{"id":15186,"date":"2017-12-14T11:32:34","date_gmt":"2017-12-14T11:32:34","guid":{"rendered":"https:\/\/demop.netbaz.be\/2021\/jp\/2017\/12\/14\/biens-communs-changeons-notre-axe-de-valeurs\/"},"modified":"2021-04-14T11:51:07","modified_gmt":"2021-04-14T11:51:07","slug":"biens-communs-changeons-notre-axe-de-valeurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/biens-communs-changeons-notre-axe-de-valeurs\/","title":{"rendered":"Common goods: let&#039;s change our axis of values!"},"content":{"rendered":"\n\n<p class=\"post_excerpt\">Le terme \u00ab bien commun \u00bb sert toutes les causes actuellement. Pourtant, le sens de cette notion est loin d\u2019\u00eatre simple \u00e0 saisir, notamment parce que trois approches, certes compl\u00e9mentaires mais n\u00e9anmoins tr\u00e8s diff\u00e9rentes, coexistent. L\u2019une d\u2019elle pourrait se r\u00e9v\u00e9ler particuli\u00e8rement porteuse en cette p\u00e9riode de crise\u2026 \n\n<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" alignleft size-full wp-image-15184\" src=\"http:\/\/demop.netbaz.be\/2021\/jp\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/jpg_4824704740_0c8b122fbc_b.jpg\" alt=\"4824704740_0c8b122fbc_b.jpg\" align=\"left\" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/jpg_4824704740_0c8b122fbc_b.jpg 1024w, https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/jpg_4824704740_0c8b122fbc_b-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/jpg_4824704740_0c8b122fbc_b-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/>\n<sup>\n[\/Photo : vincent desjardins, flickr\n\/]<\/sup><\/p>\n\n\n<!--more-->\n\nLe terme \u00ab bien commun \u00bb sert toutes les causes actuellement. Pourtant, le sens de cette notion est loin d\u2019\u00eatre simple \u00e0 saisir, notamment parce que trois approches, certes compl\u00e9mentaires mais n\u00e9anmoins tr\u00e8s diff\u00e9rentes, coexistent. L\u2019une d\u2019elle pourrait se r\u00e9v\u00e9ler particuli\u00e8rement porteuse en cette p\u00e9riode de crise\u2026 \n\nLes crises se multiplient, le syst\u00e8me actuel craque de toutes parts. Face \u00e0 cette d\u00e9b\u00e2cle annonc\u00e9e, on observe que, dans de nombreux champs, des acteurs s\u2019inscrivent dans un mouvement dont la diversit\u00e9 n\u2019a d\u2019\u00e9gal que la cr\u00e9ativit\u00e9 mais qui est partout caract\u00e9ris\u00e9 par une approche diff\u00e9rente de la gestion de ce qui est consid\u00e9r\u00e9 comme bien commun. \n\u00ab Bien commun \u00bb, voil\u00e0 le mot lanc\u00e9 !  Ailleurs on parlera de commons, de biens communs, de communs. La racine de ces diff\u00e9rents termes est le mot latin communis, qui signifie ce qui est commun, appartient \u00e0 plusieurs ou \u00e0 tous. Mais au-del\u00e0 de cette base, que recouvrent ces termes ? Parle-t-on toujours de la m\u00eame chose quand on emploie l\u2019expression \u00ab bien commun \u00bb? Et puis, comment expliquer le succ\u00e8s contemporains de cette notion ?\nPour aborder ces questions et comprendre pourquoi des interpr\u00e9tations diff\u00e9rentes existent, notre \u00ab angle d\u2019attaque \u00bb sera l\u2019\u00e9volution historique du concept, \u00e0 l\u2019origine de trois conceptions diff\u00e9rentes. \n\nLa plus ancienne est philosophique et peut \u00eatre rattach\u00e9e \u00e0 la fois \u00e0 Aristote et \u00e0 la doctrine sociale de l\u2019Eglise catholique quant \u00e0 la recherche du bien commun. Une deuxi\u00e8me approche est issue de la recherche d\u2019Elinor Ostrom qui, \u00e0 la fin du XXe si\u00e8cle, concentra ses travaux sur les formes d\u2019auto-organisation et d\u2019auto-gouvernance de l\u2019action collective. Enfin, nous envisagerons une approche plus r\u00e9cente de la notion de \u00ab biens communs \u00bb, celle des commoning, n\u00e9e d\u2019une remise en question fondamentale du mod\u00e8le marchand actuel.  \nCes \u00e9l\u00e9ments nous permettront de comprendre en quoi cette question nous concerne, en tant que citoyens et responsables politiques belges. En effet, si chacun doit prendre sa part pour sortir de la crise actuelle, les biens communs constituent une piste \u00e0 consid\u00e9rer s\u00e9rieusement&#8230; \n\n<bloc> Petit pr\u00e9cis historico-conceptuel \n\nCommen\u00e7ons par un bref rappel des racines historiques du terme \u00ab communs \u00bb, entendus comme ressources. Ceci permettra de comprendre \u00e0 partir d\u2019o\u00f9 a eu lieu l\u2019\u00e9largissement -voire le d\u00e9tournement- de sens, cr\u00e9ant progressivement la confusion entre diff\u00e9rents mots. Nous nous attacherons aux diff\u00e9rentes conceptions dans un second temps. \n\nHistoriquement, au Moyen-Age, on emploie en anglais le terme \u00ab commons \u00bb <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_1');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_1');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_15186_1_1\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[1]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_1\" class=\"footnote_tooltip\">Tine de Moor pr\u00e9cise qu\u2019on parlait de Genossenschaften en Allemand, de markegenootschappen ou de meenten en N\u00e9erlandais, etc. Voir DE MOOR, T., \u201cFrom common pastures to global commons : a&nbsp;&#x2026; <span class=\"footnote_tooltip_continue\"  onclick=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_1');\">Continuer la lecture<\/span><\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_15186_1_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script> (les communaux) pour faire r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une terre g\u00e9r\u00e9e collectivement comme p\u00e2turage ou prairie. Les conditions de gestion de ces terres variaient d\u2019une communaut\u00e9 \u00e0 l\u2019autre mais elles \u00e9taient toujours clairement \u00e9tablies et l\u2019acc\u00e8s aux terres n\u2019\u00e9tait pas ouvert \u00e0 tous (ces \u00e9l\u00e9ments seront importants pour la suite). Il y avait donc une sorte d\u2019institutionnalisation de cette gestion et ce, un peu partout en Europe. On observe pourtant, d\u00e8s la fin du Moyen-Age, que cette gestion collective des terres est concurrenc\u00e9e \u2013 puis remplac\u00e9e \u2013 par la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_2');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_2');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_15186_1_2\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[2]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_2\" class=\"footnote_tooltip\">Il s\u2019agit du d\u00e9but du mouvement des \u201cenclosures\u201d en Angleterre, qui eut son \u00e9quivalent ailleurs en Europe.