{"id":12127,"date":"2013-01-11T16:22:00","date_gmt":"2013-01-11T16:22:00","guid":{"rendered":"https:\/\/demop.netbaz.be\/2021\/jp\/2013\/01\/11\/les-maraichers-urbains-de-lubumbashi-artisans-de-paix\/"},"modified":"2021-04-14T11:45:31","modified_gmt":"2021-04-14T11:45:31","slug":"les-maraichers-urbains-de-lubumbashi-artisans-de-paix","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.justicepaix.be\/en\/les-maraichers-urbains-de-lubumbashi-artisans-de-paix\/","title":{"rendered":"The urban market gardeners of Lubumbashi: peacemakers"},"content":{"rendered":"\n\n<p class=\"post_excerpt\">Depuis toujours, une part importante des populations des pays du Sud recourt aux activit\u00e9s agricoles pour assurer sa subsistance. Le mara\u00eechage est l\u2019une de ces activit\u00e9s et la sp\u00e9cificit\u00e9 de sa mise en \u0153uvre dans certaines r\u00e9gions m\u00e9rite une attention particuli\u00e8re.<\/p>\n\n\n<!--more-->\nLe mara\u00eechage peut \u00eatre d\u00e9fini comme \u00ab la culture intensive de l\u00e9gumes et de certains fruits [&#8230;]\u00bb <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_12127_1('footnote_plugin_reference_12127_1_1');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_12127_1('footnote_plugin_reference_12127_1_1');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_12127_1_1\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[1]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_12127_1_1\" class=\"footnote_tooltip\">Dictionnaire Larousse, 2013<\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_12127_1_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_12127_1_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>, pratiqu\u00e9e \u00ab dans un espace agraire d\u00e9limit\u00e9 \u00bb et dont la production est \u00ab vendue en plus ou moins grande quantit\u00e9 \u00bb <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_12127_1('footnote_plugin_reference_12127_1_2');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_12127_1('footnote_plugin_reference_12127_1_2');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_12127_1_2\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[2]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_12127_1_2\" class=\"footnote_tooltip\">Mukadi K. Et Tollens E.<\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_12127_1_2').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_12127_1_2', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script>,  \u00ab S\u00e9curit\u00e9 alimentaire au Congo-Kinshasa. Production, consommation et survie \u00bb, 2001,  collection Congo-Za\u00efre &#8211;  Histoire et Soci\u00e9t\u00e9, \u00e9d. L&rsquo;Harmattan . De nombreux m\u00e9nages, tous niveaux socio-\u00e9conomiques confondus, pratiquent cette activit\u00e9 agricole \u00e0 temps plein ou en compl\u00e9ment d&rsquo;autres activit\u00e9s r\u00e9mun\u00e9ratrices et ce, pas uniquement dans les zones rurales. Les parcelles mara\u00eech\u00e8res abondent en effet \u00e9galement en ville, des plus petites ins\u00e9r\u00e9es dans le tissu urbain, aux plus grandes situ\u00e9es aux abords des limites de la ville. \n\nEn f\u00e9vrier 2012, la rencontre avec des producteurs de la ville de Lubumbashi en R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo nous a permis de nous rendre compte de l\u2019importance du mara\u00eechage pour le tissu socio-\u00e9conomique local. En effet, alors qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9chelle individuelle ou familiale cette activit\u00e9 pr\u00e9sente le double avantage de produire des biens  alimentaires directement consommables ainsi que de g\u00e9n\u00e9rer des revenus, du point de vue global de la communaut\u00e9, elle apporte encore bien plus. Via la cr\u00e9ation d\u2019emplois, la production et la consommation locales de l\u00e9gumes et la pr\u00e9sence de nombreuses associations de producteurs, l\u2019activit\u00e9 mara\u00eech\u00e8re peut en effet permettre de r\u00e9duire l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire, sociale et \u00e9conomique que connaissent les grandes villes des pays du Sud.