{"id":15180,"date":"2017-12-13T13:32:14","date_gmt":"2017-12-13T13:32:14","guid":{"rendered":"https:\/\/demop.netbaz.be\/2021\/jp\/2017\/12\/13\/les-miracles-relatifs-de-nancy-huston-immersion-dans-l-enfer-de-l-industrie\/"},"modified":"2021-04-14T11:51:06","modified_gmt":"2021-04-14T11:51:06","slug":"les-miracles-relatifs-de-nancy-huston-immersion-dans-l-enfer-de-l-industrie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.justicepaix.be\/en\/les-miracles-relatifs-de-nancy-huston-immersion-dans-l-enfer-de-l-industrie\/","title":{"rendered":"\u201cRelative Miracles\u201d by Nancy Huston. Immersion in the hell of the oil industry"},"content":{"rendered":"\n\n<p class=\"post_excerpt\">Plong\u00e9e dans l\u2019enfer de l\u2019exploitation des sables bitumineux au Canada. En quoi cette \u0153uvre litt\u00e9raire nous invite-t-elle \u00e0 questionner nos soci\u00e9t\u00e9s ? Que dit-elle du rapport que nous entretenons avec le monde ? C\u2019est sur ces questions que les membres du \u00ab Caf\u00e9 litt\u00e9raire \u00bb de la Commission Justice et Paix se sont pench\u00e9s.\n<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" alignleft size-full wp-image-15179\" src=\"http:\/\/demop.netbaz.be\/2021\/jp\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/jpg_2017_analyse_miracles_de_nancy_huston.jpg\" alt=\"2017_analyse_miracles_de_nancy_huston.jpg\" align=\"left\" width=\"960\" height=\"640\" srcset=\"https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/jpg_2017_analyse_miracles_de_nancy_huston.jpg 960w, https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/jpg_2017_analyse_miracles_de_nancy_huston-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/jpg_2017_analyse_miracles_de_nancy_huston-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 960px) 100vw, 960px\" \/><\/p>\n\n\n<!--more-->\n\u00c0 travers son roman \u00ab Le Club des miracles relatifs <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_15180_1('footnote_plugin_reference_15180_1_1');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_15180_1('footnote_plugin_reference_15180_1_1');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_15180_1_1\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[1]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_15180_1_1\" class=\"footnote_tooltip\">Nancy Huston, Le club des Miracles relatifs, Babel, Actes Sud, 2016.<\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_15180_1_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_15180_1_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>\u00bb, Nancy Huston nous plonge dans un univers gla\u00e7ant : Luniville, m\u00e9tropole industrielle de l\u2019Alberta, \u00e0 l\u2019ouest du Canada qui s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e de fa\u00e7on vertigineuse gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019exploitation des sables bitumineux. Dans ce monde artificiel gigantesque sorti de terre en l\u2019espace de 15 ans, des dizaines de compagnies p\u00e9troli\u00e8res exploitent et transforment le bitume en \u00ab or noir \u00bb, ressource pr\u00e9cieuse vers laquelle affluent des dizaines de milliers d\u2019hommes venus des quatre coins du monde chercher du travail. C\u2019est dans cet enfer qu\u2019\u00e9volue Varian, jeune homme fragile et d\u00e9sorient\u00e9 parti \u00e0 la recherche de son p\u00e8re engag\u00e9 dans ce monde d\u00e9shumanis\u00e9. Alors, roman d\u2019anticipation ou \u00e9vocation fictive de ph\u00e9nom\u00e8nes r\u00e9els ? En quoi cette \u0153uvre litt\u00e9raire nous invite-t-elle \u00e0 questionner nos soci\u00e9t\u00e9s ? Que dit-elle du rapport que nous entretenons avec le monde ? C\u2019est sur ces questions que les membres du \u00ab Caf\u00e9 litt\u00e9raire \u00bb de la Commission Justice et Paix se sont pench\u00e9s.