<\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_15186_1_2').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_2', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>. \nDepuis les ann\u00e9es \u201860, le terme \u00ab communs \u00bb n\u2019est plus seulement utilis\u00e9 pour la terre mais pour toute une s\u00e9rie de biens collectifs, y compris virtuels comme l\u2019Internet.\n\nComment les reconna\u00eetre ? Sur la base de la classification \u00e9conomique \u00ab classique \u00bb des biens (voir tableau ci-dessous en anglais), deux caract\u00e9ristiques principales peuvent \u00eatre pr\u00eat\u00e9es aux biens communs : la non-rivalit\u00e9 (leur usage n\u2019entra\u00eene pas de diminution de la quantit\u00e9 disponible pour les autres usagers) et la non-exclusion (il est impossible d\u2019exclure quiconque de leur usage). Mais il importe de nuancer ce propos et de consid\u00e9rer que certaines ressources, qualifi\u00e9es de biens communs, se trouvent parfois \u00e0 la fronti\u00e8re avec d\u2019autres cat\u00e9gories, voire rel\u00e8vent de ces autres cat\u00e9gories. Approfondissons donc ce tableau\u2026  \n<img decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-15185\" src=\"http:\/\/demop.netbaz.be\/2021\/jp\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/png_laure.png\" alt=\"laure.png\" align=\"center\" width=\"346\" height=\"242\" srcset=\"https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/png_laure.png 346w, https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/png_laure-300x210.png 300w\" sizes=\"(max-width: 346px) 100vw, 346px\" \/>\nCr\u00e9dit photo :  Created by Peoplecreations &#8211; Freepik.com\n\nLes biens publics (public goods) sont ceux que tous peuvent utiliser sans en retirer \u00e0 d\u2019autres la possibilit\u00e9 d\u2019usage (non-rivalit\u00e9). Par exemple, on ne peut permettre \u00e0 certains et pas \u00e0 d\u2019autres de b\u00e9n\u00e9ficier de l\u2019\u00e9clairage public dans une rue. Il ne s\u2019agit toutefois pas forc\u00e9ment de biens g\u00e9r\u00e9s par l\u2019Etat. Ainsi, la lumi\u00e8re du soleil est-elle disponible pour tous mais n\u2019est pas appropriable. Concernant les ressources communautaires (common-pool goods), les poissons en sont un bon exemple. Leurs stocks peuvent \u00eatre sur-exploit\u00e9s (rivalit\u00e9) mais il est difficile d\u2019emp\u00eacher quelqu\u2019un de p\u00eacher du poisson (exclusion). Tine de Moor pr\u00e9cise toutefois que si il existe, en th\u00e9orie, des biens r\u00e9ellement en acc\u00e8s libre, c\u2019est peu le cas en pratique <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_3');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_3');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_15186_1_3\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[3]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_3\" class=\"footnote_tooltip\">DE MOOR, T., \u201cFrom common pastures to global commons : a historical perspective on interdisciplinary approaches to commons\u201d, in Natures Sciences Soci\u00e9t\u00e9s 19, 2011, p. 428.<\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_15186_1_3').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_3', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script> . En effet, pour garder ce m\u00eame exemple de poissons, les p\u00eacheries sont soumises \u00e0 des quotas et donc \u00e0 des limites d\u2019exploitation. \n\nLes biens dits \u00ab de club \u00bb ou \u00ab \u00e0 p\u00e9age \u00bb (club goods ou toll goods), comme par exemple la t\u00e9l\u00e9vision par satellite ou les autoroutes, sont des biens dont il est ais\u00e9 de refuser l\u2019acc\u00e8s mais dont l\u2019exploitation ne retire rien aux autres. Signalons que les \u00ab communs \u00bb tels qu\u2019ils existaient historiquement (terre g\u00e9r\u00e9es par diff\u00e9rentes personnes) se rapprochent de cette cat\u00e9gorie puisque, pour pouvoir exploiter la terre ou le champ, les paysans devaient s\u2019acquitter de certaines obligations, faire partie d\u2019un groupe, en quelque sorte un \u00ab club \u00bb.\n\nComme le souligne Tine De Moor, cette cat\u00e9gorisation ne doit pas faire oublier que certaines ressources peuvent appartenir \u00e0 une \u00ab case \u00bb ou l\u2019autre en fonction de l\u2019usage ou du type de gestion qui en est fait. Dans la r\u00e9alit\u00e9, rien n\u2019est aussi fig\u00e9 que le tableau et il n\u2019y a pas \u00e0 proprement parler d\u2019attribution \u00ab naturelle \u00bb de certains biens ou ressources \u00e0 certaines approches. Certains biens pourraient m\u00eame se retrouver entre deux cases. L\u2019exemple de l\u2019air est int\u00e9ressant \u00e0 cet \u00e9gard. A priori ressource pouvant \u00eatre catalogu\u00e9e comme \u00ab bien d\u2019acc\u00e8s direct \u00bb, l\u2019air fait de plus en plus l\u2019objet d\u2019une gestion attentive, \u00e9tant donn\u00e9s les risques li\u00e9s \u00e0 sa pollution. La cr\u00e9ation des permis d\u2019\u00e9missions de gaz \u00e0 effets de serre am\u00e8ne donc, en quelque sorte, \u00e0 une appropriation th\u00e9orique de cette ressource et \u00e0 une gestion priv\u00e9e.  