\n\n<bloc> <strong>Un apport favorable aux communaut\u00e9s locales<\/strong>\n\nPremi\u00e8rement, on constate que les activit\u00e9s de mara\u00eechage contribuent \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019emplois. Dans un pays o\u00f9 les emplois sont pr\u00e9caires, pas toujours r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s \u00e0 leur juste valeur, o\u00f9 la s\u00e9curit\u00e9 sociale n\u2019existe pas et o\u00f9 le gouvernement ne parvient pas \u00e0 g\u00e9rer la croissance d\u00e9mographique (notamment par rapport \u00e0 cette question de mise \u00e0 l\u2019emploi), la d\u00e9brouille est de mise. Le mara\u00eechage, qu\u2019il soit orient\u00e9 vers l\u2019autoconsommation ou la vente, fait partie des moyens de subsistance de multiples m\u00e9nages urbains, et c\u2019est par exemple le cas \u00e0 Lubumbashi. Alors qu\u2019ils requi\u00e8rent une force de travail importante, la plupart des syst\u00e8mes de cultures mara\u00eech\u00e8res sont peu exigeants en capital de d\u00e9part, offrant ainsi des opportunit\u00e9s d&#8217;emplois consid\u00e9rables pour des familles \u00e0 tr\u00e8s bas revenu. A Lubumbashi, deux principaux types de producteurs coexistent : les mara\u00eechers de m\u00e9tier et ceux \u00e0 temps partiel. Dans un groupe comme dans l\u2019autre se retrouvent des hommes comme des femmes. Cette fili\u00e8re agricole permet donc \u00e0 ces derni\u00e8res &#8211; ainsi qu\u2019aux personnes plus \u00e2g\u00e9es &#8211; de contribuer \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie familiale et soci\u00e9tale, ce qui se r\u00e9v\u00e8le d\u2019autant plus crucial dans un contexte de diminution ou perte de salaire de nombreux travailleurs (notamment les fonctionnaires de l\u2019Etat). \n\nUn deuxi\u00e8me \u00e9l\u00e9ment permettant d\u2019identifier l\u2019agriculture mara\u00eech\u00e8re comme un secteur porteur est la question de la consommation locale de produits locaux. En effet, contrairement aux produits vivriers tels que le manioc ou le ma\u00efs, la plupart des produits mara\u00eechers, de par leur fragilit\u00e9 et leur caract\u00e8re p\u00e9rissable, ne peuvent \u00eatre transport\u00e9s sur de longues distances. Ces biens alimentaires doivent donc \u00eatre produits et consomm\u00e9s localement, afin de garantir leur qualit\u00e9. \n\nEt comme les productions vivri\u00e8res locales ne suffisent pas \u00e0 nourrir la population lushoise et que, en l\u2019absence de soutien du secteur agricole de la part du gouvernement, des importations (principalement de la Zambie) doivent compl\u00e9ter la production, on constate que les parcelles mara\u00eech\u00e8res, elles, ne cessent de se multiplier en ville. La bette, l\u2019amarante, les oignons, la tomate et le chou pomm\u00e9 ou de chine font partie des l\u00e9gumes aujourd\u2019hui les plus couramment cultiv\u00e9s en ville, car m\u00eame s\u2019ils sont \u00e9galement produits en p\u00e9riph\u00e9rie, leur acheminement les d\u00e9grade et leur fait perdre de la valeur marchande. Le r\u00f4le des mara\u00eechers urbains est donc primordial : ils assurent la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire des habitants, en termes de quantit\u00e9, de qualit\u00e9 nutritionnelle et de diversit\u00e9 de l\u2019alimentation. \n\nEnfin, \u00e0 Lubumbashi, de nombreux producteurs mara\u00eechers se regroupent en associations, certaines d\u00e9passant les 150 membres ! Malgr\u00e9 l\u2019insuffisance de recensement, leur pr\u00e9sence est ind\u00e9niable : la FAO (Food and Agriculture Organisation) soutenait ainsi, par exemple, 134 organisations de producteurs en 2012, au centre et en p\u00e9riph\u00e9rie de la ville. A c\u00f4t\u00e9 de ces associations officiellement reconnues et soutenues, bien d\u2019autres existent, de m\u00eame que de nombreux producteurs individuels. Toutes ces associations offrent diverses opportunit\u00e9s aux mara\u00eechers :\n&#8211; Un partage des connaissances et savoirs techniques entre les diff\u00e9rents membres (jeunes ou plus \u00e2g\u00e9s, hommes ou femmes, etc.).\n &#8211; Un soutien financier lorsque l\u2019organisation applique le principe des cotisations. D\u00e8s lors, en cas de difficult\u00e9s financi\u00e8res, une partie de l\u2019\u00e9pargne collective peut \u00eatre attribu\u00e9e aux mara\u00eechers de l\u2019association (syst\u00e8me des tontines).\n &#8211; Une structure administrative et un poids, bien que relatif, dans les discussions avec les politiques locaux (concernant l\u2019acc\u00e8s aux terres, aux intrants, etc.).