\n\n<bloc> Une nature viol\u00e9e\n\nDe son propre aveu, Nancy Huston n\u2019a invent\u00e9 finalement que peu de choses sur les r\u00e9alit\u00e9s d\u00e9crites <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_15180_1('footnote_plugin_reference_15180_1_2');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_15180_1('footnote_plugin_reference_15180_1_2');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_15180_1_2\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[2]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_15180_1_2\" class=\"footnote_tooltip\">Interview de Nancy Huston dans l\u2019\u00e9mission \u00ab La grande Librairie \u00bb, France 5, 2016.<\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_15180_1_2').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_15180_1_2', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>. Luniville ressemble \u00e0 Fort McMurray, ville du Canada connue pour ses d\u00e9sastres \u00e9cologiques.  \u00c0 travers son roman, l\u2019auteure canadienne d\u00e9peint \u00e9galement un monde mortif\u00e8re et une nature viol\u00e9e.\n\n\u00ab <em>Des millions de litres d\u2019eaux us\u00e9es sont d\u00e9gurgit\u00e9s chaque jour dans ces lacs de r\u00e9tention. Leurs poisons s\u2019infiltrent dans la nappe phr\u00e9atique de l\u00e0 dans le fleuve de l\u00e0 dans l\u2019eau courante des villages habit\u00e9s essentiellement par des autochtones parmi lesquels le taux de cancer est mont\u00e9 en fl\u00e8che ces derni\u00e8res ann\u00e9es. (\u2026) le souffre n\u2019est qu\u2019une parmi les nombreuses substances mortif\u00e8res qu\u2019engendre la s\u00e9paration forc\u00e9e du sable et de l\u2019ambroisie. Toutes flottent en l\u2019air en particules minuscules et p\u00e9n\u00e8trent dans les poumons des hommes qui se mettent \u00e0 tousser, \u00e0 r\u00e2ler, \u00e0 transpirer, \u00e0 haleter et \u00e0 suffoquer. <\/em> \u00bb (P. 102)\nDans cette atmosph\u00e8re sinistre, tant la nature que les \u00eatres humains sont des terrains de conqu\u00eates. \u00c0 travers tout le roman, des allusions aux corps humains et \u00e0 la nature ne cessent de se r\u00e9pondre. Toute la lecture est ainsi travers\u00e9e par des analogies entrem\u00ealant pr\u00e9occupations environnementales et sociales. \n\n<em> Cette terre massacr\u00e9e d\u00e9figur\u00e9e viol\u00e9e et horriblement \u00e9ventr\u00e9e, les tripes \u00e0 l\u2019air. (P.99). On e\u00fbt dit que le pipeline \u00e9tait un monstrueux p\u00e9nis m\u00e9tallique \u00e9jaculant sur le sol, Oui, qu\u2019un Dieu tout-puissant et malveillant avant fait de l\u2019auto-assistance et gicl\u00e9 ses jus noirs toxiques sur tout le paysage. <\/em>  (P. 223)\n\n<strong>\u00ab L\u2019ambroisie \u00bb : symbole de d\u00e9mesure<\/strong>\n\n\u00c0 travers tout le roman, le p\u00e9trole est appel\u00e9 \u00ab ambroisie \u00bb. Dans la mythologie grecque, l\u2019ambroisie est \u00e9galement la boisson qui assure aux dieux leur immortalit\u00e9. Le p\u00e9trole appara\u00eet ainsi comme le symbole de l\u2019orgueil d\u00e9mesur\u00e9 des hommes. Ceux-ci se voient comme des dieux, \u00ab ma\u00eetres et possesseurs de la nature \u00bb, le p\u00e9trole \u00e9tant la ressource principale qui permet \u00e0 la puissance de la civilisation industrielle de se d\u00e9ployer. Toutefois, comme le souligne un personnage