Un pas plus loin mais dans la m\u00eame ligne que Ostrom dont il sera question plus loin, Camille Meyer pr\u00e9cise que \u00ab la reconnaissance de ressources comme \u00ab communs \u00bb \u00e9mane de leur gestion collective, en particulier l\u2019implication d\u2019utilisateurs dans la co-production de r\u00e8gles de gestion pour ces ressources partag\u00e9es \u00bb <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_4');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_4');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_15186_1_4\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[4]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_4\" class=\"footnote_tooltip\">MEYER, C., Social Finance and the Commons, Th\u00e8se D\u00e9fendue \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Libre de Bruxelles, Bruxelles, 2017, p.43. Traduction personnelle.<\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_15186_1_4').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_4', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>.\n\nDes biens comme l\u2019information ou la connaissance se retrouveraient dans la partie gauche du tableau. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, Internet n\u2019est pas toujours aussi \u00ab acc\u00e8s libre \u00bb qu\u2019on pourrait le penser aux premiers abords. Des mots de passe restreignent l\u2019acc\u00e8s \u00e0 certaines donn\u00e9es et il est indispensable de disposer de certains outils pour y acc\u00e9der.\n\nCes pr\u00e9cisions terminologiques apport\u00e9es, voyons \u00e0 pr\u00e9sent trois diff\u00e9rentes conceptions de la notion de \u00ab bien commun \u00bb, qui permettront d\u2019encore mieux cerner pourquoi certaines confusions terminologiques peuvent exister, en fonction de la \u00ab tradition \u00bb \u00e0 laquelle les uns et les autres se r\u00e9f\u00e8rent. \n<\/bloc>\n\n<bloc> Approche aristot\u00e9licienne et la doctrine sociale de l\u2019Eglise\n\nLa premi\u00e8re approche, philosophique, est fonci\u00e8rement li\u00e9e \u00e0 la notion de \u00ab communaut\u00e9 \u00bb et \u00e9mane de la tradition aristot\u00e9licienne et de la doctrine sociale de l\u2019Eglise. Selon ces traditions, les \u00eatres humains sont des \u00eatres sociaux qui satisfont leurs besoins et se d\u00e9veloppent comme personnes lorsqu\u2019ils sont en contact avec d\u2019autres. Cette notion du bien commun rel\u00e8ve donc d\u2019une hypoth\u00e8se philosophique qui articule relations interpersonnelles et soci\u00e9t\u00e9 dans son ensemble : un individu, membre d\u2019une communaut\u00e9, doit chercher \u00e0 am\u00e9liorer sa condition tout en pensant au bien-\u00eatre de l\u2019humanit\u00e9 tout enti\u00e8re <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_5');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_5');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_15186_1_5\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[5]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_5\" class=\"footnote_tooltip\">MELE, D., \u00ab The Firm as a \u201cCommunity of Persons\u201d: A Pillar of Humanistic Business Ethos \u00bb, in Journal of Business Ethics, 106(1), 2012, 89-101.<\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_15186_1_5').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_5', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>. Pour d\u00e9finir le bien commun, l\u2019Eglise catholique se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 l\u2019Encyclique Mater et magistra (1961) : \u00ab l\u2019ensemble des conditions sociales permettant \u00e0 la personne d\u2019atteindre mieux et plus facilement son plein \u00e9panouissement \u00bb (MM 65). Le bien commun, c\u2019est aussi le \u00ab bien du \u2018nous-tu\u2019, selon l\u2019expression de Beno\u00eet XVI dans l\u2019Encyclique Caritas in veritate : \u00ab C\u2019est le bien du \u2018nous-tous\u2019, constitu\u00e9 d\u2019individus, de familles et de groupes interm\u00e9diaires qui forment une communaut\u00e9 sociale. Ce n\u2019est pas un bien recherch\u00e9 pour lui-m\u00eame, mais pour les personnes qui font partie de la communaut\u00e9 sociale et qui, en elle seule, peuvent arriver r\u00e9ellement et plus efficacement \u00e0 leur bien \u00bb (CV 7)\n\nL\u2019Eglise catholique estime ainsi qu\u2019un principe central pour servir le bien commun est celui de la destination universelle des biens. En d\u2019autres termes, la propri\u00e9t\u00e9 n\u2019est l\u00e9gitime que si elle sert un int\u00e9r\u00eat plus large que celui de l\u2019individu. Cette vision du bien commun am\u00e8ne donc la notion de coop\u00e9ration, d\u2019altruisme et d\u2019humanisme, \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 de collaborations opportunistes entre humains \u00e9go\u00efstes et rationnels. \n \nLe bien commun dont il est question ici est donc abstrait et se situe au niveau d\u2019un objectif noble vers lequel tendre. \n<\/bloc>\n\n\n<bloc> L\u2019approche n\u00e9o-institutionnaliste d\u2019Elinor Ostrom  \n\nLa conception suivante se situe \u00e0 un tout autre niveau, celui plus concret des ressources (naturelles ou autres) en tant que telles. Ce sont les travaux de Elinor Ostrom qui, dans les ann\u00e9es \u201990, replacent la question de la gestion des biens communs sous le feu des projecteurs. Couronn\u00e9es du Prix Nobel d\u2019\u00e9conomie <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_6');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_6');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_15186_1_6\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[6]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_6\" class=\"footnote_tooltip\">En r\u00e9alit\u00e9, il s\u2019agit du Prix de Su\u00e8de en sciences \u00e9conomiques en m\u00e9moire d\u2019Alfred Nobel, souvent appel\u00e9 \u201cPrix Nobel d\u2019Economie\u201d.<\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_15186_1_6').