{"id":12052,"date":"2012-10-18T15:33:38","date_gmt":"2012-10-18T15:33:38","guid":{"rendered":"https:\/\/demop.netbaz.be\/2021\/jp\/2012\/10\/18\/cap-vers-le-sud-observer-comprendre-et-s-engager\/"},"modified":"2021-04-14T11:45:29","modified_gmt":"2021-04-14T11:45:29","slug":"cap-vers-le-sud-observer-comprendre-et-s-engager","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.justicepaix.be\/en\/cap-vers-le-sud-observer-comprendre-et-s-engager\/","title":{"rendered":"Heading south: observe, understand and get involved"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Rares sont les jeunes qui choisissent de s&rsquo;aventurer dans un pays comme la RDC pour leurs vacances. La combinaison d\u2019instabilit\u00e9 politique et d\u2019absence de confort, au sens entendu commun\u00e9ment dans nos pays occidentaux bien s\u00fbr, suffit habituellement \u00e0 rebuter l\u2019\u00e9crasante majorit\u00e9 d\u2019entre eux. <\/p>\n\n\n<!--more-->\n<bloc> Cap vers le Sud : observer, comprendre et s\u2019engager\n\nRares sont les jeunes qui choisissent de s&rsquo;aventurer\tdans un pays comme la RDC pour leurs vacances. La combinaison d\u2019instabilit\u00e9 politique et d\u2019absence de confort, au sens entendu commun\u00e9ment dans nos pays occidentaux bien s\u00fbr, suffit habituellement \u00e0 rebuter l\u2019\u00e9crasante majorit\u00e9 d\u2019entre eux. Les r\u00e9cits r\u00e9cents d\u2019atrocit\u00e9s \u00e0 l\u2019Est du pays d\u00e9couragent les derniers aventureux. Loin des plages, festivals et autres attraits de pays \u00ab exotiques \u00bb, les Congolais r\u00e9servent pourtant un accueil chaleureux \u00e0 ceux qui s&rsquo;engagent \u00e0 leurs c\u00f4t\u00e9s. S\u2019engager, c\u2019est en effet sans doute la meilleure fa\u00e7on de partir \u00e0 la d\u00e9couverte de ce pays fascinant et de ses habitants, d\u2019ouvrir une porte pour comprendre un peu mieux certaines des logiques de notre monde, et prendre cette occasion pour identifier comment agir, l\u00e0-bas, mais aussi ici. Dans ce but, une d\u00e9marche r\u00e9fl\u00e9chie, pr\u00e9par\u00e9e et accompagn\u00e9e d\u2019un partenaire s\u00e9rieux sont les ingr\u00e9dients indispensables d\u2019un s\u00e9jour r\u00e9ussi et \u00ab \u00e9veilleur de conscience \u00bb, un s\u00e9jour au cours duquel il faudra se montrer capable d\u2019\u00e9tonnement, de remise en question, de distance critique. Car le foss\u00e9 est immense entre les beaux projets r\u00eav\u00e9s dans le giron occidental et la r\u00e9alit\u00e9 complexe du terrain et face \u00e0 cela, &#8211; mises en garde ou pas \u2013 tout le monde est log\u00e9 \u00e0 la m\u00eame enseigne en d\u00e9barquant dans un contexte radicalement diff\u00e9rent. \n\nLe plus souvent, le ton est donn\u00e9 d\u00e8s le premier pas pos\u00e9 sur le sol \u00e9tranger et l&rsquo;arriv\u00e9e \u00e0 l&rsquo;a\u00e9roport est donc d\u00e9j\u00e0, \u00e0 elle seule, l&rsquo;occasion de soulever un petit coin du voile des d\u00e9couvertes qui attendent le jeune voyageur. Alors qu\u2019on se croit encore dans l\u2019espace prot\u00e9g\u00e9, aseptis\u00e9, impersonnel et a-culturel de l\u2019a\u00e9roport, le passage \u00e0 la douane marque pourtant d\u00e9j\u00e0 le basculement vers une autre ambiance, une conception diff\u00e9rente de l&rsquo;espace et du temps. \u00ab En Europe, vous avez la montre. Nous, nous avons le temps. \u00bb : c\u2019est par cette phrase lanc\u00e9e dans un \u00e9clat de rire qu\u2019ont \u00e9t\u00e9 accueillies les excuses de retard de Brieuc, jeune \u00e9tudiant en droit, parti dans le village de B\u00fb, sur le plateau des Bat\u00e9k\u00e9, \u00e0 120 km au nord-est de Kinshasa, pour un projet dont il avait une id\u00e9e plus ou moins pr\u00e9cise : participer \u00e0 la construction d\u2019une \u00e9cole, donner des cours en humanit\u00e9s, cr\u00e9er un mouvement de jeunesse et une \u00e9quipe de football.  \n\nLa plong\u00e9e au c\u0153ur du continent africain peut dans un premier temps interpeller, voire choquer certains jeunes pas assez pr\u00e9par\u00e9s, mais elle se r\u00e9v\u00e8le aussi extr\u00eamement attrayante sur bien des aspects. Loin de nos sch\u00e9mas relationnels et limites protectives en Occident, l\u2019accueil et la convivialit\u00e9 se pr\u00e9sentent ainsi d\u2019embl\u00e9e comme des atouts indiscutables de bon nombre de populations africaines. L&rsquo;Europ\u00e9en ne peut qu&rsquo;\u00eatre s\u00e9duit par la facilit\u00e9 avec laquelle on semble s&rsquo;int\u00e9grer, par exemple, au Congo. L\u2019omnipr\u00e9sent sourire des Congolais malgr\u00e9 les difficult\u00e9s auxquelles ils doivent faire face jour apr\u00e8s jour, la bonne humeur, la musique (\u00e0 l&rsquo;eau de rose) et la danse comme moyens d\u2019expression, se sentir simplement heureux un soir en terrasse au coucher du soleil ; autant d\u2019illustrations d\u2019une vie collective qui rendent in\u00e9vitables la question suivante : pourquoi, dans notre Europe,  le bonheur au quotidien apparait-il \u00e0 beaucoup comme si difficile d\u2019acc\u00e8s? Il semble bien logique que le fameux \u00ab Hakuna Matata \u00bb, bien connu chez nous, soit un dicton swahili (langue parl\u00e9e principalement \u00e0 l&rsquo;Est et au Sud de la RDC) qui signifie \u00ab Il n&rsquo;y a pas de probl\u00e8me \u00bb, entendu au sens de \u00ab Profite de la vie \u00bb. Le temps de la prise de distance face \u00e0 cette joie de vivre viendra plus tard, lorsque d\u2019autres pi\u00e8ces du puzzle s\u2019ajouteront. En attendant, dans la construction de nouveaux rep\u00e8res, la famille d&rsquo;accueil peut devenir presque naturellement, au bout de quelques semaines, sienne. Les fonctionnements diff\u00e9rents questionnent et ram\u00e8nent en toute logique au v\u00e9cu, \u00e0 l\u2019analyse de sa propre exp\u00e9rience : \u00ab En Belgique, un jeune qui prend de l&rsquo;assurance et des responsabilit\u00e9s aura tendance \u00e0 quitter le nid familial pour voler de ses propres ailes ; l&rsquo;optique n&rsquo;est pas la m\u00eame au Congo : un sens de la famille bien plus important, va de pair avec l&rsquo;accueil. Les jeunes couraient pour rentrer \u00e0 la maison apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9cole, impatient de revoir la famille, les grands enfants s&rsquo;occupant des plus jeunes, le tout tellement naturellement&#8230; \u00bb (Brieuc, entretien, septembre 2012). Dans le m\u00eame registre des surprises d\u2019ordre relationnel, la vie en Belgique ne pr\u00e9pare gu\u00e8re \u00e0 celle de devoir assumer le statut d\u2019invit\u00e9. Recevoir un invit\u00e9 est un honneur, ses h\u00f4tes sont aux petits soins avec lui. Il ne peut lever le petit doigt. Pour Brieuc, l\u2019exp\u00e9rience s\u2019est concr\u00e9tis\u00e9e comme suit : \u00ab Chaque villageois avait en moyenne un carr\u00e9 de terre et deux poules : beaucoup sont venus nous offrir une de leurs poules, parce qu&rsquo;ils \u00e9taient heureux qu&rsquo;on loge dans leur village ! Nous avons aussi re\u00e7u des antilopes, cochons, ananas, bananes, etc. Cette gentillesse spontan\u00e9e et g\u00e9n\u00e9reuse nous a \u00e9norm\u00e9ment touch\u00e9s. \u00bb \nEt lorsque cet invit\u00e9 s\u2019av\u00e8re \u00eatre un blanc, un \u00ab mund\u00e9l\u00e9 \u00bb, l\u2019honneur de le recevoir est d\u00e9cupl\u00e9. Comme l\u2019a