re dans la production d\u2019informations am\u00e8ne immanquablement \u00e0 la dilution du statut de l\u2019image qui, soumise aux nouvelles lois de la fiabilit\u00e9, est d\u00e9sormais prise au sein d\u2019un champ d\u2019investigation infini, et dont le sens peut-\u00eatre ais\u00e9ment subverti. Mais n&rsquo;assiste-t-on pas, d\u00e8s lors, \u00e0 une lassitude vis-\u00e0-vis des images ? L\u2019image de guerre, omnipr\u00e9sente aujourd\u2019hui sur internet, mise en circulation permanente, semble perdre de son impact.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Perte de visibilit\u00e9<\/h3>\n\n\n\n<p>Cette surench\u00e8re visuelle provoque une diminution cons\u00e9quente de l\u2019information : plus on expose, moins on per\u00e7oit ce qui <em>doit <\/em>\u00eatre vu. On assiste au ph\u00e9nom\u00e8ne de fragmentation des images par leur diffusion en masse, ph\u00e9nom\u00e8ne qui d\u00e9coule lui-m\u00eame de la fragmentation d\u2019internet. On passe sans cesse d\u2019une image \u00e0 une autre et bien souvent, les m\u00eames images sont rendues visibles de nombreuses fois, car relay\u00e9es par diff\u00e9rents canaux d\u2019information. En int\u00e9grant et en alimentant ces flux massifs de transmission, en \u00ab sur-visibilisant \u00bb les \u00e9v\u00e9nements comme c\u2019est le cas actuellement avec la guerre en Ukraine, il se produit, \u00e0 l\u2019inverse, une perte de visibilit\u00e9 du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019information. Plus il y a d\u2019images de la guerre, plus l\u2019objectivit\u00e9 se joue au d\u00e9triment de l\u2019image individuelle. Elles semblent toutes se ressembler, \u00eatre interchangeables, raconter la m\u00eame histoire et, de surcro\u00eet, voiler la r\u00e9alit\u00e9, obscurcir et bloquer notre perception<sup>2<\/sup>, tout en donnant l\u2019impression d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 la globalit\u00e9 de l\u2019\u00e9v\u00e9nement et de l\u2019information. En r\u00e9alit\u00e9, nous n\u2019en poss\u00e9dons qu\u2019une partie. D\u00e8s lors, comment reconsid\u00e9rer l\u2019origine de ces images, le sens et la signification qui leur sont donn\u00e9s ?<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">\u00ab La violence est visuelle et descriptible \u00bb<sup>3<\/sup><\/h3>\n\n\n\n<p>De tr\u00e8s nombreux journalistes sont pr\u00e9sents en Ukraine pour couvrir les \u00e9v\u00e9nements, accentuant ce ph\u00e9nom\u00e8ne de prolif\u00e9ration et l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration des modes de reproduction des images ne peuvent se faire aujourd\u2019hui sans compter avec l\u2019instantan\u00e9it\u00e9 et l\u2019imm\u00e9diatet\u00e9 de ses processus de m\u00e9diatisation. Dans le domaine du journalisme, la r\u00e9volution num\u00e9rique a profond\u00e9ment modifi\u00e9 les \u00ab conditions de production du r\u00e9cit de l\u2019information. \u00bb<sup>4<\/sup> Nous vivons aujourd\u2019hui la guerre en temps r\u00e9el, du fait de la simultan\u00e9it\u00e9 de la diffusion des images de guerre entre ce qu\u2019il se passe sur le terrain et ce que nous voyons via les informations qui sont diffus\u00e9es dans les m\u00e9dias et sur les r\u00e9seaux sociaux. Par une simple notification, nous recevons l\u2019actualit\u00e9 directement dans nos poches, sur nos smartphones.<\/p>\n\n\n\n<p>Le \u00ab Massacre de Boutcha \u00bb a marqu\u00e9 un tournant dans la repr\u00e9sentation du conflit ukrainien. La d\u00e9couverte de centaines de morts dans la rue et dans des fosses communes a in\u00e9vitablement orient\u00e9 le travail des journalistes qui se devaient de t\u00e9moigner, et \u00e0 tout prix, de l\u2019horreur qu\u2019ils avaient sous les yeux. Les journalistes pr\u00e9sents nous ont ainsi fait parvenir des images aux cadrages tr\u00e8s serr\u00e9s sur des corps en d\u00e9composition depuis plusieurs semaines, sur les visages des victimes. Mais peut-on parler ici d\u2019un manque de pudeur vis-\u00e0-vis des nombreuses photos de cadavres de civils qui ont circul\u00e9 dans les m\u00e9dias et sur les r\u00e9seaux suite \u00e0 ce massacre ? Ces images relay\u00e9es en masse par les m\u00e9dias v\u00e9hiculent une extr\u00eame violence, et on peut se demander : <em>pourquoi ? <\/em>Il y a une r\u00e9elle volont\u00e9 de \u00ab vouloir voir \u00bb ce qui se passe sur le terrain, d\u2019\u00eatre aussi t\u00e9moin, chez soi, sur son t\u00e9l\u00e9phone, de l\u2019horreur qui se passe cette fois-ci non pas \u00e0 des milliers de kilom\u00e8tres, mais en l\u2019occurrence aux portes de l\u2019Europe. Il y a une demande pour ces images d\u2019agonie, l\u2019attrait pour la violence de guerre existe. <a href=\"https:\/\/www.lexpress.fr\/actualite\/monde\/europe\/guerre-en-ukraine-pourquoi-les-images-nous-semblent-si-violentes_2171740.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Et si elles ne sont pas diffus\u00e9es par les m\u00e9dias, le citoyen ira lui-m\u00eame les chercher sur internet<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais peut-on alors d\u00e9cider de la fa\u00e7on dont on regarde et dont on re\u00e7oit de telles images ?