\n &#8211; Une coh\u00e9sion sociale face aux difficult\u00e9s tant financi\u00e8res que techniques, professionnelles ou  familiales.\n\nA nouveau, les associations reconnues et structur\u00e9es ne sont pas les seules \u00e0 offrir de tels b\u00e9n\u00e9fices : l\u2019entraide et l\u2019\u00e9change de conseils ont \u00e9galement souvent lieu entre mara\u00eechers d\u2019un m\u00eame quartier. Il faut toutefois reconna\u00eetre que ces producteurs individuels ne disposent pas toujours des connaissances et r\u00e9flexes n\u00e9cessaires pour maximiser leurs cultures, ni des m\u00eames possibilit\u00e9s de faire valoir leurs droits.\n\n<\/bloc>\n\n<bloc> <strong>Les contraintes auxquelles doivent faire face les mara\u00eechers<\/strong>\n\nLes activit\u00e9s de mara\u00eechage, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ces ind\u00e9niables b\u00e9n\u00e9fices, ne sont pourtant pas d\u00e9nu\u00e9es de difficult\u00e9s pour ceux qui s\u2019y engagent. En effet, bien que ces activit\u00e9s ne requi\u00e8rent pas un capital de d\u00e9part important, se procurer les intrants n\u00e9cessaires (semences, engrais, pesticides) en quantit\u00e9 et, surtout, en qualit\u00e9 suffisantes repr\u00e9sente une difficult\u00e9 majeure pour certains producteurs, futurs ou d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9s. Un autre obstacle important concerne l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau : celle g\u00e9n\u00e9ralement utilis\u00e9e pour arroser les cultures provient des cours d&rsquo;eau (nombreux \u00e0 Lubumbashi), mais aussi de sources d&rsquo;eau stagnante ou us\u00e9e et donc \u2026 impropre \u00e0 la consommation. Or les l\u00e9gumes, parfois contamin\u00e9s (pollution, bact\u00e9ries), seront malgr\u00e9 tout consomm\u00e9s, faute de mieux. L&rsquo;acc\u00e8s au mat\u00e9riel n\u00e9cessaire \u00e0 l&rsquo;entretien des cultures et des parcelles peut \u00e9galement se r\u00e9v\u00e9ler probl\u00e9matique pour certains mara\u00eechers, bien qu\u2019il soit peu sophistiqu\u00e9 de par les faibles revenus de la plupart des producteurs, ainsi que les superficies peu \u00e9lev\u00e9es des parcelles.\n\nCependant, la principale contrainte du secteur est d&rsquo;une nature diff\u00e9rente. Alors que les pr\u00e9c\u00e9dentes limites peuvent \u00eatre contourn\u00e9es via l&rsquo;entraide entre producteurs ou le recours aux structures associatives, la question de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 des terres s&rsquo;av\u00e8re compliqu\u00e9e. \nLa plupart (61,72%) des mara\u00eechers rencontr\u00e9s \u00e0 Lubumbashi se trouvent en situation d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 fonci\u00e8re, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;ils louent leurs terres ou qu&rsquo;ils en disposent gratuitement. Or, ces formes d&rsquo;occupation ne favorisent pas la p\u00e9rennisation de l&rsquo;activit\u00e9, puisque ces mara\u00eechers courent le risque de perdre leurs parcelles : le propri\u00e9taire peut vouloir les r\u00e9cup\u00e9rer et, si elles appartiennent \u00e0 l\u2019\u00c9tat, celui-ci peut faire pression sur les producteurs en exigeant d\u2019eux des taxes de plus en plus \u00e9lev\u00e9es. \n\nEnfin, le manque de standardisation des mesures des productions et de fixation des prix sur les march\u00e9s concourt \u00e9galement \u00e0 la situation d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9caire de certains mara\u00eechers.\n\n<\/bloc>\n\n<bloc> <strong>Quel soutien pour le secteur ?<\/strong>\n\nConsciente des potentialit\u00e9s du mara\u00eechage urbain, mais aussi des difficult\u00e9s du secteur, la FAO a lanc\u00e9 en 2002 le programme pour l\u2019Horticulture Urbaine et P\u00e9riurbaine (FAO-HUP) dans certains pays du Sud. L\u2019antenne locale de l\u2019organisation \u00e0 Lubumbashi s\u2019est donc attel\u00e9e \u00e0 la t\u00e2che de favoriser l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 terrienne et aux intrants, appuyer l&rsquo;am\u00e9lioration de la productivit\u00e9, de la qualit\u00e9 et de la diversit\u00e9 des produits cultiv\u00e9s, la cr\u00e9ation d\u2019emplois, notamment pour les femmes, et une meilleure organisation entre les producteurs. Gr\u00e2ce au soutien financier, \u00e0 l\u2019appui dans le dialogue avec les responsables politiques locaux et nationaux et aux formations propos\u00e9es aux mara\u00eechers par la FAO, on a pu constater des am\u00e9liorations du secteur. \nSignalons toutefois que l\u2019existence de crit\u00e8res &#8211; notamment celui d\u2019\u00eatre d\u00e9j\u00e0 regroup\u00e9s en association \u2013 bloque l\u2019acc\u00e8s \u00e0 cette aide pour ceux qui, par le fait m\u00eame de ne pas faire partie d\u2019une organisation structur\u00e9e, se trouvent pourtant dans une situation moins stable et s\u00e9curis\u00e9e.