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_6', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script> en 2009, ses recherches visaient \u00e0 montrer la fa\u00e7on dont diverses communaut\u00e9s du monde entier s\u2019organisent pour g\u00e9rer en commun des ressources naturelles telles qu\u2019une for\u00eat, un fleuve, etc. L\u2019innovation de son travail est qu\u2019elle ne se concentre plus sur la nature de ressource (qui la d\u00e9finirait comme commun ou non) mais envisage plut\u00f4t que c\u2019est son mode de gestion et le cadre institutionnel\/r\u00e9glementaire qui vont l\u2019\u00e9riger en commun ou pas.\n\nPour \u00e9viter la surexploitation des ressources, Ostrom a remarqu\u00e9 que les communaut\u00e9s, d\u2019un c\u00f4t\u00e9 \u00e0 l\u2019autre du globe, se donnent des normes et des r\u00e8gles similaires qui permettent d\u2019une part de prot\u00e9ger durablement leurs ressources et d\u2019autre part de renforcer les liens sociaux. L\u2019ensemble des cas analys\u00e9s lui ont permis de d\u00e9finir 8 crit\u00e8res de r\u00e9ussite \u00e0 la gestion des biens communs: limite et acc\u00e8s clairement d\u00e9finis, r\u00e8gles concordantes, ar\u00e8nes de choix collectif, surveillance, sanctions graduelles, m\u00e9canismes de r\u00e9solution des conflits, droits d\u2019organisation reconnus, unit\u00e9s (de production) imbriqu\u00e9es.  \n\nCe cadre ancr\u00e9 dans la pratique de terrain a amen\u00e9 \u00e0 remettre totalement en cause la \u00ab trag\u00e9die des biens communs \u00bb du socio-biologiste Garret Hardin, dont le mod\u00e8le, d\u00e9velopp\u00e9 dans les ann\u00e9es \u201960, avait pourtant fortement marqu\u00e9 la r\u00e9flexion sur le sujet pendant des d\u00e9cennies. Nous n\u2019entrerons pas ici dans les d\u00e9tails <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_7');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_7');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_15186_1_7\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[7]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_7\" class=\"footnote_tooltip\">HARDIN, G., \u201cThe tragedy of the Commons\u201d, in Science, vol.162, n\u00b0 3859, Washington DC, 13 d\u00e9cembre 1968.<\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_15186_1_7').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_7', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>, mais le postulat de Hardin est le suivant : d\u00e8s lors qu\u2019une ressource est en libre acc\u00e8s, elle ne peut qu\u2019\u00eatre surexploit\u00e9e par les utilisateurs, ceux-ci cherchant \u00e0 y puiser sans limite. L\u2019exemple est celui d\u2019un p\u00e2turage commun \u00e0 tout un village, o\u00f9 chaque \u00e9leveur chercherait \u00e0 mettre toujours plus de b\u00e9tail puisque les b\u00e9n\u00e9fices li\u00e9s \u00e0 l\u2019ajout d\u2019un animal seraient bien sup\u00e9rieurs au prix \u00e0 payer pour le p\u00e2turage. \n\nL\u2019int\u00e9r\u00eat est d\u2019autant plus grand pour chaque \u00e9leveur que s\u2019accaparer au maximum la ressource permet d\u2019avoir un avantage sur les autres \u00e9leveurs. Rapidement, le champ se transforme alors en terrain inexploitable. Pour Hardin, la seule fa\u00e7on d\u2019\u00e9viter ce tragique destin est la reconnaissance de la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e ou le recours \u00e0 la gestion publique. Mais les travaux d\u2019Ostrom et de nombre d\u2019autres chercheurs ont clairement fait apparaitre que \u00ab bien commun \u00bb ne signifiait pas \u00ab ressource en acc\u00e8s libre \u00bb ! Ils ont d\u00e9montr\u00e9 que si au contraire les syst\u00e8mes de communs sont souvent efficaces, c\u2019est parce qu\u2019ils sont g\u00e9r\u00e9s de fa\u00e7on pr\u00e9cise, le plus souvent dans le cadre d\u2019une gouvernance participative. Le bien commun \u00e9mane donc d\u2019une communaut\u00e9 qui l\u2019institutionnalise comme tel et est en m\u00eame temps institutionnalis\u00e9e par l\u2019action collective des citoyens. Le lien entre individu et collectivit\u00e9 est ici essentiel. Pour Elinor Ostrom, la gestion d\u2019un bien commun par une communaut\u00e9 peut d\u2019ailleurs se r\u00e9v\u00e9ler plus efficace que la gestion par l\u2019\u00c9tat <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_8');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_8');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_15186_1_8\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[8]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_8\" class=\"footnote_tooltip\">Pour une analyse critique des travaux d\u2019Ostr\u00f6m, voir par exemple HARRIBEY, J-M., \u00ab Le bien commun est une construction sociale. Apports et limites d\u2019Elinor Ostrom \u00bb, in L\u2019\u00c9conomie&nbsp;&#x2026; <span class=\"footnote_tooltip_continue\"  onclick=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_8');\">Continuer la lecture<\/span><\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_15186_1_8').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_8', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>. \n<\/bloc>\n\n<bloc> L\u2019approche des \u00ab Commoning \u00bb\n\nAujourd\u2019hui, selon David Bollier et d\u2019autres auteurs, nous assistons \u00e0 l\u2019\u00e9mergence d\u2019un nouveau \u00ab paradigme des communs \u00bb <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_9');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_9');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_15186_1_9\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[9]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_9\" class=\"footnote_tooltip\">BOLLIER, D., \u00ab The Growth of the Commons Paradigm . \u00bb, in C. Hess, &#038; E. Ostrom (Eds.), Understanding Knowledge as a Commons: From Theory to Practice (pp.27-40), Cambridge, The MIT Press, 2011.<\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_15186_1_9').