{"id":21127,"date":"2021-12-22T15:58:00","date_gmt":"2021-12-22T14:58:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.justicepaix.be\/?p=21127"},"modified":"2022-02-08T17:31:45","modified_gmt":"2022-02-08T16:31:45","slug":"le-recul-des-droits-des-femmes-lors-des-crises-sanitaires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/le-recul-des-droits-des-femmes-lors-des-crises-sanitaires\/","title":{"rendered":"The decline in women&#039;s rights during health crises"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Les femmes travaillent gratuitement \u00e0 partir d\u2019aujourd\u2019hui<\/em>&nbsp;\u00bb annoncent les journaux chaque ann\u00e9e sans exception pour signaler les in\u00e9galit\u00e9s salariales entre femmes et hommes qui persistent en Europe.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-cover\"><span aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-cover__gradient-background has-background-dim\"><\/span><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" class=\"wp-block-cover__image-background wp-image-21128\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/image_reflex_2-1024x768.jpg\" data-object-fit=\"cover\" srcset=\"https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/image_reflex_2-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/image_reflex_2-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/image_reflex_2-768x576.jpg 768w, https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/image_reflex_2-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/image_reflex_2.jpg 1920w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><div class=\"wp-block-cover__inner-container is-layout-flow wp-block-cover-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-large-font-size\"><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Ce constat se fonde sur une date et une heure symboliques calcul\u00e9es depuis 2015 par la newsletter f\u00e9ministe Les Glorieuses \u00e0 partir des donn\u00e9es de l\u2019Office europ\u00e9en de statistiques Eurostat. Si ces in\u00e9galit\u00e9s entre femmes et hommes sont h\u00e9las d\u00e9j\u00e0 bien connues, ce n\u2019est pas pour autant qu\u2019elles diminuent. Bien au contraire. L\u2019\u00e9cart s\u2019est m\u00eame creus\u00e9 passant de 14,1% en 2019 \u00e0 plus de 15% en 2020 et \u00e0 16,5% en 2021<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>. D\u00e8s 2004 l\u2019historienne et professeure \u00e9m\u00e9rite \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Libre de Bruxelles, Eliane Gubin, affirmait que \u00ab&nbsp;<em>l\u2019\u00e9galit\u00e9 salariale, inscrite dans toutes les grandes conventions internationales depuis la fin de la Premi\u00e8re Guerre, n\u2019est toujours pas appliqu\u00e9e&nbsp;<\/em>\u00bb. Force est de constater que, 17 ans plus tard, le probl\u00e8me se pose encore.<\/p>\n\n\n\n<p>Par \u00e9galit\u00e9 salariale il faut entendre \u00ab&nbsp;<em>\u00e0 travail \u00e9gal, salaire \u00e9gal&nbsp;<\/em>\u00bb. Ce principe est pourtant consacr\u00e9 dans le trait\u00e9 de Rome de 1957 et dans chaque l\u00e9gislation nationale europ\u00e9enne mais il semble se heurter perp\u00e9tuellement \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 nettement plus complexe des femmes dans le monde du travail. Arriv\u00e9es en derni\u00e8re sur le march\u00e9 de l\u2019emploi, les femmes ont le plus souvent acc\u00e8s \u00e0 des postes moins r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s comme \u00e0 des emplois \u00ab&nbsp;atypiques&nbsp;\u00bb (horaires d\u00e9cal\u00e9s, temps partiels, CDD, etc.). Et on sait bien que ce sont elles qui r\u00e9duisent le plus souvent leurs activit\u00e9s afin de s\u2019occuper des enfants, ce qui met bien entendu un frein \u00e0 leur carri\u00e8re face \u00e0 leurs homologues masculins. De plus, les femmes prennent en charge plus des trois quarts du travail domestique dans les foyers, tel un second emploi non r\u00e9mun\u00e9r\u00e9. Cette \u00ab&nbsp;r\u00e9partition des t\u00e2ches&nbsp;\u00bb dans les couples h\u00e9t\u00e9rosexuels, par exemple, permet aux hommes de se concentrer non seulement sur leurs carri\u00e8res mais aussi sur leurs loisirs. Tandis que 42% des femmes, dans le monde, ne peuvent pas prendre un travail r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 \u00e0 cause de la charge de travail domestique qu\u2019elles effectuent<a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>. Une fois de plus, ces \u00e9l\u00e9ments ne sont pas nouveaux mais ils se sont accentu\u00e9s avec la crise du Covid-19, particuli\u00e8rement lors du confinement.