autochtone de Luniville, aucune soci\u00e9t\u00e9 de ne peut s\u2019affranchir d\u00e9finitivement de la nature. Cette outrance a un prix : \u00ab <em>Tout cela fait mal \u00e0 notre m\u00e8re la Terre, et un jour elle prendra sa revanche. <\/em> \u00bb\n<\/bloc>\n\n<bloc> L\u2019exploitation capitaliste\n\n\u00c0 travers ses diff\u00e9rentes m\u00e9taphores, Nancy Huston met en lumi\u00e8re le fait que le capitalisme d\u00e9truit l\u2019environnement et violente les \u00eatres humains selon une m\u00eame logique. Tel un maelstr\u00f6m, les entreprises engouffrent des milliers d\u2019hommes arrach\u00e9s \u00e0 leur terre natale et \u00e0 leur famille. C\u2019est ainsi que certains personnages, comme le p\u00e8re de Varian, se font litt\u00e9ralement absorber par l\u2019usine qui les emploie.\n\n<em>Vers le milieu de la semaine, il est tomb\u00e9 dans une cuve et a \u00e9t\u00e9 bouilli avec le souffre et transform\u00e9 en joli camion rouge et jaune brillant. Au moins, \u00e7a graisse aura \u00e9t\u00e9 une excellente source d\u2019\u00e9nergie, l\u2019espace de quelques minutes.<\/em> (P. 272)  \n\n Face au r\u00e9gime d\u2019exploitation pouss\u00e9 \u00e0 l\u2019extr\u00eame : pas de diff\u00e9rences de traitement entre les \u00ab ressources naturelles \u00bb et les \u00ab ressources humaines \u00bb. Dans tous les cas, il s\u2019agit d\u2019exploiter. La Terre comme les hommes s\u2019\u00e9puisent et meurent \u00e0 petit feu.\n<\/bloc>\n\n<bloc> Des cerveaux format\u00e9s\n\n\u00c0 c\u00f4t\u00e9 des usines, au c\u0153ur de Luniville, la mondialisation pr\u00e9sente \u00e9galement son visage le plus sombre : sentiment d\u2019exil, solitude et violence. Les ouvriers sont cantonn\u00e9s dans des camps de travail, tandis que les autres habitants vivent seuls et circulent uniquement en voiture. Dans ce monde \u00e0 dominance masculine, les rapports sociaux sont organis\u00e9s exclusivement par les logiques de marchandisation et d\u2019exploitation. La ville est un v\u00e9ritable temple de la consommation et les espaces d\u2019ouverture \u00e0 l\u2019autre sont inexistants. Enfin, les rares femmes qui vivent dans cet univers viril subissent une violence quotidienne.\n\n<em>C\u2019est un moment atroce, un moment de pure d\u00e9tresse et de violence impatience. Tout autour d\u2019elle, des 4X4 bourdonnent et klaxonnent. Galvanis\u00e9s par la coca\u00efne, des hommes muscl\u00e9s la serrent, faisant vrombir leur moteur. C\u2019est dur et cela dure. Un pick-up la d\u00e9passe en trombe, la for\u00e7ant \u00e0 remonter sur la bande d\u2019arr\u00eat d\u2019urgence. Elle per\u00e7oit le bras du conducteur dans l\u2019\u00e9clair bref d\u2019un lampadaire : il porte une veste avec des crev\u00e9s aux manches, expr\u00e8s pour exhiber ses biceps. <\/em>  (P. 93)\n\nEnfin, l\u2019industrie p\u00e9troli\u00e8re n\u2019affecte pas que la sant\u00e9 physique des hommes, elle pollue \u00e9galement leur esprit car, en d\u00e9truisant la nature, les \u00eatres humains \u00e9touffent en m\u00eame temps leur capacit\u00e9 \u00e0 s\u2019\u00e9mouvoir et \u00e0 entrer en relation avec quelque chose qui les d\u00e9passe. De fa\u00e7on implicite, par l\u2019interm\u00e9diaire de ses personnages, Nancy Huston soul\u00e8ve la question existentielle suivante : quel bonheur une soci\u00e9t\u00e9 humaine peut-elle encore entrevoir si ces membres n\u2019ont plus la possibilit\u00e9 d\u2019\u00eatre confront\u00e9s \u00e0 la beaut\u00e9 ? \n\n<em>Les grues blanches perdront face aux grues m\u00e9talliques. (\u2026) J\u2019en ai marre, je n\u2019en