<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">\u00c9duquer le regard<\/h3>\n\n\n\n<p>Pour pouvoir appr\u00e9hender et comprendre au mieux une image de guerre, il faut accompagner, sensibiliser et \u00e9duquer le regard. L\u2019image diffus\u00e9e ou publi\u00e9e dans un m\u00e9dia, sur un r\u00e9seau social ou pr\u00e9sent\u00e9 dans le cadre d\u2019une exposition ne porte pas la m\u00eame intention. Sa valeur informative est d\u00e9plac\u00e9e et l\u2019\u0153il du \u00ab&nbsp;regardeur&nbsp;\u00bb s\u2019adapte in\u00e9vitablement au dispositif de monstration qui encadre l\u2019image. \u00ab Dans mon esprit, une expo ne peut se concevoir que dans une intention volontaire, pens\u00e9e dans le cadre d\u2019un espace pr\u00e9cis. De mon point de vue, elle doit raconter des faits avec une approche p\u00e9dagogique. Un d\u00e9but, un milieu, une fin. Cela m\u2019oblige \u00e0 penser diff\u00e9remment, d\u2019y r\u00e9fl\u00e9chir avec soin. Je ne suis plus dans l\u2019information, je ne m\u2019adresse pas \u00e0 des lecteurs assis devant leur tablette ou un journal \u00e0 la main. Ce sont des gens debout qui passent devant un mur. \u00bb<sup>6<\/sup> Ainsi, si on prend l\u2019exemple d\u2019une exposition et du dispositif mus\u00e9al, les faits rapport\u00e9s par un photographe \u00e0 travers ses images et qui y sont expos\u00e9s adoptent une temporalit\u00e9 beaucoup plus longue qu\u2019une image isol\u00e9e et publi\u00e9e dans un journal. Un lien se cr\u00e9e entre l\u2019histoire et la m\u00e9moire collective, gr\u00e2ce \u00e0 la construction d\u2019une narration dans le d\u00e9roul\u00e9 et l\u2019approche des \u00e9v\u00e9nements. La question n\u2019est plus alors de savoir s\u2019il faut ou non montrer et regarder les horreurs de guerre, mais bien plut\u00f4t \u00ab au sein de quel dispositif sensible on le fait. \u00bb<sup>7<\/sup><\/p>\n\n\n\n<p>Les moyens sont multiples pour raconter la r\u00e9alit\u00e9 des faits et documenter le monde c\u2019est, avant tout, offrir un t\u00e9moignage sur les \u00e9v\u00e9nements afin de renseigner et d\u2019instruire pour faire acte de m\u00e9moire, au profit des g\u00e9n\u00e9rations futures. Mais notre attention doit se porter sur la fa\u00e7on dont les \u00e9v\u00e9nements sont rapport\u00e9s, partag\u00e9s et diffus\u00e9s, et au sein de quel contexte, car c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 cet endroit-l\u00e0 que va se porter notre regard. Il en va d\u2019une responsabilit\u00e9 collective, car d\u00e9crypter les informations dont elles sont porteuses est aussi un moyen pour commencer \u00e0 penser la paix.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>H\u00e9l\u00e8ne Mutter.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" type=\"1\" id=\"block-b49562a1-8d2b-4431-ac6c-969562276b8e\"><li>Laurent Gervereau, <em>Histoire du visuel au XXe si\u00e8cle<\/em>, Seuil, Paris, 2003, p. 10.<\/li><li>Peter Weibel, \u00ab La circulation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e des images \u00bb, in catalogue <em>Ravages. Art et culture en p\u00e9riode de conflit<\/em>, \u00c9ditions Fonds Mercator, Bruxelles, 2014, p. 277.<\/li><li>Gary Knight, \u00ab Sortir de la guerre \u00bb, pr\u00e9face de l\u2019ouvrage <em>Imagine : Penser la Paix<\/em>, The VII Foundation, Hemeria \u00e9ditions, Paris, 2020, p. 9.<\/li><li>Andr\u00e9 Gunthert, \u00ab \u201cSans retouche\u201d \u00bb, in <em>\u00c9tudes photographiques <\/em>[En ligne], 22 | septembre 2008, mis en ligne le 18 septembre 2008, p. 14.<\/li><li>Laurent Van der Stockt, \u00ab L\u2019information et rien d\u2019autre \u00bb, in <em>Revue Like<\/em>, \u00ab Photoreporters de guerre \u00bb, n\u00b008, printemps 2022, p. 43.<\/li><li>Jacques Ranci\u00e8re, <em>Le spectateur \u00e9mancip\u00e9<\/em>, La Fabrique \u00e9ditions, Paris, 2008, pp. 106-107.<\/li><\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>The question of the representation of conflicts and extreme violence has raised a number of questions, starting with the trivialization of the view of this type of event. The images of the war in Ukraine that reach us daily today make us aware that it is necessary to educate our eyes, in order to rethink our ways of seeing.<\/p>","protected":false},"author":57,"featured_media":23414,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_seopress_robots_primary_cat":"2696","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[2696,2722,2719],"tags":[2831,2827,2825,2834],"class_list":["post-23413","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites","category-articles-nos-publications","category-nos-publications","tag-acteurs-economiques","tag-paix-securite-defense","tag-prevention-des-conflits","tag-union-europeenne"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23413","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/57"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23413"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23413\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/23414"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23413"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=23413"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=23413"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}