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors que les premi\u00e8res \u00e9tudes paraissent en Europe concernant l\u2019impact du confinement et de la pand\u00e9mie sur le monde du travail, que nous apprend la crise du Covid-19 sur le recul des droits des femmes&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\" id=\"droits-des-femmes-en-temps-de-crise\"><strong>Droits des femmes en temps de crise<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>N\u2019oubliez jamais qu\u2019il suffira d\u2019une crise politique, \u00e9conomique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question<\/em>&nbsp;\u00bb avertissait Simone de Beauvoir. Les crises environnementales et sanitaires ne font pas exception.<\/p>\n\n\n\n<p>Les crises sanitaires du SRAS, de Zika et d\u2019\u00c9bola ont jou\u00e9 un r\u00f4le important sur le renforcement des in\u00e9galit\u00e9s professionnelles entre femmes et hommes, r\u00f4le pourtant curieusement peu analys\u00e9&nbsp;: sur 29 000 articles publi\u00e9s, 1% seulement \u00e9tudient l\u2019impact du genre dans les crises sanitaires<a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a>. Ces rares publications ont mis en \u00e9vidence que les femmes, comme elles occupent majoritairement les m\u00e9tiers du soin et de la sant\u00e9, sont en premi\u00e8re ligne des crises sanitaires. Applaudies pour leur travail <em>essentiel<\/em>, ces femmes ont pourtant \u00e9t\u00e9 sous-r\u00e9mun\u00e9r\u00e9es, d\u00e9valoris\u00e9es et, priv\u00e9es de toute protection sanitaire. En avril 2020, durant le premier confinement en Belgique, 61,9% des cas confirm\u00e9s de Covid \u00e9taient des femmes contre 38,1% des hommes<a href=\"#_ftn4\">[4]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Julie Smith, chercheuse en politique de sant\u00e9 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Simon Fraser, a \u00e9galement pu d\u00e9montrer que les \u00ab&nbsp;<em>revenus des hommes reviennent plus rapidement \u00e0 ce qu\u2019ils \u00e9taient avant l\u2019\u00e9clatement de la crise que les revenus des femmes<\/em>&nbsp;\u00bb<a href=\"#_ftn5\">[5]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Les premi\u00e8res \u00e9tudes sur la crise du Covid-19 prennent le soin d\u2019expliquer qu\u2019il est encore trop t\u00f4t pour faire un lien entre in\u00e9galit\u00e9s de genre et Covid. Pourtant, les effets de cette crise semblent d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 suivre exactement la m\u00eame trajectoire de ceux des pr\u00e9c\u00e9dentes pand\u00e9mies. D\u00e8s mars 2020, quelques associations alertaient d\u00e9j\u00e0 sur les risques li\u00e9s au confinement sur quatre points pr\u00e9cis&nbsp;: vuln\u00e9rabilit\u00e9 \u00e9conomique plus forte pour les femmes, risques accrus de violences domestiques, augmentation en Europe des st\u00e9r\u00e9otypes li\u00e9s au genre et difficult\u00e9 d\u2019acc\u00e8s aux soins.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\" id=\"inegales-face-a-l-emploi\"><strong>In\u00e9gales face \u00e0 l\u2019emploi<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>Alessandra Mezzadri<a href=\"#_ftn6\">[6]<\/a> expliquait d\u00e8s avril 2020 que les m\u00e9dias se sont essentiellement focalis\u00e9s sur les classes moyennes jonglant entre t\u00e9l\u00e9travail et \u00e9cole \u00e0 la maison. Pour celles et ceux qui ont d\u00fb se soumettre au t\u00e9l\u00e9travail, de nouveaux risques ont \u00e9merg\u00e9 et ont \u00e9t\u00e9 abondamment d\u00e9crits : stress, perte de sens, impossibilit\u00e9 de se d\u00e9connecter du travail, \u00e9puisement \u00e9motionnel li\u00e9 \u00e0 la peur de la pand\u00e9mie et de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 de l\u2019emploi.<\/p>\n\n\n\n<p>Si ces risques n\u2019ont pas de <em>genre, <\/em>de nombreuses femmes ont signal\u00e9 ne pas avoir d\u2019espace \u00e0 elles, de <em>chambre \u00e0 soi<\/em> comme disait Virginia Woolf, pour effectuer leur travail. Rien qu\u2019en France 42% des femmes ont d\u00fb t\u00e9l\u00e9-travailler dans une pi\u00e8ce partag\u00e9e contre seulement 26% des hommes. Ce manque d\u2019espace les rend plus vuln\u00e9rables aux risques psychosociaux et particuli\u00e8rement \u00e0 l\u2019\u00e9puisement professionnel.