\n\nUne partie des obstacles rencontr\u00e9s dans le secteur mara\u00eecher pourrait \u00eatre r\u00e9solue si le gouvernement congolais et, localement, les autorit\u00e9s lushoises soutenaient plus fermement celui-ci. Malheureusement, comme dans bien d&rsquo;autres pays, l&rsquo;agriculture ne constitue pas une fili\u00e8re prioritaire dans les d\u00e9cisions \u00e9conomiques nationales. Les ONG et autres organismes internationaux ont certes un r\u00f4le important \u00e0 jouer car leurs actions  permettent de conscientiser les d\u00e9cideurs politiques aux probl\u00e9matiques li\u00e9es au secteur horticole et offrent des opportunit\u00e9s aux producteurs. Ces organismes n\u2019offrent toutefois qu\u2019un appui limit\u00e9, financi\u00e8rement et temporellement. C&rsquo;est au gouvernement de prendre le relais et de soutenir le secteur mara\u00eecher (et agricole plus globalement) via notamment des lois li\u00e9es \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 terrienne, \u00e0 l&rsquo;acc\u00e8s aux intrants ou \u00e0 la standardisation des mesures des productions, via le renforcement de la structure administrative comp\u00e9tente dans le domaine agricole <span class=\"footnote_referrer\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" onclick=\"footnote_moveToReference_12127_1('footnote_plugin_reference_12127_1_3');\" onkeypress=\"footnote_moveToReference_12127_1('footnote_plugin_reference_12127_1_3');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_12127_1_3\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[3]<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_12127_1_3\" class=\"footnote_tooltip\">Divers services minist\u00e9riels sont d\u00e9j\u00e0 en place, tels que le Service national des semences (SENASEM), le Service national des fertilisants et intrants connexes (SENAFIC), le Service national&nbsp;&#x2026; <span class=\"footnote_tooltip_continue\"  onclick=\"footnote_moveToReference_12127_1('footnote_plugin_reference_12127_1_3');\">Continuer la lecture<\/span><\/span><\/span><script type=\"text\/javascript\"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_12127_1_3').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_12127_1_3', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top center', relative: true, offset: [-7, 0], });<\/script> , via l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;information li\u00e9e aux techniques culturales, \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution des prix sur les march\u00e9s, etc. N\u00e9anmoins, et malgr\u00e9 un contexte globalement d\u00e9favorable, les mara\u00eechers de Lubumbashi (ainsi que ceux de bien d&rsquo;autres villes du Sud) poursuivent leur activit\u00e9 et continuent d&rsquo;\u00e9voluer. Ainsi, \u00e0 leur \u00e9chelle, ils participent depuis de nombreuses ann\u00e9es au processus de paix en amenant une part d&rsquo;\u00e9quilibre social, \u00e9conomique et alimentaire \u00e0 la ville. \n\n\n<\/bloc>\n \n\n\n<strong>Carole Keutgen, \nCommission Justice et Paix <\/strong> \n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Documents joints<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-file\"><a href=\"http:\/\/demop.netbaz.be\/2021\/jp\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/pdf_2013_Analyse_Les_maraichers_urbains_de_Lumbumbashi_artisans_de_paix.pdf\">Les mara\u00eechers urbains de Lubumbashi : artisans de paix<\/a><\/div>\n\n\n<div class=\"speaker-mute footnotes_reference_container\"> <div class=\"footnote_container_prepare\"><p><span role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_reference_container_label pointer\" onclick=\"footnote_expand_collapse_reference_container_12127_1();\">Notes<\/span><span