remarqu\u00e9 Brieuc, pour beaucoup de ses interlocuteurs congolais, \u00ab l&rsquo;Europe est l&rsquo;incarnation parfaite de la r\u00e9ussite, les gens y sont riches et ne travaillent pas, et qu\u2019un africain qui y va -m\u00eame en vacances- est quelqu&rsquo;un qui a r\u00e9ussi dans la vie. \u00bb. Sujet d\u2019\u00e9tonnement pour un jeune Belge craignant, au vu de la vision de la colonisation v\u00e9hicul\u00e9e chez nous, d\u2019\u00eatre mal re\u00e7u dans l\u2019ancienne colonie. Il remarqua combien, mise \u00e0 part une minorit\u00e9, la population est globalement reconnaissante vis-\u00e0-vis des Belges, qu&rsquo;ils appellent les \u00ab nokos \u00bb, ce qui signifie \u00ab oncles \u00bb. Dans la tradition congolaise, l&rsquo;oncle est celui qui prend les d\u00e9cisions de la famille, et que l&rsquo;on respecte le plus. Il est celui que l&rsquo;on consulte avant d&rsquo;entreprendre quelque chose de s\u00e9rieux et l&rsquo;exemple \u00e0 suivre. \n\nMais \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ces aspects envo\u00fbtants de la vie sociale, la r\u00e9alit\u00e9 du travail de terrain exige du visiteur des capacit\u00e9s d\u2019adaptation importantes, les plans con\u00e7us \u00e0 l\u2019avance se r\u00e9v\u00e9lant souvent na\u00effs, voire tout \u00e0 fait irr\u00e9alistes. Inutile de pr\u00e9parer un programme pour le lendemain, un plan A et un B, \u00e0 l&rsquo; \u00ab europ\u00e9enne \u00bb car un planning \u00e9labor\u00e9 en Belgique correspond \u00e0 une m\u00e9thode de travail d\u2019occidentaux. Chacun la sienne, mais une fois avec les locaux, c\u2019est bien s\u00fbr la leur qu\u2019il convient de respecter. Le quotidien de Brieuc \u00e9tait, lui, soumis au rythme de ses partenaires congolais. La vie et les activit\u00e9s se d\u00e9roulaient selon les circonstances impos\u00e9es par le climat, le cadre de travail ou les interactions avec la communaut\u00e9 : \u00ab Ne travailler aux champs que si le temps le permet, faire de la paperasse au si\u00e8ge de l&rsquo;ONG lorsqu&rsquo;un dossier urgent arrive, donner des cours lorsqu&rsquo;un prof est absent, attraper les ch\u00e8vres pour les castrer avant qu&rsquo;il n&rsquo;y ait consanguinit\u00e9, profiter que le moulin soit libre pour aller moudre le manioc en farine : bref, autant d&rsquo;activit\u00e9s qu\u2019on nous demandait d\u2019accomplir \u00e0 l\u2019improviste, en fonction de la disponibilit\u00e9 des gens, du mat\u00e9riel, ou de la survenance des \u00e9v\u00e9nements \u00bb. \n\nPour vivre ce type d\u2019exp\u00e9rience dans le secteur associatif, il peut sembler difficile de choisir l\u2019organisation partenaire qui, nous l\u2019avons soulign\u00e9 au d\u00e9part, marque de fa\u00e7on capitale la fa\u00e7on dont est v\u00e9cu le s\u00e9jour. En effet, nombreuses sont les organisations non gouvernementales pr\u00e9sentes dans les pays du Sud et innombrables les besoins d\u2019appui. Pour une premi\u00e8re exp\u00e9rience de terrain, il peut \u00eatre int\u00e9ressant d\u2019\u00eatre impliqu\u00e9 dans une association de petite taille, afin que le contact avec les travailleurs au sein des projets soit constant et qu\u2019il soit plus ais\u00e9 de suivre globalement le lien entre objectifs \u00e0 atteindre et personnes concern\u00e9es. Petite ou grande association, il est de toute fa\u00e7on int\u00e9ressant de remarquer, au travers d\u2019exemples concrets, qu\u2019un projet ne survivra pas si les populations locales ne sont pas ou peu impliqu\u00e9es dans son \u00e9laboration. Mais aussi que, si la culture occidentale peut apporter certains enseignements (comme les notions d&rsquo;efficacit\u00e9, de