<\/p>\n\n\n\n<p>Une grande majorit\u00e9 des femmes a en r\u00e9alit\u00e9 tout simplement perdu son emploi<a href=\"#_ftn7\">[7]<\/a>. Si la suppression de postes en raison de la crise semble avoir touch\u00e9 les femmes et les hommes de la m\u00eame fa\u00e7on, la chercheuse et \u00e9conomiste Anne Boring<a href=\"#_ftn8\">[8]<\/a>, elle, nous fait remarquer qu\u2019il n\u2019est pas encore possible de savoir si chez bon nombre de femmes l\u2019arr\u00eat du travail n\u2019est pas li\u00e9 \u00e0 d\u2019autres r\u00e9alit\u00e9s. Boring prend l\u2019exemple de la fermeture des \u00e9tablissements scolaires pour expliquer que certaines femmes n\u2019ont eu d\u2019autre choix que d\u2019arr\u00eater leurs activit\u00e9s pour pouvoir s\u2019occuper des enfants. Le calcul \u00e9conomique semble \u00e9vident&nbsp;: si le conjoint gagne plus d\u2019argent, il parait \u00e9videmment sens\u00e9 pour les femmes d\u2019abandonner le travail le moins r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 pour s\u2019occuper des t\u00e2ches domestiques et de l\u2019\u00e9cole \u00e0 domicile. Bien qu\u2019\u00e0 court terme ce choix soit judicieux, voire s\u2019impose pour des couples aux revenus limit\u00e9s, c\u2019est moins le cas lorsque cela concerne l\u2019avanc\u00e9e professionnelle de la femme, ses possibilit\u00e9s d\u2019\u00e9volution \u00e9conomique ainsi que hi\u00e9rarchique.<\/p>\n\n\n\n<p>Et ce choix&nbsp;? A-t-il r\u00e9ellement \u00e9t\u00e9 dict\u00e9 uniquement par la raison \u00e9conomique&nbsp;? Il semble qu\u2019il soit tout \u00e9galement influenc\u00e9 par des valeurs d\u00e9j\u00e0 bien ancr\u00e9es avant la crise sanitaire.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\" id=\"les-stereotypes-ont-la-vie-dure\"><strong>Les st\u00e9r\u00e9otypes ont la vie dure<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>De nombreux pays europ\u00e9ens ont profit\u00e9 du confinement pour effectuer divers sondages concernant l\u2019\u00e9volution des valeurs et croyances pendant la p\u00e9riode incertaine du confinement. En France, par exemple, l\u2019European Values Studies expliquait en 2018 que 8% des hommes pensaient d\u00e9j\u00e0 que le \u00ab <em>travail d\u2019un homme, c\u2019est de gagner de l\u2019argent, celui d\u2019une femme de s\u2019occuper de la maison et de la famille<\/em> \u00bb. La proportion d\u2019hommes tenant ces propos a tout simplement doubl\u00e9 pendant la crise du Covid, passant \u00e0 16% pendant le confinement. La crise du Covid s\u2019est traduite, entre autres, par une adh\u00e9sion nettement accrue aux normes sociales sexistes et patriarcales alors m\u00eame que ces valeurs n\u2019avaient cess\u00e9 de diminuer depuis une vingtaine d\u2019ann\u00e9es<a href=\"#_ftn9\">[9]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Certes, ces chiffres montrent que l\u2019ensemble de la population europ\u00e9enne n\u2019adh\u00e8re pas \u00e0 ces valeurs et n\u2019y a pas plus adh\u00e9r\u00e9 pendant le confinement. Mais ces chiffres, qui mettent en \u00e9vidence que le confinement suffit \u00e0 doubler la proportion d\u2019hommes qui peuvent exprimer que le r\u00f4le d\u2019une femme est \u00ab&nbsp;<em>de s\u2019occuper de la maison et de la famille<\/em>&nbsp;\u00bb n\u2019en restent pas moins inqui\u00e9tants. De plus, cela ne signifie pas que dans la pratique la charge des femmes n\u2019a pas augment\u00e9, par habitude ou par facilit\u00e9. Par exemple en Belgique, avant m\u00eame la crise sanitaire, les t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res \u00e9taient r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 81% par des femmes contre seulement 33% par des hommes d\u2019apr\u00e8s l\u2019Institut pour l\u2019\u00c9galit\u00e9 des Femmes et des Hommes.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme l\u2019affirme le sociologue fran\u00e7ais Jean-Claude Kaufmann <strong>\u00ab <em>certains enjeux majeurs de notre \u00e9poque, telle l\u2019\u00e9galit\u00e9 entre hommes et femmes, sont \u00e9troitement d\u00e9pendants des gestes les plus simples<\/em> \u00bb.