role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_reference_container_collapse_button\" style=\"display: none;\" onclick=\"footnote_expand_collapse_reference_container_12127_1();\">[<a id=\"footnote_reference_container_collapse_button_12127_1\">+<\/a>]<\/span><\/p><\/div> <div id=\"footnote_references_container_12127_1\" style=\"\"><table class=\"footnotes_table footnote-reference-container\"><caption class=\"accessibility\">Notes<\/caption> <tbody> \r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" id=\"footnote_plugin_reference_12127_1_1\" class=\"footnote_plugin_index pointer\" onclick=\"footnote_moveToAnchor_12127_1('footnote_plugin_tooltip_12127_1_1');\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_plugin_link\" ><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>1<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">Dictionnaire Larousse, 2013<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" id=\"footnote_plugin_reference_12127_1_2\" class=\"footnote_plugin_index pointer\" onclick=\"footnote_moveToAnchor_12127_1('footnote_plugin_tooltip_12127_1_2');\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_plugin_link\" ><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>2<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">Mukadi K. Et Tollens E.<\/td><\/tr>\r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <th scope=\"row\" id=\"footnote_plugin_reference_12127_1_3\" class=\"footnote_plugin_index pointer\" onclick=\"footnote_moveToAnchor_12127_1('footnote_plugin_tooltip_12127_1_3');\"><a role=\"button\" tabindex=\"0\" class=\"footnote_plugin_link\" ><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8593;<\/span>3<\/a><\/th> <td class=\"footnote_plugin_text\">Divers services minist\u00e9riels sont d\u00e9j\u00e0 en place, tels que le Service national des semences (SENASEM), le Service national des fertilisants et intrants connexes (SENAFIC), le Service national d&rsquo;int\u00e9gration d&rsquo;appropriation \u00e0 la terre (SENIAT), etc.,  mais ils ne parviennent pas \u00e0 soutenir efficacement le secteur.<\/td><\/tr>\r\n\r\n <\/tbody> <\/table> <\/div><\/div><script type=\"text\/javascript\"> function footnote_expand_reference_container_12127_1() { jQuery('#footnote_references_container_12127_1').show(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_12127_1').text('\u2212'); } function footnote_collapse_reference_container_12127_1() { jQuery('#footnote_references_container_12127_1').hide(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_12127_1').text('+'); } function footnote_expand_collapse_reference_container_12127_1() { if (jQuery('#footnote_references_container_12127_1').is(':hidden')) { footnote_expand_reference_container_12127_1(); } else { footnote_collapse_reference_container_12127_1(); } } function footnote_moveToReference_12127_1(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_12127_1(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } } function footnote_moveToAnchor_12127_1(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_12127_1(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } }<\/script>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis toujours, une part importante des populations des pays du Sud recourt aux activit\u00e9s agricoles pour assurer sa subsistance. Le mara\u00eechage est l\u2019une de ces activit\u00e9s et la sp\u00e9cificit\u00e9 de sa mise en \u0153uvre dans certaines r\u00e9gions m\u00e9rite une attention particuli\u00e8re.<\/p>","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[2722],"tags":[2794,2812,2795,2814,2839,2838,2792,2813],"class_list":["post-12127","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-nos-publications","tag-afrique-centrale","tag-agriculture","tag-article","tag-developpement-durable","tag-justice-sociale","tag-pauvrete","tag-rd-congo","tag-souverainete-alimentaire"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12127","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12127"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12127\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12127"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12127"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12127"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}