peux plus\u2026 Tout ce que j\u2019aime on le bousille. J\u2019aime les oiseaux et on massacre les oiseaux. J\u2019aime les mots et on massacre les mots\u2026<\/em> (PP. 255 -256)  \n\nAutrement dit, le monde industriel emp\u00eache les \u00eatres humains de vivre des exp\u00e9riences esth\u00e9tiques au profit des logiques de production, d\u2019exploitation ou de consommation. Les esprits sont format\u00e9s, conditionn\u00e9s par l\u2019entreprise p\u00e9troli\u00e8re et le monde capitaliste qui l\u2019englobe, si bien que les hommes agissent comme des machines d\u00e9pourvues d\u2019\u00e9motions. \n<\/bloc>\n\n<bloc> Les pouvoirs de la litt\u00e9rature\n\n\u00c0 contre-courant de cette atmosph\u00e8re oppressante et totalitaire, trois personnages entreprennent, non sans difficult\u00e9s, d\u2019entrer en r\u00e9sistance en cr\u00e9ant un club de lecture : \u00ab Le club des miracles relatifs \u00bb. \n\n<em>Difficile d\u2019imaginer t\u00e2che plus improbable et plus ardue que de cr\u00e9er une ambiance litt\u00e9raire dans les espaces publics lisses brillants immacul\u00e9s et vides des loges de travailleurs (\u2026) Les po\u00e8tes russes pourraient-ils seulement y survivre ? (\u2026) Ni Luka ni l\u2019accus\u00e9 n\u2019avaient la moindre id\u00e9e de comment s\u2019y prendre pour d\u00e9tacher les travailleurs des slogans pour lesquels leur cerveau avait \u00e9t\u00e9 format\u00e9 depuis l\u2019enfance et les convaincre de glisser la lame du doute sous le couvercle scell\u00e9 de leurs certitudes.<\/em> (P.231)\n\n\u00ab Le club des miracles relatifs \u00bb appara\u00eet comme le seul espace de respiration de tout le roman. La litt\u00e9rature y d\u00e9voile son pouvoir th\u00e9rapeutique et subversif, celui de soigner les cerveaux conditionn\u00e9s par l\u2019id\u00e9ologie n\u00e9olib\u00e9rale. Gr\u00e2ce aux romans et \u00e0 la po\u00e9sie, les lecteurs s\u2019ouvrent \u00e0 d\u2019autres mani\u00e8res de penser, d\u2019autres fa\u00e7ons d\u2019envisager la relation \u00e0 l\u2019autre et \u00e0 la nature. En pr\u00e9sentant des discours alternatifs, la litt\u00e9rature comporte un pouvoir de dissidence puissant : celui de pouvoir penser et appr\u00e9hender le monde dans toute sa complexit\u00e9. Enfin, la po\u00e9sie peut nous fait vivre des exp\u00e9riences esth\u00e9tiques et relationnelles fortes, ce que l\u2019approche industrielle du monde tend justement \u00e0 \u00e9liminer.\n\n<em>Chaque dimanche apr\u00e8s-midi, ils lisaient tout haut pour leurs patients des po\u00e8mes et des nouvelles russes. Ensuite, ils restaient ensemble un long moment \u00e0 parler de ce qu\u2019ils avaient lu, \u00e0 rire, \u00e0 boire du caf\u00e9 ou de la bi\u00e8re et \u00e0 \u00e9couter de vieux trente-trois tours de Vyssotski.<\/em> (P.232)\n\nEn filigrane, on devine avec Nancy Huston que la contemplation de la nature et l\u2019aspiration \u00e0 la po\u00e9sie rel\u00e8vent d\u2019un m\u00eame \u00e9lan : la confrontation \u00e0 l\u2019Alt\u00e9rit\u00e9. Bien entendu, la litt\u00e9rature ne sauvera pas le monde (les miracles sont relatifs), mais peut-\u00eatre nos soci\u00e9t\u00e9s industrielles ont-elles besoin, plus que jamais, de r\u00e9cits et de po\u00e9sie pour affronter les crises existentielles et \u00e9cologiques auxquelles nous confronte notre \u00e9poque.\n<\/bloc>\n\n<strong>Valery Witsel<\/strong>\n<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-15180 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/jpg_2017_analyse_miracles_de_nancy_huston.jpg'><img decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/www.justicepaix.be\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/jpg_2017_analyse_miracles_de_nancy_huston-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"2017_analyse_miracles_de_nancy_huston.