rentabilit\u00e9, de gestion) \u2013 ou du moins questionner certaines pratiques &#8211; l\u2019inverse est vrai aussi. C\u2019est dans l\u2019\u00e9change que des id\u00e9es nouvelles et adapt\u00e9es \u00e0 chaque contexte peuvent na\u00eetre. \n\nChaque ann\u00e9e, de jeunes belges souhaitent s\u2019engager dans des projets \u00e0 l\u2019\u00e9tranger pour vivre des exp\u00e9riences de ce type. Encadr\u00e9s par des associations d\u2019\u00e9ducation au d\u00e9veloppement, soutenus par des organismes d\u2019appui ou simplement mus par une envie de d\u00e9couvrir et comprendre qui leur fait prendre des contacts et partir, ils rentrent ensuite au pays enrichis d\u2019une vision nouvelle, sur le pays qu\u2019ils d\u00e9couvrent mais aussi sur eux-m\u00eames, ayant test\u00e9 leurs forces et limites. Comme le r\u00e9sume Brieuc, \u00ab le challenge \u00e9tait d&rsquo;\u00e9viter d&rsquo;arriver avec sa mentalit\u00e9 \u00ab \u00e0 l&rsquo;europ\u00e9enne \u00bb, ses gros souliers. Essayer de s&rsquo;adapter \u00e0 la culture locale et en prendre le positif. Plus dur que pr\u00e9vu ! Ce voyage m&rsquo;aura en tous cas permis de me faire une propre opinion sur la vie au Congo, m&rsquo;aura fait d\u00e9couvrir une autre mentalit\u00e9 et, la comparant avec la n\u00f4tre, m&rsquo;aura appris \u00e0 mieux la \u00ab d\u00e9cortiquer \u00bb, \u00e9tablissant le bon et le moins bon. Que le voyage se passe bien ou mal, on n&rsquo;\u00e9chappe pas \u00e0 cette r\u00e9flexion sur soi-m\u00eame, sur sa soci\u00e9t\u00e9 et sur celle des autres. Extr\u00eamement enrichissant ! \u00bb\n\nLe jeu en vaut la chandelle car prendre le temps d\u2019observer, de vivre ailleurs peut permettre d\u2019ajouter quelques pi\u00e8ces au puzzle de la compr\u00e9hension des enjeux du monde. Et puis, en comprenant ce qui se passe dans \u00ab ce pays-l\u00e0 \u00bb, sauter le pas pour s\u2019engager au mieux de ses capacit\u00e9s dans un projet concret ici.\n\n\n<em> <em>Laura Malchair<\/em> <\/em>\n\n\n\n\n\n<\/bloc>\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Attachments<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-file\"><a href=\"http:\/\/demop.netbaz.be\/2021\/jp\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/pdf_2012_Analyse_Cap_vers_le_Sud_observer_comprendre_et_s_engager.pdf\">Heading south: observe, understand and get involved<\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rares sont les jeunes qui choisissent de s&rsquo;aventurer dans un pays comme la RDC pour leurs vacances. La combinaison d\u2019instabilit\u00e9 politique et d\u2019absence de confort, au sens entendu commun\u00e9ment dans nos pays occidentaux bien s\u00fbr, suffit habituellement \u00e0 rebuter l\u2019\u00e9crasante majorit\u00e9 d\u2019entre eux.<\/p>","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[2722],"tags":[2809,2794,2795,2843,2850,2825,2792,2828,2851],"class_list":["post-12052","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-nos-publications","tag-actions-citoyennes","tag-afrique-centrale","tag-article","tag-education-au-developpement","tag-interculturalite","tag-prevention-des-conflits","tag-rd-congo","tag-temoignages","tag-volontariat"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12052","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12052"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12052\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12052"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12052"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.justicepaix.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12052"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}