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_9', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>. Cette \u00e9mergence est li\u00e9e \u00e0 de nouvelles formes d\u2019organisation de la soci\u00e9t\u00e9 civile qui permettent aux citoyens de subvenir \u00e0 leurs besoins au travers de la collaboration et du partage. Il s\u2019agit donc d\u2019une fa\u00e7on alternative et collective de penser et d\u2019organiser les activit\u00e9s et ce, selon des valeurs, principes et m\u00e9thodes totalement diff\u00e9rents de ceux habituellement mis en \u0153uvre par les \u00e9tats et march\u00e9s \u00e9conomiques <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_10');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_10');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_15186_1_10\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[10]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_10\" class=\"footnote_tooltip\">Pour approfondir cette question, voir BOLLIER, D., &#038; HELFRICH, S. (Eds.), The Wealth of the Commons: A World beyond Market and State, Levellers Press, Amherst, 2014 ainsi que KLEIN, N., \u00ab&nbsp;&#x2026; <span class=\"footnote_tooltip_continue\"  onclick=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_10');\">Continuer la lecture<\/span><\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_15186_1_10').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_10', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>. Cette attention croissante accord\u00e9e aux biens communs dans notre soci\u00e9t\u00e9 traduit sans doute une importante aspiration sociale \u00e0 r\u00e9-inventer nos mod\u00e8les (notamment \u00e9conomiques) en invoquant plus de solidarit\u00e9, de coop\u00e9ration et d\u2019action collective. On parle alors de \u00ab commoning \u00bb pour d\u00e9crire ce mouvement, cette approche, cette fa\u00e7on d\u2019\u00eatre qui entend r\u00e9sister aux paradigmes dominants pr\u00f4nant que la seule fa\u00e7on de donner du sens \u00e0 nos vie r\u00e9side dans ce que nous achetons\/vendons. \n\nLa question du langage n\u2019est, \u00e0 nouveau, pas anodine\u2026 Comme le souligne Julie Ristau sur son blog \u00ab On the commons \u00bb <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_11');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_11');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_15186_1_11\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[11]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_11\" class=\"footnote_tooltip\">Julie Ristau. A consulter sur le site \u201cOn the commons\u201d : <a href=\"http:\/\/www.onthecommons.org\/work\/what-commoning-anyway#sthash.rI6ZiwdL.dpbs\">www.onthecommons.org\/work\/what-commoning-anyway#sthash.rI6ZiwdL.dpbs<\/a> , consult\u00e9 le 15\/09\/2017.<\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_15186_1_11').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_11', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>,  si l\u2019on veut parler du fait de simplement acheter des \u00ab choses \u00bb, nos langues usuelles fonctionnent bien. Mais si nous voulons parler du fait d\u2019\u00eatre en relation avec le monde, de poser des actes \u00e9cologiques, de reconstruire un environnement d\u00e9truit, alors nous avons besoin d\u2019apprendre, de penser et de cr\u00e9er de nouveaux mots, des mots d\u2019action. C\u2019est l\u2019id\u00e9e du mot \u00ab commoning \u00bb qui am\u00e8ne l\u2019\u00e9l\u00e9ment social au c\u0153ur m\u00eame de la notion de communs. Il permet d\u2019insister sur la relation qui va inciter chacun \u00e0 prendre soin de l\u2019autre et de ce qui appartient \u00e0 tous, \u00e0 retrouver des traditions oubli\u00e9es et des pratiques culturelles ancestrales, \u00e0 inventer et \u00e0 cr\u00e9er pour une vie meilleure, collectivement. L\u2019\u00e9thique derri\u00e8re ce (contre-)mouvement est d\u2019\u00e9manciper les gens pas seulement de la pauvret\u00e9 et des opportunit\u00e9s r\u00e9duites mais aussi des syst\u00e8mes de gouvernance qui ne leur permettent pas d\u2019avoir une voix et une responsabilit\u00e9 r\u00e9elles <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_12');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_12');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_15186_1_12\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[12]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_12\" class=\"footnote_tooltip\">BOLLIER, D., &#038; HELFRICH, S. (Eds.), The Wealth of the Commons: A World beyond Market and State, Levellers Press, Amherst, 2014.<\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_15186_1_12').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_12', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>.\n\nLes caract\u00e9ristiques de cette approche radicalement oppos\u00e9e au syst\u00e8me actuel, de ce \u00ab contre-mouvement \u00bb ne sont pas clairement identifiables puisque les formes de ces nouvelles organisations collectives sont tr\u00e8s vari\u00e9es. \nOn l\u2019aura compris, autour de cette notion se cristallisent de nombreux enjeux de natures diverses. En proposant une alternative au mod\u00e8le marchand et au fonctionnement inh\u00e9rent \u00e0 celui-ci, on entre dans un espace nouveau de diffusion de la connaissance, de cr\u00e9ation du lien social, d\u2019ouverture \u00e0 la cr\u00e9ativit\u00e9 et \u00e0 l\u2019innovation et ce, dans tous les champs, de l\u2019\u00e9ducation \u00e0 la technologie, en passant par l\u2019agriculture, les ressources humaines, etc. \n\nLes exemples concrets se multiplient aujourd\u2019hui: urbanisme P2P, monnaies locales, \u00e9change de semences, logiciels libres, ressources \u00e9ducatives libres, mouvement slow food, mouvement des villes en transition, communs de p\u00eacheries, for\u00eats et terres de culture, etc.