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9confinement et la r\u00e9ouverture des \u00e9tablissements scolaires ont pu soulager les femmes. Mais rien ne prouve que ces derni\u00e8res aient retrouv\u00e9 du travail, encore moins un travail correctement r\u00e9mun\u00e9r\u00e9, ni que les in\u00e9galit\u00e9s se soient r\u00e9sorb\u00e9es d\u00e8s que l\u2019Europe a rouvert les espaces publics. D\u2019autant que leur exposition aux risques psychosociaux (stress, \u00e9puisement professionnel et pourrait-on dire \u00e9puisement \u00ab&nbsp;domestique&nbsp;\u00bb\u2026) a \u00e9t\u00e9, \u00e0 la lumi\u00e8re de ce que nous avons d\u00e9j\u00e0 rapidement parcouru, sup\u00e9rieure \u00e0 celle des hommes. Et d\u2019autant que nous disposons actuellement d\u2019\u00e9tudes qui tendent \u00e0 montrer des cons\u00e9quences importantes li\u00e9es \u00e0 la crise sanitaire sur le plan de la sant\u00e9 mentale et psychologique. Le Conseil wallon de l\u2019\u00e9galit\u00e9 entre hommes et femmes (CWEHF) avance que les cons\u00e9quences des deux derni\u00e8res ann\u00e9es sont largement sous-estim\u00e9es chez les femmes en mati\u00e8re de sant\u00e9 mentale et physique.<\/p>\n\n\n\n<p>Afin de trouver des solutions durables, <strong>la premi\u00e8re \u00e9tape ne serait-elle pas de r\u00e9aliser de v\u00e9ritables analyses genr\u00e9es de la crise sanitaire que nous sommes en train de traverser&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9tape fondamentale&nbsp;: le faible nombre d\u2019\u00e9tudes portant sur l\u2019impact du genre lors des crises sanitaires pr\u00e9c\u00e9dentes devrait nous inciter cette fois \u00e0 en mesurer l\u2019importance. N\u2019oublions pas que si la pand\u00e9mie du coronavirus a impact\u00e9 durablement nos soci\u00e9t\u00e9s, ce sont ces femmes qui \u00e9taient (et qui sont encore) en premi\u00e8re ligne qui en sont les premi\u00e8res victimes invisibles.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Alice Auxenfants.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Parlement Europ\u00e9en, Comprendre l\u2019\u00e9cart de r\u00e9mun\u00e9ration entre hommes et femmes, 2020.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> Oxam International, Quand l\u2019ultra-richesse prosp\u00e8re au d\u00e9triment des plus pauvres et des femmes, janvier 2020.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> Lewis Helen, The Coronavirus is a disaster for feminism, The Atlantic, 19 mars 2020.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a> Sur l\u2019urgence d\u2019apporter une r\u00e9ponse \u00ab&nbsp;Post-Covid-19&nbsp;\u00bb sensible au genre, rapport du Conseil Wallon de l\u2019\u00c9galit\u00e9 entre Hommes et Femmes, avis n\u00b074 du 20\/07\/2020.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a> Lewis Helen, op. cit.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a> A crisis like no other: social reproduction and the regeneration of capitalist life during the COVID\u2026, Alessandra Mezzadri, 20 April 2020.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\">[7]<\/a> Mezzadri, op. cit.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref8\">[8]<\/a> Boring, A.,&nbsp;S\u00e9nac, R.,&nbsp;Dominguez, M.,&nbsp;Mercat-Bruns, M. &amp;&nbsp;P\u00e9rivier, H. (2020). La crise sanitaire et les in\u00e9galit\u00e9s entre les sexes en France. Dans : Marc Lazar \u00e9d.,&nbsp;<em>Le monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui&nbsp;: Les sciences sociales au temps de la Covid<\/em>&nbsp;(pp. 117-131). Paris&nbsp;: Presses de Sciences Po.&nbsp;<a href=\"https:\/\/doi-org.ezproxy.ulb.ac.be\/10.3917\/scpo.lazar.2020.01.0117\">https:\/\/doi-org.ezproxy.ulb.ac.be\/10.3917\/scpo.lazar.2020.01.0117&Prime;<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref9\">[9]<\/a> Ibid.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u201cWomen work for free from today\u201d announce the newspapers every year without exception to point out the salary inequalities between women and men which persist in Europe.<\/p>","protected":false},"author":57,"featured_media":21128,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_seopress_robots_primary_cat":"2696","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[2696,2722,2719],"tags":[2899,2824,2830,2819],"class_list":["post-21127","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites","category-articles-nos-publications","category-nos-publications","tag-democratie-2","tag-droits-humains","tag-genre","tag-questions-sociales"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21127","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/57"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=21127"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21127\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/21128"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=21127"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=21127"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=21127"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}