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Documents joints<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-file\"><a href=\"http:\/\/demop.netbaz.be\/2021\/jp\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/pdf_2017_analyse_les_miracles_relatifs_de_nancy_huston.pdf\">Les miracles relatifs de Nancy Huston. Immersion dans l&rsquo;enfer de l&rsquo;industrie p\u00e9troli\u00e8re<\/a><\/div>\n\n\n<div class=\"speaker-mute footnotes_reference_container\"> <div class=\"footnote_container_prepare\"><p><span role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_reference_container_label pointer\" onclick=\"footnote_expand_collapse_reference_container_15180_1();\">Notes<\/span><span role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_reference_container_collapse_button\" style=\"display: none;\" onclick=\"footnote_expand_collapse_reference_container_15180_1();\">[<a id=\"footnote_reference_container_collapse_button_15180_1\">+<\/a>]<\/span><\/p><\/div> <div id=\"footnote_references_container_15180_1\" style=\"\"><table class=\"footnotes_table footnote-reference-container\"><caption class=\"accessibility\">Notes<\/caption> <tbody> \r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" id=\"footnote_plugin_reference_15180_1_1\" class=\"footnote_plugin_index pointer\" onclick=\"footnote_moveToAnchor_15180_1('footnote_plugin_tooltip_15180_1_1');\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_plugin_link\" ><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>1<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">Nancy Huston, Le club des Miracles relatifs, Babel, Actes Sud, 2016.<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" id=\"footnote_plugin_reference_15180_1_2\" class=\"footnote_plugin_index pointer\" onclick=\"footnote_moveToAnchor_15180_1('footnote_plugin_tooltip_15180_1_2');\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_plugin_link\" ><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>2<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">Interview de Nancy Huston dans l\u2019\u00e9mission \u00ab La grande Librairie \u00bb, France 5, 2016.<\/td><\/tr>\r\n\r\n <\/tbody> <\/table> <\/div><\/div><script type=\"text\/javascript\"> function footnote_expand_reference_container_15180_1() { jQuery('#footnote_references_container_15180_1').show(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_15180_1').text('\u2212'); } function footnote_collapse_reference_container_15180_1() { jQuery('#footnote_references_container_15180_1').hide(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_15180_1').text('+'); } function footnote_expand_collapse_reference_container_15180_1() { if (jQuery('#footnote_references_container_15180_1').is(':hidden')) { footnote_expand_reference_container_15180_1(); } else { footnote_collapse_reference_container_15180_1(); } } function footnote_moveToReference_15180_1(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_15180_1(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } } function footnote_moveToAnchor_15180_1(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_15180_1(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } }<\/script>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plong\u00e9e dans l\u2019enfer de l\u2019exploitation des sables bitumineux au Canada. 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