\n\nPour terminer ce point, empruntons \u00e0 David Bollier sa m\u00e9taphore de l\u2019ADN pour d\u00e9crire cette troisi\u00e8me approche des communs :\n\u00ab Parce que les communs sont un mariage artistique entre le g\u00e9n\u00e9ral et le particulier, la m\u00e9taphore de l\u2019ADN n\u2019est pas usurp\u00e9e. Les scientifiques vous diront que l\u2019ADN est intentionnellement basique pr\u00e9cis\u00e9ment pour que le code de la vie puisse s\u2019adapter aux circonstances locales. L\u2019ADN n\u2019est ni fix\u00e9, ni \u00ab normatif \u00bb en soi. Il est mall\u00e9able. Il tient compte de la g\u00e9ographie, des conditions m\u00e9t\u00e9orologiques, de la culture et des pratiques d\u2019une communaut\u00e9 donn\u00e9e. C\u2019est la raison pour laquelle il n\u2019existe pas un inventaire exhaustif des communs. Les communs sont aussi vari\u00e9s que la vie elle-m\u00eame <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_13');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_13');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_15186_1_13\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[13]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_13\" class=\"footnote_tooltip\">BOLLIER, D., \u201cLes communs, ADN d\u2019un renouveau de la culture politique\u201d, in Etopia, Oikos et Green European Foundation, Les biens communs : comment (co-)g\u00e9rer ce qui \u00e0 tous?, Actes du colloque&nbsp;&#x2026; <span class=\"footnote_tooltip_continue\"  onclick=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_13');\">Continuer la lecture<\/span><\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_15186_1_13').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_13', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>\u00bb \n<\/bloc>\n\n<bloc> En conclusion, les \u00ab biens communs \u00bb pour sortir de la crise ?  \n\nAujourd\u2019hui, la question \u00e0 laquelle nous faisons face pourrait \u00eatre la suivante : comment inventer et construire un syst\u00e8me fondamentalement nouveau alors que nous sommes dans un mod\u00e8le s\u2019y opposant de toutes ses forces ? Les initiatives novatrices et cr\u00e9atives sont nombreuses, mais elles ne suffisent pas \u00e0 changer le paradigme. L\u2019approche des communs, entendue au sens de commoning et nourrie des deux autres conceptions, semble \u00e9merger aujourd\u2019hui comme une perspective int\u00e9ressante pour r\u00e9pondre aux d\u00e9fis actuels. En se pr\u00e9sentant comme un processus collectif d\u2019organisation et de production <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_14');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_14');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_15186_1_14\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[14]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_14\" class=\"footnote_tooltip\">FOURNIER, V., \u201cCommoning: on the social organisation of the commons\u201d, in M@n@gement 16(4),2013, p.433.<\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_15186_1_14').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_14', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>, elle apporte un souffle nouveau \u00e0 l\u2019opposition au n\u00e9o-lib\u00e9ralisme et peut percoler dans toutes les sph\u00e8res de la soci\u00e9t\u00e9 (et tous les types de soci\u00e9t\u00e9). Elle englobe en effet les questions \u00e9conomiques, culturelles, sociales et permet d\u2019exp\u00e9rimenter un nombre infini de pratiques selon une ligne \u00e9thique et philosophique claire. Selon Fournier, \u00ab si certaines conditions sont r\u00e9unies, les communs peuvent devenir des lieux essentiels de red\u00e9finition des relations sociales ainsi que d\u2019invention de modes efficients et durables de gestion des ressources\u201d <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_15');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_15186_1('footnote_plugin_reference_15186_1_15');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_15186_1_15\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[15]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_15\" class=\"footnote_tooltip\">FOURNIER, V., \u201cCommoning: on the social organisation of the commons\u201d, in M@n@gement 16(4),2013, p.433.<\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_15186_1_15').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_15186_1_15', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>.\n\nNe soyons toutefois pas trop na\u00effs, cette approche est loin d\u2019\u00eatre simple \u00e0 mettre en \u0153uvre concr\u00e8tement. Les tentatives de gestion collective de lieux, comme par exemple le terrain en friche \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du Parc Josaphat \u00e0 Bruxelles ou le th\u00e9\u00e2tre Valle (\u00ab occup\u00e9 \u00bb) \u00e0 Rome, montrent que l\u2019investissement des citoyens doit \u00eatre \u00e9norme pour que ce type d\u2019initiatives fonctionne. D\u2019autant que le cadre l\u00e9gislatif actuel ne les favorise pas. Les responsables politiques devraient donc s\u2019interroger sur la mise en en place un cadre r\u00e9glementaire plus en faveur de ce genre d\u2019initiatives. Plus globalement, une question \u00e0 se poser devrait \u00eatre la suivante : comment produire la richesse commune de fa\u00e7on \u00e0 se prot\u00e9ger du march\u00e9 et des processus plus classiques de marchandisation ? (valeur d\u2019usage plut\u00f4t que la valeur d\u2019\u00e9change, et importance des relations et du lien). \nIl ne s\u2019agit certes pas de vouloir tout g\u00e9rer de fa\u00e7on locale, car il est important de tenir compte de la complexit\u00e9 et de g\u00e9rer chaque ressource en pensant du local au global.  \nMais la red\u00e9finition de la prosp\u00e9rit\u00e9 devra passer par les pratiques de diff\u00e9rents acteurs, en ce compris les citoyens, puisque les niveaux d\u2019action sont compl\u00e9mentaires. \n<\/bloc>\n\n<strong>Laure Malchair<\/strong>\n\n<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-15186 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/jpg_4824704740_0c8b122fbc_b.jpg'><img decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/jpg_4824704740_0c8b122fbc_b-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"4824704740_0c8b122fbc_b.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/png_laure.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/png_laure-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"laure.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Documents joints<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-file\"><a href=\"http:\/\/demop.netbaz.be\/2021\/jp\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/pdf_2017_analyse_2017_biens_communs_changeons_notre_axe_de_valeurs.pdf\">Biens communs : changeons notre axe de valeurs!<\/a><\/div>\n\n\n<div class=\"speaker-mute footnotes_reference_container\"> <div class=\"footnote_container_prepare\"><p><span role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_reference_container_label pointer\" onclick=\"footnote_expand_collapse_reference_container_15186_1();\">Notes<\/span><span role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_reference_container_collapse_button\" style=\"display: none;\" onclick=\"footnote_expand_collapse_reference_container_15186_1();\">[<a id=\"footnote_reference_container_collapse_button_15186_1\">+<\/a>]<\/span><\/p><\/div> <div id=\"footnote_references_container_15186_1\" style=\"\"><table class=\"footnotes_table footnote-reference-container\"><caption class=\"accessibility\">Notes<\/caption> <tbody> \r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" id=\"footnote_plugin_reference_15186_1_1\" class=\"footnote_plugin_index pointer\" onclick=\"footnote_moveToAnchor_15186_1('footnote_plugin_tooltip_15186_1_1');\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_plugin_link\" ><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>1<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">Tine de Moor pr\u00e9cise qu\u2019on parlait de Genossenschaften en Allemand, de markegenootschappen ou de meenten en N\u00e9erlandais, etc. Voir DE MOOR, T., \u201cFrom common pastures to global commons : a historical perspective on interdisciplinary approaches to commons\u201d, in Natures Sciences Soci\u00e9t\u00e9s 19, 2011, p. 424.<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" id=\"footnote_plugin_reference_15186_1_2\" class=\"footnote_plugin_index pointer\" onclick=\"footnote_moveToAnchor_15186_1('footnote_plugin_tooltip_15186_1_2');\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_plugin_link\" ><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>2<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">Il s\u2019agit du d\u00e9but du mouvement des \u201cenclosures\u201d en Angleterre, qui eut son \u00e9quivalent ailleurs en Europe.<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" id=\"footnote_plugin_reference_15186_1_3\" class=\"footnote_plugin_index pointer\" onclick=\"footnote_moveToAnchor_15186_1('footnote_plugin_tooltip_15186_1_3');\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_plugin_link\" ><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>3<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">DE MOOR, T., \u201cFrom common pastures to global commons : a historical perspective on interdisciplinary approaches to commons\u201d, in Natures Sciences Soci\u00e9t\u00e9s 19, 2011, p. 428.<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" id=\"footnote_plugin_reference_15186_1_4\" class=\"footnote_plugin_index pointer\" onclick=\"footnote_moveToAnchor_15186_1('footnote_plugin_tooltip_15186_1_4');\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_plugin_link\" ><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>4<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">MEYER, C., Social Finance and the Commons, Th\u00e8se D\u00e9fendue \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Libre de Bruxelles, Bruxelles, 2017, p.43. Traduction personnelle.<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" id=\"footnote_plugin_reference_15186_1_5\" class=\"footnote_plugin_index pointer\" onclick=\"footnote_moveToAnchor_15186_1('footnote_plugin_tooltip_15186_1_5');\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_plugin_link\" ><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>5<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">MELE, D., \u00ab The Firm as a \u201cCommunity of Persons\u201d: A Pillar of Humanistic Business Ethos \u00bb, in Journal of Business Ethics, 106(1), 2012, 89-101.<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" id=\"footnote_plugin_reference_15186_1_6\" class=\"footnote_plugin_index pointer\" onclick=\"footnote_moveToAnchor_15186_1('footnote_plugin_tooltip_15186_1_6');\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_plugin_link\" ><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>6<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">En r\u00e9alit\u00e9, il s\u2019agit du Prix de Su\u00e8de en sciences \u00e9conomiques en m\u00e9moire d\u2019Alfred Nobel, souvent appel\u00e9 \u201cPrix Nobel d\u2019Economie\u201d.<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" id=\"footnote_plugin_reference_15186_1_7\" class=\"footnote_plugin_index pointer\" onclick=\"footnote_moveToAnchor_15186_1('footnote_plugin_tooltip_15186_1_7');\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_plugin_link\" ><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>7<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">HARDIN, G., \u201cThe tragedy of the Commons\u201d, in Science, vol.162, n\u00b0 3859, Washington DC, 13 d\u00e9cembre 1968.<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" id=\"footnote_plugin_reference_15186_1_8\" class=\"footnote_plugin_index pointer\" onclick=\"footnote_moveToAnchor_15186_1('footnote_plugin_tooltip_15186_1_8');\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_plugin_link\" ><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>8<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">Pour une analyse critique des travaux d\u2019Ostr\u00f6m, voir par exemple HARRIBEY, J-M., \u00ab Le bien commun est une construction sociale. Apports et limites d\u2019Elinor Ostrom \u00bb, in L\u2019\u00c9conomie politique, n\u00b0 49, janvier 2011, p. 98-112.<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" id=\"footnote_plugin_reference_15186_1_9\" class=\"footnote_plugin_index pointer\" onclick=\"footnote_moveToAnchor_15186_1('footnote_plugin_tooltip_15186_1_9');\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_plugin_link\" ><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>9<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">BOLLIER, D., \u00ab The Growth of the Commons Paradigm . \u00bb, in C. Hess, &#038; E. Ostrom (Eds.), Understanding Knowledge as a Commons: From Theory to Practice (pp.27-40), Cambridge, The MIT Press, 2011.<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" id=\"footnote_plugin_reference_15186_1_10\" class=\"footnote_plugin_index pointer\" onclick=\"footnote_moveToAnchor_15186_1('footnote_plugin_tooltip_15186_1_10');\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_plugin_link\" ><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>10<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">Pour approfondir cette question, voir BOLLIER, D., &#038; HELFRICH, S. (Eds.), The Wealth of the Commons: A World beyond Market and State, Levellers Press, Amherst, 2014 ainsi que KLEIN, N., \u00ab Reclaiming the Commons. \u00bb, in New Left Review, 9, 2001, pp. 81-89.<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" id=\"footnote_plugin_reference_15186_1_11\" class=\"footnote_plugin_index pointer\" onclick=\"footnote_moveToAnchor_15186_1('footnote_plugin_tooltip_15186_1_11');\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_plugin_link\" ><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>11<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">Julie Ristau. A consulter sur le site \u201cOn the commons\u201d : <a href=\"http:\/\/www.onthecommons.org\/work\/what-commoning-anyway#sthash.rI6ZiwdL.dpbs\">www.onthecommons.org\/work\/what-commoning-anyway#sthash.rI6ZiwdL.dpbs<\/a> , consult\u00e9 le 15\/09\/2017.<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" id=\"footnote_plugin_reference_15186_1_12\" class=\"footnote_plugin_index pointer\" onclick=\"footnote_moveToAnchor_15186_1('footnote_plugin_tooltip_15186_1_12');\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_plugin_link\" ><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>12<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">BOLLIER, D., &#038; HELFRICH, S. (Eds.), The Wealth of the Commons: A World beyond Market and State, Levellers Press, Amherst, 2014.<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" id=\"footnote_plugin_reference_15186_1_13\" class=\"footnote_plugin_index pointer\" onclick=\"footnote_moveToAnchor_15186_1('footnote_plugin_tooltip_15186_1_13');\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_plugin_link\" ><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>13<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">BOLLIER, D., \u201cLes communs, ADN d\u2019un renouveau de la culture politique\u201d, in Etopia, Oikos et Green European Foundation, Les biens communs : comment (co-)g\u00e9rer ce qui \u00e0 tous?, Actes du colloque du 9mars 2012, Bruxelles, p. 11.<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" id=\"footnote_plugin_reference_15186_1_14\" class=\"footnote_plugin_index pointer\" onclick=\"footnote_moveToAnchor_15186_1('footnote_plugin_tooltip_15186_1_14');\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_plugin_link\" ><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>14<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">FOURNIER, V., \u201cCommoning: on the social organisation of the commons\u201d, in M@n@gement 16(4),2013, p.433.<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" id=\"footnote_plugin_reference_15186_1_15\" class=\"footnote_plugin_index pointer\" onclick=\"footnote_moveToAnchor_15186_1('footnote_plugin_tooltip_15186_1_15');\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_plugin_link\" ><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>15<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">FOURNIER, V., \u201cCommoning: on the social organisation of the commons\u201d, in M@n@gement 16(4),2013, p.433.<\/td><\/tr>\r\n\r\n <\/tbody> <\/table> <\/div><\/div><script type=\"text\/javascript\"> function footnote_expand_reference_container_15186_1() { jQuery('#footnote_references_container_15186_1').show(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_15186_1').text('\u2212'); } function footnote_collapse_reference_container_15186_1() { jQuery('#footnote_references_container_15186_1').hide(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_15186_1').text('+'); } function footnote_expand_collapse_reference_container_15186_1() { if (jQuery('#footnote_references_container_15186_1').is(':hidden')) { footnote_expand_reference_container_15186_1(); } else { footnote_collapse_reference_container_15186_1(); } } function footnote_moveToReference_15186_1(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_15186_1(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } } function footnote_moveToAnchor_15186_1(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_15186_1(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } }<\/script>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le terme \u00ab bien commun \u00bb sert toutes les causes actuellement. Pourtant, le sens de cette notion est loin d\u2019\u00eatre simple \u00e0 saisir, notamment parce que trois approches, certes compl\u00e9mentaires mais n\u00e9anmoins tr\u00e8s diff\u00e9rentes, coexistent. 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